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vations où les chiffres se rapprochent le plus de la normale. l'épreuve à l’histamine met en évidence la précession des troubles capillaires des jambes et des cuisses sur ceux des membres supérieurs ; ce phénomène trouve probablement son explication dans les conditions de statique auxquels sont soumis les membres inférieurs. Dans les cas où l’altération capillaire paraît généralisée, le rapport indique encore l'importance prédominante des troubles aux membres inférieurs.
5) Il semble qu’on puisse établir quelques relations entre certains signes cliniques et les réponses de l’épreuve histaminique.
— L’urée sanguine d’un taux supérieur à 1 gramme correspond à un indice général faible ; ainsi nous relevons :
urée sanguine : 1,33 indice général : 5 — 3,91 — : 20 — 1,36 — : 21
— Si l’hypertension qui accompagne la néphrite est très élevée l’indice général a tendance à se rapprocher des chiffres normaux.
—— En cas d’œdèmes importants, ainsi que nous l’avons déjà noté, l’épreuve est totalement troublée : la boule d’œdème n'apparaît pas, l'érythème, très pâle, se constitue lentement sans limite nette.
Ainsi, au cours des néphrites hypertensives, l'épreuve à l’histamine paraît susceptible de déceler l’angiospasme qui préside aux lésions rénales.
Si nous reprénons les observations, nous voyons que rares sont les cas où l’épreuve est normale. La première observation de néphrite aiguë — et malheu-
reusement c’est la seule que nous possédions — ne doit pas étonner par la faiblesse des indices ; on peut en effet voir là comme une confirmation de l’hypothèse de VoLHARD, à savoir que dans la genèse des néphrites l’angiospasme est initial et précède les lésions rénales. La majorité des observations de néphrites chroniques montrent des épreuves à réponses très diminuées caractérisant la gravité du spasme artério-capillaire devenu permanent.
b) L’intradermo-réaction au cours des hypertensions.
Avant toute chose, faisons une réserve : nous n'avons pas pu pour chacune des observations d’hypertension apparemment solitaire nous assurer de l’absence totale de toute altération rénale.
Ici comme dans les néphrites hypertensives, nos conclusions se rapprochent de celles de DIéker :'
1) Il n’y a aucun retard dans FSRRAHEU des sé ments de la triade de Lewis.
2) Le point rouge apparaît avec sa fréquence coutumière ; la boule d’œdème est normale de taille et de coloration. |
3) L'érythème, d'intensité à peu près normale, est. peu ou pas diminué dans sa surface.
En somme la réaction à l’histamine au cours des hypertensions solitaires s’ oppose nettement en général aux réponses de l'épreuve dans les néphrites hyper-
Étape
tensives. Alors que là elle était le plus souvent profondément altérée, ici elle se différencie peu des réactions normales. RE
Toutefois, l'épreuve tata ne peut également dans l’hypertension mettre en évidence un spasme artério-capillaire et permettre d’en apprécier l’intensité et le siège. C’est le cas, semble-t-il, dans les hypertensions avec pâleur, qui résulteraient d’après VorHaRD de la circulation dans le sang de substances chimiques hypertensives susceptibles de réaliser du spasme généralisé. Dans les hypertensions rouges qui, au contraire des précédentes, comportent un pronostic relativement bénin, il s’agirait de lésions d’artériocapillarite, sans spasme, que l'épreuve à l’histamine ne paraît pas capable de déceler.
$ 3. Diabète et artérite diabétique.
La plupart des observations que nous classons dans ce chapitre sont celles de malades dont le diabète est ancien et qui présentent soit des troubles de la circulation dans un segment de membre, habituellement un pied ou une jambe, soit des phénomènes artéritiques cliniquement diagnostiqués, entraînant ou non des lésions gangreneuses.
Nous ne donnerons pas les résultats des réactions pratiquées chez des sujets présentant un diabète bénin, ayant débuté depuis peu, quelques semaines ou même quelques mois ; absolument normales, sans aucune altération de l’un ou l’autre des trois éléments de la triade de Lewis, ces réactions indiquent tout simplement que, dans les diabètes bénins au début,
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l’atteinte de la cure tiuif capillaire “périphérique, même partielle, limitée à un segment de membre, n'étant probablement pas amorcée, l'épreuve à Rue tamine ne décêle rien d’anormal. Nr
La technique employée n’a pas été modifiée pour les cas d’artérite diabétique, malgré la localisation des lésions. Il s’agissait, en effet, de mettre en évidence la généralisation, inapparente souvent, des phénomènes artéritiques dont l’évolution dans le temps est.saccadée, atteignant les différents territoires les uns après les autres et non simultanément. Il n’est pas habituel de voir apparaître deux lésions gangreneuses en même temps.
OBSERVATION Î
M. M. B.., 56 ans. Diabète ancien avec troubles artéritiques.
Diabète découvert en 1932, qui évolue typiquement avec un début de dénutrition. Actuellement, traitement par l'insuline.
Noter depuis quelques semaines l’apparition de douleurs dans la jambe et la cuisse gauches.
Glycémie : 2 gr. 61.
Glycosurie : 40 grammes.
Les oscillations de la jambe gauche sont nettement inférieures à celles de la jambe droite.
Épreuve à l’histamine :
BCrEts RDA ABG: 12 ABD A1 CG: 14 CDETATS5 JG275 JD: 7
Indice des membres supérieurs : 12 . Indice des membres linférieurs : 10 Rapport: 1,2 Indice général : 411
Résultats: Réactions dans l’ensemble très retardées ; érythèmes réduits en surface et en intensité. Le rapport est normal mais l’indice général très faible. Les réactions les plus petites portent sur les deux jambes et surtout sur la jambe gauche.
Il semble qu’il y ait atteinte générale de la cireulation capillaire périphérique et que cette atteinte soit particulièrement grave aux membres inférieurs. Les signes cliniques sont soulignés par l’épreuve à l’histamine.
OBSERVATION II
M. C. V.., 61 ans. Diabète simple avec troubles artériliques.
Diabète ancien, découvert il y a six ans pour des troubles artéritiques de la jambe droite qui ont nécessité l’amputation du pied.
Actuellement, le diabète ne s’est pas aggravé, mais le malade souffre de son gros orteil gauche et de la région antéro-externe de sa jambe gauche. Les indications fournies par l’oscillométrie permettent d'affirmer les troubles artéritiques à ce niveau, bien qu’il n’y ait pas encore de phénomènes d’ischémie.
Glycémie : 1 gr. 75.
Glycosurie 19 gr. 39 par litre ; 50 grammes par vingtquatre heures.
Tension artérielle : 16,5/10.
Epreuve à l’histamine :
BG :1M49 BD:.:21 ABG : 13 ABD.: 16 CGE2125 CD:51971 FC CET JD: 18