‹ Contribution à l'étude de l'ictère dans les leucémiesChapitre 33 sur 37 · OBSERVATION N · texte numérisé non relu

OBSERVATION N

(Docteurs Pierre MAURY, GATARD et J. LE DEZ) \

La deuxième observation concerne un malade qui fit, cinq mois avant les signes cliniques de leucémie, un ictère franc, fébrile, de type rétentionnel. Les conditions matérielles ne nous ont malheureusement pas permis d'observer ce malade et de faire pratiquer les examens désirables.

M. À... âgé de quarante-cinq ans, cultivateur, jusqu'ici en bonne santé, présente, en janvier 1947, une angine d'apparence banale qui tourne court rapidement.

Quelques mois après, en mai 1947, apparaît un ictère franc, précédé d'un cortège infectieux assez impressionnant : température entre 39° et 39°5 pendant une semaine, frissons, courbature, langue sèche, nausées continuelles, troubles intestinaux, abattement.

L'ictère est d'intensité moyenne, avec urines acajou, selles décolorées ; pas de prurit. Nous manquons de précisions sur l’état du malade à ce

“moment; nous savons simplement que l'atteinte fut assez sévère, le malade

fatigué, anémié et assez abattu.

Au bout de cinq semaines, tout rentre dans l'ordre progressivement ; mais malgré une longue convalescence, le malade demeure affaibli, amaigri, anémié, la voix couverte. De temps en temps, apparaissent des poussées fébriles à 39°, durant quarante-huit heures, sans signes spéciaux.

En octobre, l’état général n’est toujours pas brillant et un nouvel examen complet pratiqué dans la crainte de tuberculose ne montre pas d'image radiologique anormale, mais de petits ganglions disséminés, de grosses amygdales, une rate légèrement hypertrophiée.

C’est alors que nous voyons ce malade pour la première fois, le 13 octobre 1947. On ne peut manquer d’être impressionné par sa grande fatigue, par son mauvais teint pâle et jaunâtre contrastant avec une conservation relative de l’embonpoint, par la dysphagie surtout et aussi par la dyspnée présentée par ce malade. La dysphagie est liée à l'existence d'énormes amygdales qu’obstruent littéralement le pharynx, amygdales douloureuses, rosées, régulières, non infectées. IL n'existe pas d'ulcérations à ce niveau, il n'y a pas de stomatite, les gencives ne saignent pas. ;

L'examen montre l'existence de ganglions -disséminés au cou, dans les aisselles et surtout dans les aines, ganglions de volume modéré, non douloureux, assez durs, roulant sous le doigt.

mn

La rate est percutable; le foie est à peine gros, légèrement sensible. Il n’y a ni subictère, ni prurit.

Les urines sont normales, les selles colorées. Le reste de l'examen ne

montre rien de spécial, si ce n’est un peu de fièvre persistante aux envi-

rons. de 38°.

— Une numération globulaire avec formule leucocytaire faite précédemment le 6 octobre 1947 montrait

due io) lee Lo eDoe je Le

| Globules rouges

Leucocytes MODOGVÉS ER RE aLe EAN Polynucléaires neutrophiles ....

Polynucléaires basophiles

Polynucléaires éosinophiles Métamyélocytes |

néae ns, cl elet ele, ele) © 1e }

Lymphocytes et moyens mononu- Myélocytes neutrophiles, basophiles, éosinophiles

mL vue Le ele

Hématies nucléées, granuleuses,

polychromotophiles

Anisocytes ..

Poïkilocytes

Teneur en hémoglobine

Valeurçglobulaire 2,

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