VI. — Étude extérieure de l’œuf
1 Généralités. Xénie.
Sur le grand nombre d'œufs pondus dans mes élevages, par des femelles hybrides Chardonneret >< Serin Q, j'ai pu en étudier 36 au point de vue de Ja forme et de la coloration de la coquille, et essayer de les comparer avec les œufs des espèces parentes : Serin et Chardonneret.
Cet examen comparatif est-il justifié, dans les circonstances tout au moims, où j'ai pu le faire ? C’est ce que tendraient à combattre des observations et expériences déjà anciennes, expériences reprises par A.-V, Tscarnmak, précisément sur les hybrides des Fringillidés, et qu'il est nécessaire de discuter 1ei avant d'aller plus loin.
Tscugnmak à voulu démontrer que les phéomènes de Xénie, bien connus chez les végétaux, se retrouvaient également chez les oiseaux. Il a recueilli les œufs pondus par des Serines appariées avec des mâles de Fringillidés sauvages d'Europe,
et a comparé ces œufs avec ceux que donnaient d’autres Serines appariées à des mâles de leur espèce.
Si, dans ces conditions, l’on trouve que l’œuf de la Serine appariée avec un mâle d'autre espèce, diffère de l'œuf € pur » de Serin et se rapproche plus ou moins, par la forme, les dimensions ou la coloration, de l'œuf « pur » de l'espèce mâle, on aura mis en évidence un fait de Xénie.
De ses expériences, Tscagrmar conclut à l'affirmative. Les œufs de Serine, appariée, par exemple, avec un Chardonneret sont, dit-il, en général, plus courts et plus renflés. I n’y aurait aucune influence sur la coloration de fond. Par contre, les taches seraient modifiées ; principalement les marques « noirbrunâtre » seraient si caractéristiques qu'à leur seul aspect un œil exercé pourrait indiquer l'espèce qui a fourni le mâle : «le père se dénonce par les marques brun-noirâtre spécifiques que l'on retrouve sur Fœuf de la Serine appariée avec ce mâle ».
Comme base de comparaison, Tscaermark prend des œufs de Serines qu'il avait tenues dans des cages spéciales, sans mâle, et des pontes d'espèces sauvages étudiées dans des collections ou acquises de marchands spécialistes.
Les œufs non fécondés de Serin sont, dit Tscaermak, de taille moindre que les œufs des femelles réunies à des mâles, ce qui viendrait renforcer ses conclusions et montrer nettement l'influence du mâle sur la forme de l'œuf.
Tscaermar appuie ses recherches de tableaux, de chiffres et de photographies qui enlèveraient tout doute sur la légitimité de ses déductions si l'on ne pouvait lui faire une objection sur laquelle j'ai déjà insisté à propos de mes propres expériences
et qui me semble attaquer par la base les résultats de Tscuenmar. Celui-ci a bien apparié Serins et Serines, Serines et mâles de Fringillidés sauvages, mais, pas plus que mot, il ne peut être certain qu'il y ait eu des accouplements effectifs. (Tscaermar n'a pas vérifié si les œufs qu'il recueillait étaient fécondés. D'après ce que j'ai observé, il ne me parait pas possible d'affirmer, par le seul fait que l’on à réuni un mâle et une femelle de Fringillidé, que les œufs recueillis sont fécon- -dés. On à vu, bien au contraire, par le résumé de mes essais, que: certains Chardonnerets mâles ne fécondent aucun des œufs des Serines avec lesquelles on les apparie).
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Par conséquent, la différence indiquée par Tscaermax entre la coquille de l'œuf de femelle appariée et celle de l'œuf parthénogénétique de Serine ne peut, jusqu'à nouvel ordre, être prise comme point de comparaison. Les faits de Xénie qu'aurait trouvés Tscnermar sont-ils eux-mêmes exempts de toute incertitude ? Il me parait bien difficile de donner des conclusions fermes en prenant un matériel aussi variable que l'œuf des petits Fringi- Ilidés : il suffit, pour s’en convaincre, de manier des lots un peu nombreux d'œufs d'une mème espèce (°).
[Il ne faut cependant pas partir de là pour rejeter purement et simplement les expériences de Tscuenmak et les considérer comme sans valeur. Elles doivent seulement être reprises sur un matériel plus certain, et je devais les rappeler avant de discuter les données réunies par moi, données qui s'en trouveront réduites et moins affirmatives. <
2° Forme et dimensions de la coquille.
a) Serins.
Trente-huit œufs m'ont été communiqués par des éleveurs parisiens ; Is m'ont donné les dimensions suivantes :
Maximum Minimum Moyenne L'Ob gUeUr IR MERCI 18.20 20.35 Diamètre =, nec au Gr O0 13.30 14.52 Tscaermak adopte comme œuf de Serin, pur et typique :
Maximum Minimum Moyenne LORIE EAN ETS 02 17.00 17.85 Diam é trees Eee RTE TL 13.10 13.39
Pour ces différents œufs de Serin, les rapports - de la lon-
gueur au diamètre, sont les suivants :
OEufs d'éleveurs parisiens :
OEuf à longueur et diamètre maximum . I
(‘ Lorsque j'examinerai les œufs des Anatidés, je n'aurai pas à revenir sur les faits de Xénie : Tscuenmak n'a pas trouvé de modifications dans la coloration de fond de la coquille, etles taches proprement dites n'existent pas chez les Anatidés, J'ajoute que rien, dans mes observations sur les œufs d'Anatidés, n'autorise à faire intervenir les fails de Xénie.
REX 2 1.328 OEuf à longueur minima RSR : se 1.504 OEuf à diamètre minimum : 1.500 OEuf donnant L-D maximum 1 re re 4.241 OubdonnentEeDIMINUNUMN me LMI, 1 û 1.400 RATE O NE LE ee rite set Te | rue 7 TSCHERMAK :
Re 1.333 CRU DTON PL ER STE Res DE Tes deu ee 5) Chardonneret .
Rey donne, pour 12 œufs de sa collection :
Maximum Minimum Moyenne ÉLODEUeUR Re Eee AT. OÙ 17.00 17.40 Hinata sl :00 12.30 12.58 KEaRToN, pour des œufs anglais :