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CHAPITRE PREMIER

L'hydro-climatisme social

L'hydro-climatisme social est cette branche de la Médecine sociale, qui permet aux économiquement faibles, et aux malades auxquels l'Etat doit des soins, de bénéficier des cures hydro-minérales el climatiques.

Les économiquement faibles comprennent

Les indigents,

Les assurés sociaux,

Les malades, qui sans êlre des assurés sociaux, ou des indigents, ont pourtant des ressources très limitées.

Les malades auxquels l'Etal doit des soins médicaux sont :

Les militaires, . Les fonctionnaires coloniaux.

Nous n’envisagerons dans cetle étude que les indigents et les assurés sociaux.

Mais si l’on se rappelle que les cures hydro-climatiques peuvent être appliquées en Médecine sociale pour lutter contre : ;

Les maladies grands fléaux sociaux,

Les maladies professionnelles et les accidents du travail,

Dans lé traitement des maladies coloniales et de leurs séquelles,

Et comme traitement curatif et préventif des affections ‘chroniques et des séquelles des maladies. aiguës,

AIG EE

on pourra alors se rendre compte de l'étendue de ce sujet. Il peut d'autre part s'étendre encore, si on lui adjoint les problèmes d'Hygiène sociale préventive et d'utilisation des loisirs ouvriers par des séjours dans les stations thermales et climatiques après contrôle et justification médicale.

Ce sujet, qui, ainsi envisagé, peut paraître immense, puisqu'il est en connexion avec toutes les branches de la Médecine sociale et de la sociologie, est également de première importance

—— parce que son étude el sa mise au point ont été rendues indispensables par la création de lois sociales, qui mettent en quelque sorte le pays dans l'obligation de pouvoir fournir tous les traitements désirables aux économiquement faibles:

— parce que, dans l’ordre affectif, répondant à une compréhension meilleure des devoirs sociaux, il satisfait au désir de l'opinion publique de mieux faire pour les classes laborieuses, qui sont la force el la richesse d’une nation;

— parce que, également, il répond aux aspirations des classes laborieuses ;

— parce que le thermo-climatisme est, contre certaines maladies, grands fléaux sociaux (tuberculose, par exemple), une des thérapeutiques actives, que nous possédions actuellement, et que nous ne devons pas pour des raisons budgéaires, en priver ceux qui en ont besoin ;

— parce que ces traitements peuvent à eux seuls comme

utiles adjuvants de certaines thérapeutiques médicales où

chirurgicales, diminuer dans de telles proportions la durée d'invalidité causée par certaines maladies, qu'il paraît contre l'intérêt général, de ne pas appliquer largement ces traitements, puisque ces invalidités sont à la charge de la Société depuis la création des lois d'Assurance sociale ;

— parce que la France est un des pays du monde le plus favorisé par le nombre et la qualité de ses stations thermales et climatiques, et qu’il paraît impossible de ne pas user largement pour le bien de la majorité, de si grandes richesses nationales : elles ont été évaluées par M. Peyromaure-Debord, Maître des Requêtes au Conseil d'Etat, dans un rapport ap-

prouvé par le Üonseil National Economique (Le tourisme, Le

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