II. — VARIETES DES LEUCEMIES
LEUCÉMIES AIGUES.
Le groupe des leucémies aiguës comporte le plus de formes ictériques signalées avec les cinq observations qui ont été publiées. On y a constaté tantôt du subictère (cas de FIESSIN- GER et MARIE, de CHAUFFARD et BERNARD), tantôt un ictère franc, fébrile (obs. de DUTHOIT, de DUPÉRIÉ) ; tantôt un ictère d’allure rétentionnelle (obs. de DUPÉRIÉ, de LACHAUD et MoN- MAyou). Nous rappelons ici qu'un syndrome ictérique a été également remarqué dans les formes de transition entre la leucose aiguë et l’érythrémie aiguë de Di Guglielmo, appelées érythro-leucomyéloses. MM. A. LEMAIRE et J. MALLARMÉ en particulier ont eu le mérite de rapporter une observation d’érythro-
nm,
leucomyélose dont le tableau présentait une anémie fébrile, une grosse rate, un ictère avec des signes d’hémolyse et dont l’évolution se termina par une leucose aiguë.
LEUCÉMIES LYMPHOÏDES.
Les formes ictériques de leucémie lymphoïde viennent au second rang par l’apport de nos deux observations personnelles aux deux antérieures, l’une de MM. MARCHAL, DANY et GRUPPER, l’autre de MM. MONGES, OLMER et GASCARD. Ici encore le syndrome peut être peu intense ou bien franc.
LEUCÉMIE MYÉLOÏDE.
En dernier lieu, nous avons l’unique forme subictérique de leucémie myéloïde décrite par MM. TIXIER et TROISIER.
Nous déduisons de cette analyse que les trois variétés de leucémie peuvent s'accompagner d’ictère. Bien qu’il ait été plus fréquent dans les formes aiguës, on ne peut dire qu’il existe une relation entre la ‘catégorie de la leucémie et l’apparition de ce syndrome soit léger, soit net.