AVANT-PROPOS
l’idée de ce travail nous a été inspirée es M. le professeur Morel. :
(Œuvre modeste, dont exécution, vouée aux hasards de la guerre, nous a suscité, malgré l’apparente simplicité des recherches, de grosses difficultés. Les dangers, la pénurie matér ie ont fait de ce simple travail de contrôle, une humble contribution disproportionnée à l'effort qui l’a produite. Nous eussions aimé que cet exposé comportât une documentation plus vaste, un champ d'expériences plus étendu. Il ne répond qu’à un petit nombre de questions; ce sont, d’ailleurs, celles que quotidiennement le clinicien se pose en présence du malade.
. Il n’a pu avoir pour objet la causalité ou le mécanisme des phénomènes qu'il rapporte; c’est là une besogne de laboratoire trop ambitieuse pour le front, des armées. | Nous avons contrôlé l’existence d’un phénomène
récemment décrit, nous avons constaté la réalité d’une réaction et sans pouvoir, bien à regret, d’ailleurs, faute de temps et de documents, en pénétrer le mécanisme, nous nous proposons de dire dans quelles conditions apparaît l’iodo-réaction. Nous serons plus éclectiques que son promoteur. Nous croyons qu’elle est plus commune qu il ne l’a dit. Quant à sa valeur pronostique, elle nous paraît malheureusement assez faible. Seuls, une expérience journalière, un pourcentage d’essais plus nombreux encore, pourront en démontrer l'utilité pratique.
Dans les pénibles circonstances actuelles, et dans un corps de troupes en particulier, tout travail est difficile. Fort heureusement des maîtres et des conseillers expérimentés et bons nous ont permis de poursuivre ces recherches.
M. le professeur Morel nous a encouragé de ses exhortations et nous lui sommes redevables, non seulement de l’idée de ces pages, mais encore de très utiles indications.
Le réconfort moral qu’il nous a prodigué nous à permis de mener à bien cet essai.
M. le médecin principal Thérault, médecin-divisionnaire, chef bienveillant et paternel, nous a aplani de nombreuses difficultés d'exécution.
Et parmi ceux dont l’accueil sympathique et dont les précieux avis nous ont ouvert le champ de ces. recherches, notre reconnaissance va tout d’abord à M. le médecin-major Pambrun, médecin-chef de l'hôpital du contagieux de S..., à M. le professeur Tanon, médecin-chef du laboratoire de la ...° armée,