CHAPITRE V
Influence de la tempéraiure de dessiccation. ' | PRESSION | Se SOLUTIONS. - l'en mm He. A p/p en °/.
Dans toutes les expériences entreprises, le chlorure —————— employé est préalablement desséché par un séjour pro- | KOH 10°/ : 10e <C 0.62 longé dans l’étuve à 100°. On peut se demander si . 15° 127 l’état de siccité du produit intervient dans Pabsorp-. ° 14 5 Sun tion. Des cäpsules chargées de 0,5 gr. de KCI sont : < 15 48 15 90 pesées puis mises au four électrique et portées à diffé- ARS
rentes températures.
Dans la cloche à atmosphère humide, quatre cap- Donc, Pabsorption croît au fur et à mesure que la sules ainsi traitées sont comparées avec deux capsules tension de vapeur de la solution en présence de témoins. Voici les différents résultats : laquelle le sel se trouve croît. Les valeurs faibles de
l'augmentation de poids proviennent non pas de l’ab-
KCI ordinaire .. ........ 8,32 sorption, mais de l’adsorption, et on peut dire :
OS SR à, 7,87 < Un corps n’absorbe de l’eau que quand la pres- JOUR ae 8,12 sion de vapeur d’eau p dans l'atmosphère qui Penvi- He Re ere 7,79 ronne est supérieure à la tension de vapeur po de sa A ee 7.96 solution saturée à la même température et cette absorp-
tion est une fonction croissante de P-Po. > Revenons d’ailleurs à la courbe de la fig. 1, mais prolongeons l’expérience au delà de 100 jours, ven-
OP nee, 7,11 DORE A di rie 5,79
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Rnb Loi A du ie 7 D
dant un an par exemple (fig. 12): nous voyons la forme de la courbe changer et de rectiligne devenir parabolique.
du temps l > cm ? de + D Î 1 = ne IE [+ L ge ï n0 ! = : Figure: 12 1 fl T ; I = de E e EE == = =
En effet, à 18°, 100 gr. d’eau dissolvent 33,3 gr. de KCI. Pour la quantité de KCI utilisée dans cette expérience, il fallait 7,5 gr. d’eau pour avoir une solution saturée (sans phase solide). Ce poids d’eau correspond
très exactement à une augmentation de 300 % atteinte
au point S en 76 jours. Au delà, la solution cesse d’être saturée.
De O à S la solution étant saturée, la pression Po ne varie pas, pas plus que la différence p-po. La seule variable est le temps et l’absorption lui est proportionnelle. Maïs au delà de S le temps n’est plus la seule variable: la solution cesse d’être saturée et Po
L'HYGROSCOPICITÉ DES SELS. S ’ 177
croît. La différence p-ps va en décroissant, de même Pabsorption.
Si l'expérience était continuée indéfiniment on aurait une solution infiniment diluée correspondant à une différence p-po presque nulle et à une branche parabolique.
Il était intéressant de connaître la nature de la rela-
tion liant l’absorption et la quantité p-po. Nous avons
cherché à établir cette relation de deux façons diftérentes : en conservant le même sel et en faisant varier p-po parl’emploi de températures variées et de solutions variées, ou en étudiant à la même température l'absorption de différents sels.
a. Étude de l'absorption de divers sels à 17°.
Ces expériences ont porté sur les chlorures de potassium, de sodium et d’ammonium, aïinsi que sur les nitrates de potassium ou d’ammonium. Elles ont été effectuées dans des cloches en verre reposant sur un bain d’eau distillée. Le produit étudié, broyé et tamisé de manière à avoir le même grain, est placé en quantité toujours la même (2 gr.) dans des pèse-filtres identiques. La durée des expériences est de 100 heures.
APS P/pp..
Il est frappant de constater la similitude des valeurs À P/p-p5 qui semble indiquer que l’absorption est proportionnelle à la différence des tensions de vapeur.
À P/p-po varie en effet de 6,00 à 7.82, alors que les termes du rapport varient de 0.6 à 4,6-et de 3.61 à 36,92.
b. Étude de l’absorption du KCI en présence d’eau.
Cette étude a été effectuée à 18°, 31° et 51°. Les expériences à 18° ne diffèrent pas de celles décrites,