‹ Contribution à l'étude de l'hygroscopicité des sels: cas du chlorure de potassiumChapitre 22 sur 47 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Absorption et humidité relative.

Nous avons effectué cette étude en mettant le KCI en présence d’une atmosphère saturée de vapeur d’eau. C’est une condition qu’il est rare de rencontrer tout au moins sous nos climats, aussi est-il plus intéressant de faire appel à la notion d’humidité relative.

On appelle humidité relative à une température donnée le rapport entre la pression de vapeur d’eau dans l’atmosphère et la tension de vapeur de l’eau à la même température. Par exemple à 23° la tension

de vapeur d’eau est de 21 mm de mercure. Une humidité relative de 50 % correspondra à un air où la pression de vapeur d’eau sera de 10,5 mm.

Traçons donc sur la même feuille la courbe de tension de vapeur de l’eau de —5° à 35°, les courbes d'humidité relative 90 %, 85 % et 50 % qui s’en déduisent par une affinité, et la courbe de tension de vapeur de la solution saturée de KCI. 2

Nous savons que le chlorure de potassium ne peut absorber de l’eau que si la pression de vapeur d’eau dans l’air ambiant est supérieure à la tension de vapeur de l’eau à la même température. La considération des courbes de la fig. 17 montre qu’en gros le KCI n’absorbera de l’eau que dans une atmosphère dont l'humidité relative est voisine de 85 p. 100.

Ceci n’est d’ailleurs pas tout à fait exact. En effet, prenons une atmosphère à 25° avec une humidité rela-

tive de 80 p. 100. Cette atmosphère (p£ A) aura une

pression de vapeur d’eau de 19 mm de mercure. À cette température la solution saturée de chlorure de potassium a une tension de vapeur d’eau de 20 mm et il n’y aura pas absorption. Supposons que la température (p£ B) de l’atmosphère tombe à 22°, sans modi- . fication de l’humidité de l’air. Le chlorure sé refroidit progressivement et la tension de vapeur de sa solution saturée à 22° (ps D) devient 17 mm. À ce moment le chlorure absorbera de l’eau. Mais si par un moyen

quelconque on maintient le chlorure à 25° il restera parfaitement sec. Nous voyons donc qu’on peut toujours empêcher l’absorption d’eau en maintenant la température du chlorure supérieure de quelques degrés à celle de l'atmosphère. Cet écart de température est donné par la valeur maximum du segment XY(fg. 17) quand il se déplace entre les courbes de tension de vapeur de l’eau et la solution saturée en restant parallèle à l’axe des températures.

La figure montre qu’un écart de température de 4° à 9° sufht pour éviter toute absorption d’eau par le KCI jusqu'à 35°. re

Nous voyons donc en résumé que l’absorption :

1° Est proportionnelle au temps, tant que la solution obtenue reste saturée; ë

2° Est proportionnelle, à la surface libre, dépend de l’état de cette surface:

3° Est proportionnelle à la différence (p-Po) de la pression de vapeur d’eau dans l’air et de la tension de vapeur de la solution saturée de KCI: . 4 Dépend des corps étrangers qui se trouvent en KCI, si la valeur de p-po est plus grande pour ces corps que pour KCI: : :

5° Dépend de la température à laquelle le sel a été séché. Plus cette température est élevée et moins il est hygroscopique.

mais

Ua

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