VARIATIONS SPONTANÉES DE LA GLYCÉMIE RAPPORTÉES A L'HEURE
| 0 gr. 00 0 gr. 00 0 gr. 00 0 gr. 00 + 0 gr. — 0 gr. 02 — 0 gr. 02 — 0 gr. 04 — 0 gr. 04 + 0 gr. + Ogr.05 —Ogr. 05 +Ogr.06 —Ogr. 08 ——0gr.
Inférieures + Ogr. 08 +Ogr.08 +Ogr.08 +Ogr.12 + 0 gr. à O0 gr. 25 + Ogr.12 +Ogr.12 —Ogr.12 —Ogr.12 + 0er. (44 expériences) + Ogr. 14 +Ogr.15 —0gr. 16 — 0 gr. 16 + 0 gr. + Ogr.16 +Ogr. 16 +0ger 16 +Ogr.18 +0gr O0 gr. 19 +Ogr. 20 =0gr.20 +Oger. 21 + gr | —Ogr.22 + 0gr.23 + 0 gr. 23 + 0 gr. 24 — Ogr. 26 +Ogr.26 —Cgr. 29 +Ogr.29 + 0gr.
Der Our. 30 +0g.32 +Ogr.32 —Ogr.32 — Or.
Nr LL Ogr.33 —Ogr.36 +Ogr.40 —Ogr.4i +0.
(pr expérences) 1 Our. 43 +Ogr.45 —Ogr.46 + 0 gr. 50
ANT pars
De 0 gr. 50 + Ogr. 52 +Ogr.55 +O0Ogr.57 —O0gr. 58 + 0 gr. 66 à 0 gr. 70 + Ogr.68 +Ogr.70 + 0 gr. 70 (8 expériences) Au-dessus \ de 0 gr. 70 { +Ogr. 81 —Ogr.82 +1gr. 04 +1 gr. 39
(4 expériences)
Ainsi done, sur 75 expériences, 44 ont présenté une très bonne fixité de la glycémie, la variation horaire du taux du sucre par litre de sang restant inférieure à 25 centigrammes, et méme, pour 18 d’entre elles, inférieure à 10 centigrammes.
Dans 13 expériences, la glycémie a subi une élévation qui, rapportée à l’heure, n’a pas dépassé 0 gr. 50.
Dix fois, la glycémie s’est élevée de plus de 0 gr. 50 par heure, et parmi ces cas, deux seulement donnèrent une majoration supérieure à un gramme. ,
Enfin, dans 8 expériences, la glycémie a subi une baisse horaire supérieure à 0 gr. 25; dans deux cas seulement cette baisse atteignit 0 gr. 58 et 0 gr. 82.
Dans 60 % de nos expériences, la stabilité du glycogène apparaît done comme très satisfaisante, ne présentant qu’une variation horaire inférieure à 0 gr. 25.
Dans 85 % des cas, cette variation ne dépasse pas 0 gr. 50.
Cette fixité relative est le résultat d’un équilibre entre une glycogénolyse légère et une glycolyse également modérée.
L'HYPERGLYCEMIE PAR HYPERCAPNIE
Avant d'étudier les effets de l’asphyxie, c’est-à-dire de la carence en oxygène ou de l'impossibilité d’utilisation de cet oxygène, nous avons voulu nous rendre compte des effets d’une surcharge en CO*. Cette surcharge se produit en effet parallèlement à l’anoxémie dans quelques-unes des techniques utilisées pour obtenir l’asphyxie.
Nous avons étudié l’hyperglycémie obtenue par intoxication carbonique en présence d’une quantité suffisante d'oxygène.
Dans ce but, l’apareil à oxygénation a été alimenté par un mélange d’oxygène et de gaz carbonique.
Voici les résultats de trois expériences.
Dans la première un mélange de 25 parties d’acide carbonique pour 75 parties d'oxygène n’a amené aucune modification de la glycémie pendant les 90 minutes de ce régime respiratoire.
Un mélange plus riche, 50 % d’acide carbonique et 50 % d'oxygène, a alors été envoyé ; mais un arrêt accidentel de la circulation a rendu ininterprétable l’élévation de la glycémie qui s’est produite en fin d’expérience.
L'absence d’action de l’acide carbonique à la tension partielle de 25 % n’en ressort pas moins nettement.
Dans les deux autres expériences le foie a été soumis d’emblée à l’action d’un mélange comprenant 50 % d’acide carbonique pour 50 % d'oxygène.
La glycémie s’est alors élevée progressivement, subissant en une heure une majoration de 1 gr. 60 par litre environ.
Dans l’expérience du 3 novembre 1938, l’envoi ultérieur d’un courant d’azote a eu pour premier effet d'éliminer l’acide carbonique et, par suite, de stabiliser la glycémie. Puis le sang
DM 7 We:
ayant perdu son oxygène, l’anoxémie a déclenché une ascension de la glycémie à laquelle est venue s’adjoindre celle provoquée par le cyanure.
Au cours de l’expérience du 9 novembre 1938, l’arrêt de la glycémie a été obtenu par l’envoi d'oxygène pur.
Glycemie gr. Lo
Q 15 30 45 60 75 90 105 490 135 150 465 490 1495 Mo 425 90 255 270 Minutes
Fic. 4. — L’acide carbonique à la tension de 25 % ne déclenche pas la glycogénolyse.
En fin d'expérience, un courant d’azote a déterminé une forle élévation de la glycémie.