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Dans l’état actuel de la science, il est plus facile de prévenir que de guérir. Celle pensée a du reste-été très largement comprise par les pouvoirs publics qui ont organisé une lutte préventive méthodique par lintermédiaire -de l'Assistance sociale. L'Hydro-climatisme est le grand moyen d’action de cette organisalion, qui prévient ainsi le mal avant son éelosion dans les convalescences d’affections anergisantes, médicales ou chirurgicales, pour les surmenés ou inadaptés urbains, qui tout en avant une vie d'apparence normale, offrent un champ facile à l’invasion de la tuberculose.
Cette notion est parfaitement dans l’esprit de tous, et les caisses d’'Assurances sociales, les œuvres d’Assistance publiques et privées, accordent maintenant sans contestations après des maladies, comme l’érythème noueux ou la pleurésie séro-fibrineuse, des repos prolongés, et facilitent ou donnent la possibilité de séjours au grand air. Car dans le domaine préventif l’accord semble unanime, rien ne peut remplacer une eure climatique ou thermale suffisamment prolongée.
Mais c’est surtout pour l'enfance que cette heureuse action préventive à le plus d'effets et d'intérêt.
M. Henri Sellier, dans une circulaire au Bureau de Surveillance de l'Hygiène sociale du département de la Seine, en ce qui concerne la lutte antiluberculeuse, déclarait, dès octobre 1918 : « Sauver la graine, disait Pasteur, quand après avoir examiné les maladies des vers à soie, il concluait à la nécessité de porter {out l'effort dans la recherche des moyens propres à assurer la vitalité des générations à venir. Nous estimons que celle formule doit, à l’origine, être celle de l'Office public d'Hygiène sociale du département de la Seine ; que dans l'impossibilité où il est d'aborder d'un seul coup sur Lous les terrains, et dans tous les milieux, la lutte contre le fléau, dans la nécessité qui s'impose à lui de limiter à l'originé son intervention, il doit placer au premier plan de ses préoccupations l’organisation des institulions propres à mettre l’enfant à l'abri de l'infection tuberculeuse, »
Cette notion de prophylaxie de l’enfance en premier lieu,
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graine de notre race, est très juste, elle est du reste parlagée par nos Maîtres.
Le Prof. Landouzy n'a-t-il pas écrit : « C'est à l'enfance que le fer, l’arsenic, le sel, la chaux, éléments vivants de l’eau minérale, apportent les éléments dont des parents ignorants, malades où inconscients les a privés. »
MM. Robert Debré et Etienne Chabrok ont également écrit : « La Chérapeutique infantile consacre le triomphe du elimatisme ; car aucun âge de la vie ne réclame avec une pareille urgence la synthèse de ces deux éléments fondamentaux. indispensables à la croissance de tout être : l'air et la lumière... » |
Dans ce bref exposé visant à faire ressortir l'intérêt de la crénoclimatologie dans la prophylaxie de la tuberculose infantile, nous croyons devoir envisager trois cas
A) Celui des enfants en apparence sains, mais vivant dans des grandes villes.
B) Celui des enfants sains, mais nés de parents tuberculeux.
C) Celui des enfants non luberculeux, mais qui relèvent d'une affection anergisante.
Les enfants en apparence sains, mais vivant toute l’année dans des grandes villes ont besoin de passer leurs vacances en dehors des murs à l’intérieur desquels ils vivent continuellement, disent MM. Maurice Villaret et Saint-Girons d'une façon très netté dans leur livre sur les cures thermales et climatiques de l’enfance. Cette opinion répond à celle que la climatologie de l'enfance doil être avant tout préventive, doit renforcer les moyens de défense des jeunes organismes, lorsqu'ils sont bien portants, afin de les mettre à l'abri des contagions éventuelles. F
L'enfant est, d'autre part, comme l’a dit le Prof. Landouzy, le champ clos où se heurtent toutes les hérédités défectueuses, mieux que toute thérapeutique, les cures hydroclimati-