‹ Contribution à l'étude de l'intradermo-réaction à l'histamine: Résultats obtenus dans certaines affections artériellesChapitre 39 sur 52 · SU TEL · texte numérisé non relu

SU TEL

Tndice dés membres supérieurs : 42 Indice des membres inférieurs MD 5 Rapport: 4,8. AE PT.

HO Tntdide renéral 882 TSI 6 Des

Résultats : Réactions typiques. Rapport et indice général normaux.

Remarques :

De ces différentes ‘observations se dégagent plusieurs remarques : |

1) Il est de règle de constater un retard important dans l’apparition des symptômes de la réaction et il arrivé souvent qu'au bout de dix minutes ces éléments n’aient pas atteint leur maximum de développement ; il s’écoule un laps de temps de plusieurs minutes entre la fin de l'injection et le début d’apparition des éléments de la triade. Ce retard qui porte en particulier sur l’érythème est un fait d'observation courante au cours des diabêtes anciens, qu'ils soient accompagnés de troubles artéritiques ou non. D’autant plus marqué, semble-t-il, que ceux-ci sont plus graves, il'est même perceptible alors que les indices sont sensiblement normaux ; tel. est le cas de. la dixième observation. Rappelons en passant que Srarr s'est basé sur le moment d'apparition des éléments de la triade, de Lewis pour classer ses malades et essayer «d'établir le pronostic de leur affection du point de. vue des troubles artéritiques possibles. Nous n’avons pas eu à noter de tels retards

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au cours des néphrites hypertensives, et des hypertensions.

2) Le point rouge et la boule d’œdème ne subissent pas de changements intéressants ; celle-ci présente parfois une légère tendance à l’extension.

3) La plaque d’érythème est retardée dans son apparition, réduite dans sa surface et pâle dans son intensité. Ces caractères, constants, évoluent dans le même sens, é’est-à-dire que plus le retard est important, plus petite est la plaque érythémateuse et plus pâle en est la teinte.

4) Quand on examine dans leur détail les réactions

aux différents lieux choisis, on constate que les per- turbations de la circulation capillaire sont dans l’ensemble plus importantes aux membres inférieurs qu'aux membres supérieurs et même aux Jambes qu'aux cuisses. C’est ce qu'illustre la valeur des différents indices et le

indice des membres supérieurs

rapport —— tds généralement indice des membres inférieurs

supérieur à l’unité. Ici, comme dans les néphrites hypertensives, nous retrouvons les mêmes causes adjuvantes d’altération vasculaire des membres inférieurs : statique, exposition au froid et au traumatisme. d

5) Les résultats de l’intradermo-réaction histaminique ne sont pas parallèles aux signes cliniques pris en bloc. On trouve des indices faibles là où l’hyperglycémie est: peu marquée ; une forte glycosurie ne

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présage pas d’une ‘atteinte profonde de la réaction. Les signes classiques : polyurie, polyphagie, polydipsie, n'ont aucun rapport avec les résultats de l'épreuve histaminique. Peut-être existe-t-il un certain paralléhisme entre la valeur de l'indice particulier d’un membre ou d’un segment de membre et les résultats oscillométriques ; il eût fallu rechercher la valeur normale moyenne des indices oscillométriques à différents niveaux, les établir systématiquement dans tous les cas de diabète et dresser Les tableaux comparatifs : nous n'avons pu le faire. Par ailleurs nous avons constaté que fréquemment la surface érythémateuse la plus réduite correspondait au côté des oscillations les. plus fortes. En résumé, on peut dire que dans la majorité des cas de diabète il n’y a pas de concordance entre la gravité des signes cliniques et les résultats de l’épreuve à l’histamine. Il est admis d’ailleurs que ce sont les diabètes simples évoluant depuis longtemps qui se compliquent en général de phénomènes d’artérite et de gangrène.

Nous ferons à propos des artérites non diabétiques quelques remarques comparatives entre celles-ci et ces dernières observations.

$ 4. Artérites et troubles vasomoteurs.

Nous avons réuni ici quelques observations d’artérites non diabétiques et de troubles vaso-moteurs. Bien que groupées dans un même paragraphe, elles reconnaissent des étiologies différentes : sénilité, syphilis, affection d’origine indéterminée.

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