‹ Contribution à l'étude de l'hyperthermie centrale consécutive aux lésions de l'axe cérébro-spinal en particulier du cerveauChapitre 57 sur 61 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Les enseignements de la clinique et ceux de la physiologie s’accordent à montrer que les lésions mécaniques de l’axe cérébro-spinal sont très souvent suivies d’une modification de la température centrale. En examinant les différents faits sur lesquels repose cette donnée, on estamené à reconnaître, entre la lésion et le symptôme, un rapport direct de cause à effet. Chez l’homme, comme chez l’animal, le trouble de la régulation thermique apparaît comme la conséquence d’une perturbation plus ou moins profonde des centres nerveux, pouvant produire l’hyperthermie au même titre que l’hypothermie, c’est-à-dire par action immédiate, sans l’intervention de causes adjuvantes (telles que l'infection). l |

Cliniquement, la modification thermique n'est presque jamais un phénomène isolé. Elle n’est, le plus souvent, qu'une des multiples manifestations qui traduisent la perturbation nerveuse et qui constituent, chez l’homme, l’état apoplectique ou apoplectiforme. Cependant il n’en est pas toujours ainsi. Un certain nombre d'observations démontrent, dans les cas de lésions traumatiques en particulier, qu'il y a parfois élévation de température en l’absence de tout symptôme comateux. Ce

(1) Nous avons donné des conclusions particulières à la fin des chapitres II, III, et IV de la première partie, et à la fin de l’exposé de nos recherches expérimentales, p. 149.

que les faits cliniques, presque toujours complexes, ne présentent que d’une façon exceptionnelle, expérimentation, plus simple dans ses procédés, le réalise d’une façon régulière.

D'ordinaire, en effet, le seul signe appréciable de certaines:

piqûres du cerveau, chez l’animal, est une élévation de la température centrale.

Ce résultat, que les physiologistes contemporains ont mis

hors de doute, a conduit plusieurs d’entre eux, non seulement à attribuer au cerveau le rôle principal dans la régulation thermique, mais encore à y décrire des centres spéciaux chargés d’exciter ou de modérer les divers processus qui, dans l'intimité des tissus, aboutissent à la production de chaleur. Sans vouloir discuter la légitimité de l'hypothèse, il nous semble, après examen des documents cliniques publiés et

contrôle des recherches expérimentales entreprises, que l’exis-

tence de centres thermiques intra-cérébraux n’est pas encore établie sur des preuves incontestables.

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