‹ Contribution à l'Étude de l'Insuline dans le traitement du Coma et du Précoma diabétiquesChapitre 22 sur 50 · EXAMEN DU MALADE · texte numérisé non relu

EXAMEN DU MALADE

Appareil respiratoire. — Dyspnée intense (32 respirations). Expectoration purulente où l'examen ne montre tre pas de bacilles de Koch.

L'examen physique dénote une congestion à la base droite.

Appareil cardiovasculaire. — Bruits du cœur normaux.

Pouls petit à 128.

; rs CREME " Tension artérielle À 1—1,5 JANTES T Appareil digestif. — Langue sèche, rouge.

Pas de diarrhée.

Ventre en bateau. Estomac dilalé, à sonorité étendue. Le foie et la rate sont normaux.

Système nerveux. — Abolition des réflexes tendineux.

Pupilles dilatées, sans anisocorie, mais réagissant faiblement à la lumière.

Pas de signes méningés.

Appareil urinaire. — Le volume des urines est de 900 cc.

Une première analyse d'urine est pratiquée le 14 avril dans le service et révèle la présence de traces d’albumine, d’une grosse quantité de glucose et d’une réac-

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tion de Gerhardt positive, sans pigments, ni sels biliaires.

On institue aussitôt, sans attendre de dosage, un traitement par l'insuline et le même jour, à midi, on fait une première injection sous la peau de 15 unités cliniques Byla.

A 5 heures du soir, on fait une injection de 5 unités d'insuline Roussel dans les museles.

A 11 heures du soir, on refait 5 unités Roussel.

Le 15 à 3 heures du matin, même dose.

A 9 heures, le malade est encore un peu obnubilé, La dyspnée est de 22 respirations seulement à la minute; le pouls, mieux frappé, est à 108.

Les réflexes rotuliens sont toujours abolis, mais les achilléens et ceux des membres supérieurs existent légerement.

La glycémie est alors de 3 gr. 80: la glycosurie de A gr. 86 pour 1.000; l’acétonurie de 0 gr. 179 pour 1.000 et l’analyse démontre la présence d'acide acétylacétique et d'acide 8 oxybutyrique.

On continue l'insuline et le malade reçoit à 40 heures, à 5 heures du soir et à 10 heures du soir, 5 unités Roussel et dans l'intervalle, on alterne l'huile camphrée, la spartéine et lPéther.

Le 16 avril, le malade est tout à fait lucide. Les réflexes n'ont pas encore reparu, la réaction de Gerhardt est positive dans les urines. On arrête l'in-

suline.

Le 17, tous les réflexes existent, mais les réflexes ten-

ut

dineux sont faibles, les réflexes cutanés sont normaux.

Le 18, le malade va bien et tout danger de coma semble écarté.

Quelques jours plus tard le malade semble faire une reprise de subcoma, qui cède rapidement à l'insuline.

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