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ment d’un appareil producteur d’ions pendant trois beures, donne une concentration en oxyde d’azote de O mmg 008 par litre : or, une souris vit, sans dommage, dans une atmosphère contenant 0,001 mmg. par litre. L’ozone est également produit en très petites quantités et est pratiquement inefficace.
L'action biologique revient donc aux ions, mais comment agissent-ils ?
« Les ions, tout en bombardant la surface du corps, leur transmettent leur charge électrique, à la suite de quoi, un courant électrique passe le long de la surface du corps. Mais outre le bombardement ionique de surface, il existe un autre moyen pour faire agir les ions sur l’organisme : l’inspiration des ions », écrit TcHI- JEWSKY, et c’est en se basant sur cette conception, . admise de tous, qu’on a construit des appareiïls permettant l’orientation du flux ionique vers les voies respiratoires. D’après les travaux de DESSAUER, JANIT- ZKY, HAPPEL, WOLODKEWITSCH, on sait que les poumons retiennent au moins 14 % et au plus 40 % des charges respirées. La bouche, la gorge, la trachée, en gardent au moins 45 % : la charge retenue par les poumons est d'autant plus élevée que la respiration est plus profonde. D’après JANIrzKY, les ions moyens seuls de mobilité comprise entre 0.007 cm. à 0,0018 cm. arriveraient jusqu'aux poumons.
Les ions parvenus dans l’organisme, la brusquerie et l’universalité de leur action, nous fait penser qu’ils ne peuvent agir que par voie nerveuse où sanguine. Les deux théories ont eu leurs défenseurs.
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CHAIZE fait cette remarque judicieuse, que tous les accidents observés par ionisation positive et forte ‘conductibilité, crises d’asthme, urticaire, migraines, crises rhumatismales, hémoptysies, ont dans leur diversité, un « air de famille >» qui les rapproche tous du choc anaphylactique. Les individus qui font ces accidents sont des déréglés neuro-végétatifs. Se basant eur l’étude du réflexe oculo-cardiaque, CHAIZE a trouvé que les tuberculeux étaient, du fait de la toxine tuberculeuse, des sympathicotoniques : au moment ou sous une influence atmosphérique, ils faisaient leurs hémoptysies, ce réflexe était constamment augmenté : ils devenaient des hypersympathicotoniques, et cette hypersympathicotonie, produisant un œdème localisé, une stase vasculaire, une congestion serait la cause de Fhémoptysie ; toxine tuberculeuse produisant un terrain sympathicotonique, et ionisation positive exagérant cette sympathicotonie déclencherait les hémoptysies chez les tuberculeux.
Les règles chez la femme provoquent une sympathicotonie momentanée, or, c’est exactement à cette époque que les variations ioniques de l’atmosphère déclenchent de nombreux accidents, tels que les migraines, les urticaires, etc...
L'ionisation de l’atmosphère agit donc sur le sys- ‘ème neuro-végétatif, mais cette action est-elle directe ? ou bien cette variation de l’équilibre neuro-
végétatif n’est-elle que le témoin d’une modification plus profonde des humeurs de l’organisme.
L'hypothèse de la pénétration des ions à travers
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