AVANT-PROPOS
Au moment où va se clore un chapitre de notre vie, celui des enthousiasmes juvéniles, des années de forma tion professionnelle et des amitiés de jeunesse, notre pensée se reporte vers le passé, toute de reconnaissance pour ceux qui nous ont aidé et dirigé au cours de nos études.
Elle va d'abord à nos premiers maîtres, à ceux de l'École Primaire, qui éveillèrent à la fois notre intelligence et notre cœur. En songeant aux trésors de patience et de bonté qu'ils déployaient (qu’ils déploient toujours) dans leur noble tâche, nous tenons à leur donner l’assurance de notre profonde reconnaissance et de notre affectueuse admiration.
Nous prions aussi nos professeurs de l'Enseignement secondaire qui ‘eurent la charge (parfois ingrate !} de nous donner accès dans les Facultés de vouloir bien agréer l'hommage de notre gratitude. Nos années de collège demeurent pour nous parmi les plus belles.
Elles présageaint cependant la tourmente ces années de jeunesse ensoleillées de joyeuse insouciance ; mais la Guerre, dont le cadre sévère allait succéder au décor riant de la vie d'étudiant à peine ébauchée, nous préparait,
malgré ses tristesses, une moisson précieuse d’amitiés. El-
ques
les sont sont nées de la grande fraternité de la lutte et nous les évoquons aujourd'hui pieusement. Amis morts ou vivants des 152° et 162° Régiments d'infanterie, dont les noms montent tous à notre mémoire, nous vous adressons le témoignage de notre admiration infinie et de notre fraternel et vivant souvenir.
Au terme enfin de nos études médicales nous nous faisons un devoir d'assurer nos maîtres de la Faculté de Médecine de Lyon et des Hôpitaux de notre très vive reconnaissance.
Nous tenons à remercier tout particulièrement M. le Professeur A. Pollosson dont nous avons suivi avec tant d'intérêt l’enseignement clinique, et dont nous ne savons si nous devons admirer plus la science ou l’inlassable bonté. Il a bien voulu nous donner pour notre travail les conseils si précieux de sa vaste expérience chirurgicale et accepter la présidence de cette thèse. Nous lui sommes profondément reconnaisant de l'honneur qu'il nous a fait.
M. le Docteur Mazet, assistant de la clinique gynécologique à la Charité, a droit, à un double titre, à notre entière gratitude. Nous n'oublions pas qu'il fut pour nous, durant la guerre, au cours des quelques semaines passées auprès de lui à l'Hôpital Mobile Alsacien de Saint. Amarin, en même temps qu'un ami d’une charmante cordialité, un maître très bienveillant et très écouté. Il a bien voulu, depuis, nous guider dans notre travail et nous aider à le mettre au point, aussi nous lui donnons l'assurance bien sincère de notre amical attachement.
Nous avons contracté encore une dette de reconnaissance envers M. Delore, chirurgien des Hôpitaux, qui
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nous a reçu avec une extrème bienveillance, nous à fait bénéficier de son expérience personnelle et nous à communiqué de très belles observations. Qu'il veuille bien agréer nos vifs remerciements.
Nous voulons dire aussi à M. le Professeur agrégé Savy, Médecin des Hôpitaux, cembien nous gardons de ses leçons cliniques un souvenir vivace. Les heures pas. sées à l'écouter, au lit du malade, dans son service de l'Hôtel-Dieu, compteront parmi les meilleures de notre
vie d'étudiant.