‹ Contribution à l'étude de l'instabilité mentaleChapitre 9 sur 14 · LA · texte numérisé non relu

LA

érnélle très alcoolique buvait énormément d’ code -vie ; elle mourut dans un accès d'ivresse.

Neuf oncles et tantes ; un oncle s’est noyé par accident, étant saoul fort probablement. Les autres sont cultivateurs en Alsace et la mère de notre malade les connaît peu. Elle

1 sait pourtant que l’enfant de l’ und’eux à les pieds difformes. - Pas d’aliénés, pas de paralytiques, pas d’épileptiques ni de criminels dans la famille du père. |

à La mère de notre malade, mariée à 26 ans, a aujourd’hui

. (4885) 37 ans. Elle est sans profession. Intelligente, d’ une

santé excellente, elle est un peu nerveuse : pour un rien

elle se met en colère et pleure. Presqué tous les jours elle

éprouve dans les bras des secousses douloureuses. Elle a

des migraines ;fréquentes avec éblouissements survenant

assez souvent à la suite d’une simple sortie dans la rue. MA Des

de syncopes ni d'attaques de nerfs.

4488 grand- père maternel, un tailleur, alcoolique, est ot

= depuis un an, à l’âge de 76 ans. Il n’a jamais eu d'attaques ï

de nerfs. La grand’mère maternelle morte à 40 ans, presque

__ subitementne buvait pas et ne tombait pas.On n’a aucunren-

" seignement sur les arrières-grands-parents du côté maternel,

| . La mère de notre malade eut trois sœurs dont l’une mourut très jeune. Les deux autres sont mariées en Alsace.

L'une de ces deux sœurs ‘est veuve : elle eut sept enfants

tous bien portants. L'autre eut cinq enfants : deux seule-

Le ment purent être élevés ; ce sont deux garçons dont l’un est

ee Rs batelier à Strasbourg et a six enfants bien ‘portants ; du

| ; moins un de ses enfants est sourd-muet, mais non congéni-

talement. Lui est très sobre. Le deuxième garçon habite

Paris; il est marié, sans enfants, et employé à la compa- < :

LME DE e N Ppte re

gnie d Onéans. Ces deux ont. des ie d’ nee ; sie, attaques qui. furent particulièrement fréquentes durant leur jeune age Plusieurs fois même on. dut rapporter l'em-. =

ployé de la gare d'Orléans à son. domicile, à las suite de ces attaques. Pas d’aliénés, pas de criminels, Dé de > paralyté ques dans la famille de la mère.

Entre le père et là mère de notre malade il » ‘ya sanguinité. ete Hire

: Deux enfants sont issus de be union : CE See 2 Une. fille, venue à terme, mais de constitution toujours | 2 très frêle, mise en noutrice, morte à quatre mois, sue sa ait de quoi. ride. KES 2 Notre malade. tes Se Ces deux enfants sont venus au menée avant le mariage de leurs parents. Mais la mère aflirme n “avoir pas eu du tres amants, et que son mari est bien le père de ces deux enfants. Elle avait de fréquents rapports avec. son mari lorsque celui- =Ci. était en état. d'ivresse ; aussi croit-elle que sa grossesse date de l’un de ces moments. | à à Anléc édents personnels : La grossesse fut parfaitement Fr normale jusqu” au neuvième mois ; ; lorsque onze jours avantle re É terme ordinaire, la femme, marchant sur le plancher fort mal fait d’une écurie, s 'enfonçaätraversles planches, l'uned’elles s'étant cassée, Un fragment pointu s’enfonça dans les parties génitales ; la femme se trouva mal; on crut qu elle allait accoucher. Néanmoins l'accouchement se fit à terme sans chlo- : e roforme et sans forceps. L'enfant en venant au monde portait sur le derrière de la tête « une cloque » de la grosseur. dun œuf, remplie d'un liquide transparent. Le lendemain tout avait disparu, La mère l’allaita trois semaines. Alors © on le.

$ … pays d'où les ii qui doivent mourir sont: oh 4, “bleus, et. rouges quand ils doivent survivre. Il parait dut on : ne Hé pi bien fixé sur la couleur o

: ni en ni attaques. ‘On le totérait dois ee - riant seul et niaisement dans un coin, I est tombé plusieurs «fois dans les escaliers et S 'est fait à an tête 1 une plaie qui fut be

ce Ramené chez ses parents à 1 ans 12, je ne Sn pas rester avec eux et se sauve de Besançon où ils demeuraient, pour

LE

{ és à ie couché Lu des paniers aux Halles, ou sur des bancs. Deux fois de suite il fut envoyé à la Roquette PAR: vagabondage : on le Font un mois re tu fois, Un.

autre jour on le mit aux Enfants trouvés. J amais il n’a volé, etses patrons le considéraient comme un ouvrier intelligent. Mais il était sujet à des accès de colère (rès violents. le se livrait ? x de véritables actes de brutalité sur sa mère lorsque celle-ci essayait de lui faire entendre un peu de mora=

le. — Jusqu'à neuf ans, il eut des évacuations involontaires d'urine et de matières fécales pendant le sommeil -— Sujet

à des céphalées fréquentes, il n’eut jamais de vertiges, d’étourdissements, ou de secousses. A l école où on l’a envoyé | dès 5 ans. iln'a jamais pu tenir en place, il montait sur les bancs, faisait preuve de mauvaise volonté, battait les autres enfants. Il se rendait d’ailleurs en classe le moins souvent possible et rôdait à travers les rues. FAR |

Examiné à Bicêtre le 82 mai 1885, on lui ae un cräne arrondi, d’une conformation régulière. Sa face est

assez régulière, à part une légère déviation de la cloison

qui se traduit par l’élargissement de la narine droite.

- Les yeux, la bouche sont bien. Les oreilles sont petites,

bien ourlées ; le lobule est bien détaché. Le cou est court, assez gros : 29 centimètres. Le thorax est régulier. La sonorité de la poitrine, la respiration, le cœur, tout est normal ; pouls 72, Les membres supérieurs sont bien déve- Joppés. Les membres inférieurs présentent des masses

musculaires puissantes. La peau est épaisse et rugueuse.

Les cheveux, châtains, manquent par place, à l'endroit occupé par de nombreuses cicatrices. La sensibilité générale est normale des deux côtés. Les réflexes sont également normaux. Les sensibilités spéciales sont intactes. &

Le 9 juin 1885, nous relevons cette note d'école : « Parfois cet enfant travaille convenablement et se montre très

obéissant. Ces périodes sont courtes. Le plus souvent il refuse de travailler, taquine ses camarades et fait du désordre dansle but d’être puni; il désire aller à la sûreté. En prome- | nade, il insulte les passants et les sergonts de ville. »

cherche à s 'évader. Il se révolte alors, frappe l'infirmier quile maintient à grand peine. F urieux, il frappe du poing ss dans un carreau et se fait une blessure net profonde de <e + L avant bras. . - | “Lé 6 août il vole le vin de ses camarades, en à buvant les verres pleins, placés à côté de lui.

Leïl septembre, ! il se grise avec du vin volé au surveillant. | EX SÉe 12; il escalade un mur, va acheter un litre de vin chez

meta en cellule. Pendant quelque temps sa conduite est un

vembre nous le trouvons signalé pour avoir tiré des cordons ; de sonnette àla promenade. Sr

| =. .rLe RÈ novembre Aa frappe un de ses. s camarades, de le un d'un autre, et se montre très grossier dans ses

SAS «chemin de ronde dans l'intention d'aller avec un camarade voir de} près le viaduc d'Arcueil.

Cons et en sort guéri vers le 20 mars. Les parotides sont restées un peu grosses. e

du A peine revenu avec ses camarades, il vole à vin au eee | réfectoire; conduit en cellule il brise le siège d'aisances ji communique avec le corridor; il passe dansla cour, prend

rE

Le 19 juillet 1886, Altr… est surpris au moment où il.

le mastroquet voisin, cet rentre comme il est parti. On le.

= peu meilleure, ce qui n ‘empêche pas du reste que Je 13 no- :

“Le 25 janvier 1887, il entre à l'infirmerie pour les oreil-

KV

une échelle oubliée par un vitrier et s'échappe avec un de

ses camarades. Ils gagnent la Seine, passent par la porte de Bercy etarrivent au boulevard Magenta. Là un vieillard de

Bicêtre les rencontre les signale et les fait arr êter. Ds sont |

réintégrés à Bicêtre par la préfecture. AS ce RS SRE

Le 10 juin l'enfant reçoit la visite de son père qui lui remet sa montre, à charge de la donner ensuite à sa mère.

De là ce malheureux se rend à Brunois où 1l se fait écraser is

par l express : ses habitudes d'ivrognerie lui avaient. fuit ie

perdre son emploi. js | : pere EE

Les notes d'atelier et d'école du jeune Alt... sa nue, ;

ses allures, sont toujours déplorables.

PrS a A

ne) novembre, il s'amuse à aplatir les tuyaux. de gaz

dans le gymnase. Il a été question un moment entre lui et RE un camarade, son complice, d'emporter de l'essence de. l'atelier et de mettre, en la répandant, le feu au gymnase. k 7 sn >

Mis en cellule, il écrit des lettres de repentir, plus ou a FD

moins sincères, car il dit ensuite qu ’il fera sauter les ateliers, Dr

un jour où le surveillant S'y trouvera seul. SRE

En 1888 on prend sa puberté : un léger Fe commence

à peine à ombrer sa lèvre supérieure. Le reste du visage est.

glabre ; rien sous les aisselles ni sur la poitrine. Une mince |

couronne de poils occupe la racine de la verge. Les testicules

sont de la grosseur d’un œuf de pigeon. Longueur de la verge |

9 centimètres et demi ; circonférence : 9 centimètres, on n’a jamais constaté d'onanisme. RUE

Le 13 avril sa mère meurt d'un pyo- salpinx à avec corps fibreux de l utérus.

Chez lui on a constaté une légère sé tien et dans sa

conduite et dans ses progrès.

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