DE CETTE DURÉE PROLONGÉE
N'est-elle pas elle-même l'expression, la conséquence d'une impotence fonctionnelle du muscle utérin. C'est celte dernière conception qu'admet l’école de Strasbourg. Aussi, en nous en tenant simplement aux faits concluerons-nous que la prolongation de la durée du lravail peut coïncider avec la rupture prématurée des membranes. Mais nous ignorons si cette durée est fonelion de cette rupture. |
Nous avons réuni en outre de ces observations de
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rupture prématurée des membranes sans élévation de température, 90 observations d’I. A. caractérisées, Sur ces 90 observations, dans 56, il y a eu rupture prématurée des membranes, soit sur ces trois années 981 + 56 : 627 cas de rupture prématurée des membranes avec 56 infections — 9 %,.
On peut donc avancer que l’infection résultant de la iuplure prémature des membranes est relativement rare, Un cas sur dix. En somme, la rupture prématurée des membranes est loin de constituer un risque certain d'infection de l'œuf. Et il reste à déterminer les conditions qui dans cette faible proportion de cas favorisent particulièrement l’envahissement microbien de la cavité ovulaire,
Parmi ces conditions, il en est une qui doit être mise au premier rang : c'est le nombre d'heures écoulées depuis la rupture des membranes jusqu'à l’apparition des contractions douloureuses de l’accouchement.
Sur D6 cas d'infection amniotique, avec rupture prématurée des membranes, il y a 56 cas, soit la totalité pour lesquels la rupture s’est produite plus de dix Beures avant le début du travail. En nous en rapportant aux données classiques, qui donnent la limite de 10 h. comme nécessaire pour qu'il y ait maximum d'infection, nous nous trouvons dans des conditions Optima pour l’éclosion d'une f. A. grave.
Si nous rapprochons de ceux-ci les cas de rupture précoce des membranes, nous trouvons 14 cas sur 33 pour lesquels cette limite de 10 heures est encore dé-
passée. L'étude de ces chiffres nous permet de dire
Emo
1° La ruptuie prématurée des membranes est un facteur aggravant de l'E. A:
2° Le nombre d'heures qui s'écoulent entre la rupture des membranes et Faccouchement, augmente proportionnellement à lui les risques de gravité de
l'infection. Sans en inférer une loi absolue.
On ne peut que très artificiellement considérer ces résultats de la rupture prématurée des membranes
dans ses rapports avec l’I. A.
Il faut y ajouter le rôle de la durée du travail
Nous avons vu que ces deux facteurs sont d’ailleurs intimement liés, puisque la prolongation de la durée du travail s’observe surtout dans des cas de rupture prématurée des membranes et coïncidant avec elle. Voyons donc quel est le rôle de la durée du travail dans les cas d’F. À. que nous avons observés
D'après les chiffres cités plus haut, se rapportant aux ruplures prématurées des membranes, nous avons déduit
Que la rupture prématurée des membranes coïncidait avec une durée du travail augmentée d’un temps relativement plus long hez la multipare que chez la
primipare
tendant donc dans tous les cas à dépasser la limite des 10 heures nécessaires pour que le maximum d'infection ovulaire se produise.
Sur les 56 cas d'infection amniotique avec rupture prématurée des membranes, nous trouvons autant de
multipares que de primipares (27-29). Toutes condi-
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lions réunies pour une prolongation du travail.
Tant qu'il n'y a pas de début de travail nous avons dit qu'il semblait que les risques d'infection étaient moins importants du fait de facteurs que nous rappelons ici
— Intégrité du bouchon niuqueux.
— Absence de petites pertes sanguines el érosions des tissus hypérémiés qui n'apparaissent qu'avec le travail. |
— Intégrité de la poche des eaux qui, au début du travail, se trouve tiraillée, amincie, distendue, enfin rompue.
— C'est le travail qui supprime tous ces facteurs de défense et on peut noter ici l'importance d’un début de travail qui crée ces conditions, suivi d'un arrêt plus ou moins long, mis à profit par les germes, puis reprise ultérieure du travail.
Confirmant ces données, nous relevons 9 cas d’i. A. avec œuf fermé, la poche des eaux rompue à dilatation complète, el pour lesquels la durée du travail avait joué isolément, peut-être par action sur le pôle inférieur de Fœuf et par véritable dialyse des microbes à travers les membranes ovulaires. Sur ces 9 cas, 5 ont eu des temps de travail excédant 12 heures, durée que nous prendrons comme temps moyen de {ravail entre primipares et mullipares. (Les classiques nous fixent ce temps entre 8 et 15 heures).
Le rôle du travail est donc certain lorsque sa durée se prolonge et celui-ci sera encore plus important en cas
de rupture des membranes avant dilatation complète.