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LE RÔLE DE LA DÉSINFECTION OVULAIRE

Nous avons déjà dit quel rôle nous attribuons à la délivrance artificielle dans la genèse de dissémination de l'I. A, non seulement au point de vue local, mais général ; — Qu'il était prudent de ne la pratiquer qu'à la dernière limite et de ne pas se croire obligé d'y avoir recours sous le prétexte d'une intervention intra-utérine, faite pour terminer l'accouchement. Lorsqu'un aéte obstétrical a été nécessaire, nous pen-

sons qu'il faut laisser le délivre en place, attendre

qu'il se décolle naturellement, dans les limites classiques de temps bien entendu.

Mais Le rôle de la. désinfection ovulaire préalable est alors indiscutable el on doil toujours y recourir.

L'injection intra-ovulaire d’un liquide tiède, antiseptique, telle l’eau oxygénée, ou l’eau iodée, débarrasse pour le moins la cavité de ses sécrétions et d’un liquide éminemment septique.

Le liquide chaud, quoique n'agissant qu'à travers les parois ovulaires, pourra cependant dans une cerlaine mesure contribuer à réveiller les contractions utérines et par cela même favoriser le décollement placentaire et l’obturation physiologique des voies d’absorption.

La généralisation de cette pratique est à souhaiter, surtout avant une délivrance artificielle, car la main pénétrant dans l’orifice utérin et s’insinuant dans l’espace inter-utéro-ovulaire râcle toujours plus ou moins les parois internes des membranes, se souille de liquides septiques et les transporte à distance sur le muscle ulérin même, les inoculant sur place, créant des zones favorables à la pullulation microbienne par destruction des zones de défense et production de surfaces contuses. L’injection intra-ovulaire réduit considérablement ces risques. Nous n'avons dans nos 90 observalions d'[. À. vraies, que deux injections intra-ovulaires, méthode à laquelle on a insuffisamment recours, à notre avis

Une rupture prématurée des membranes datant de

deux jours, enfant mort, température 38°5, accouche-

ment spontané et délivrance nalurelle, suites de couches normales.

Une rupture précoce des membranes, 40 heures avant l’accouchement, un enfant mort, T. 38°6, application de forceps, suivie de délivrance. naturelle, el suiles de couches normales.

Indépendamment de cette précaution si utile, les suites de couches seront très différentes selon que les actes obstétricaux auront été naturels ou artificiels et

complexes,

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