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ACTION SUR LES POUSSÉES ÉPIDÉMIQUES

On a signalé des poussées épidémiques au moment des valeurs très grandes de la conductibilité de l’air. SOKOLOFF, en 1905, remarque au Caucase, une apparition abondante de cas de rhumatisme, qui coïncide avec une forte conductibilité de l'air. Il observe la même coïncidence en 1924, et mesurant alors la den-

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sité ionique, il trouve 1.200 à 5.000 ions par centimètre cube.

VLËS, étudiant l'épidémie de polyomyélite survenue dans le Bas-Rhin, en 1930, a fait ces constatations : ies deux énormes maxima de conductance, placées les 26-27 juin, 23-26 août, ont précédé chacune d’une semaine environ, les maxima isolés de l’épidémie du 1-10 juillet, 1-10 septembre ; inversement, le minimum relatif des cas survenus du 11-20 juillet, s’est placé lui-même dans la semaine suivant le minimum de conductance du 10 juillet ; le grand minimum de épidémie du 11-31 août a succédé avec le même ordre d'intervalle au minimum de conductance du $-9 août ; seul le deuxième maximum relatif de lépidémie du 21-31 juillet n’a pas montré le même rapport. D’autres maladies ont présenté les mêmes coïn- -idences (grippe, paludisme, furonculose, etc). Il serait peut-être osé, en se basant sur ces faits, de tirer une conclusion d’une intervention éventuelle de l’état ionique de l’atmosphère sur le processus épidémiologique

Les microbes sont-ils fixés sur les ions, et grâce à la srande conductibilité de Pair, leur propagation estelle plus facile ; ou bien, existe-t-il une plus grande réceptivité des individus par grande ionisation ? Voilà deux questions auxquelles il est encore prématuré de répondre.

En tout cas, PECH signale que la sensibilité des hommes varie avec l’ionisation. I signale le fait suivant

que des hommes habitant depuis deux générations

au moins un village à atmosphère nettement positive, seraient indemnes de tuberculose et cancer et échapseraient aux épidémies ; mais, placé dans un village à potentiel nul, ils contracteraient facilement la tuberculose et d’autres infections, qui auraient chez eux une gravité particulière.

Il existe encore de nombreuses observations sur l'effet de l’état électrique de l'atmosphère sur l’organisme.

Caspart, dès 1902, donne l’ionisation de l’atmosphère comme cause du mal de montagne.

CATTIER signale que dans une île des petites Antilles Anglaises de l'Amérique du Sud, le sol présente des émanations spéciales qui provoquent une intoxication lente, destructive des globules rouges du sang, amenant une anémie importante, et à ce sujet, pense que ces émanations agissent par leur effet ionisant.

Bref, ious les auteurs sont d’accord sur le fait suivant : la grande conductibilité de l’atmosphère avec prédominance de lionisation positive, a un effet nocif sur l’organisme, cet état ionique s’observe surtout par vents chauds et secs : le Foehn, étudié par EZERMARK : le sirocco, responsable du coup de cafard du troupier d'Afrique ; le vent du Midi, étudié par Mouri- QUAND Et PONTHUS, entraînant des troubles, surtout chez les nourrissons ; le mistral que redoute le car- diaque et le tuberculeux, etc...

Depuis quelques années, les derniers travaux ont mis en cause « les fronts aériens » ou surface de dis-

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continuité, qui témoignent des migrations des masses atmosphériques. En employant la terminologie de l’école de BERGEN, une langue d’air chaud inséré entre deux coins d’air froid, constitue un cyclone, limité en avant par un front chaud, en arrière par un front froid. En passant sur une région, ils produisent ane élévation de la température, une baisse de pression, une rotation des vents dans le sens des aiguilles d’une montre.

B. DE RUDDER signale le rôle de ces fronts sur les accidents aigus des maladies chroniques, sur les hémoptisies, les douleurs fulgurantes du tabès, les crises d’épilepsie, le glaucome aigu, les accidents de la spasmophibie, le croup, l'asthme, les migraines, la malaria. FEIGE et FREUND les ont vu déclencher des crises rhumatismales.

Dans cette conception nouvelle des phénomènes Inmétéorologiques, la « Frontologie médicale », ce sont le jeu et les heurts des masses aériennes des fronts d'air aux caractères différents, qui produiraient des troubles pathogènes dans l'organisme. Mais cette action ne serait-elle pas due simplement aux troubles de l’ionisation (augmentation de l’ionisation positive et forte conductibilité) ?

L’ionisation positive entraîne donc de nombreux troubles dans l'organisme. Il vient aussitôt à l’esprit qu’on pourrait réaliser la prophylaxie de ces accidents en soustrayant les individus sensibles à l’action néfaste de cet air positif ; et c’est ce qu'a réalisé DENIER, dans sa salle souterraine, salle creusée à

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