CHAPITRE XIL
Étude de la résistance du KCI pur.
et du KCI industriel.
Il s'agissait avant tout de trouver un procédé qui permette de chiffrer la prise en masse et de classer la solidité du bloc formé.
Nous avions essayé de former de petites éprouvettes en séchant par évaporation, dans de petits tubes en matière plastique, une pâte formée de chlorure de potassium et de solution saturée. La prise en masse une fois effectuée, on déchire l’enveloppe et on mesure à la presse la pression nécessaire à la rupture de ces éprouvettes.
Ces expériences ne sont pas concluantes car les résultats ne sont pas concordants. Cela vient principalement de la mauvaise détermination du point de rupture à la presse, car l’éprouvette se tasse et s’effrite plus qu’elle ne cède brusquement.
. On à préféré prendre le procédé suivant. On forme dans des moules en bois paraffinés des éprouvettes de 10 cm de long et de 1 cm? de section (fig. 21). On encastre l’extrémité de chaque éprouvette en l’enfonçant de 2 cm dans un moule de même dimension et on charge progressivement jusqu'à rupture un plateau reposant à 1 cm de l’autre extrémité,
= Rio 2r
Ce procédé donne des résultats assez sûrs en prenant quelques précautions. Tout d’abord en se basant sur les essais de résistance des ciments on compose chaque
série d'expériences de six éprouvettes identiques. On écarte les deux résultats extrêmes et on prend comme valeur la moyenne des quatre autres.
Une attention très grande doit être portée, durant l’évaporation de l’eau, à la disposition des lingotières dans l’étuve. Pour éviter au maximum les écarts au départ de l’eau on n'utiliseta pas toute l’étuve, mais seulement le rayon supérieur en répartissant les lingotières symétriquement. à
La pâte employée pour la formation des éprouvettes se compose de 100 g de KCI pur ou conditionné avec 25 cm° de solution saturée de KCI. Les éprouvettes sont ensuite abandonnées trois jours à l’étuve électrique 80° puis démoulées et brisées.
Signalons que les Américains mesurent la résistance
des engrais pris en masse en mesurant le temps néces-
saire à un foret donné tournant à üune vitesse donnée pour forer un trou de profondeur donnée. Cet intéressant procédé ne peut être appliqué à des essais de laboratoire sur de petites quantités.
1° Action du grain. Chlorure cristallisé.
On a mesuré la résistance de lingots formés avec des grains’ compris entre deux tamis donnés. Ainsi qu'il était facile de le prévoir, la résistance est d’autant plus forte que le produit est plus finement pulvérisé
(fig. 22).