‹ Contribution à l'étude de l'isomerie nucleaire: Étude, par la méthode d'absorption, du rayonnement de conversion interne associé à la transition isométrique du brome 80Chapitre 14 sur 32 · N SU · texte numérisé non relu

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Or « n’est autre chose que le coefficient de conversion relatif à la raie électronique considérée. La mesure de celui-ci est donc ramenée

; Ne : AE à la mesure de Ng Pour le rayonnement du produit en équilibre de régime. :

Nous avons utilisé pour la numération des électrons de conversion et des rayons £ un dispositif de compteurs de Geiger-Müller. Vous avons, à l’aide de ces compteurs, déterminé la courbe d'absorption

du rayonnement émis par le produit à l'équilibre de régime ce qui nous a permis d'en faire l'analyse et d'y retrouver, outre le rayonnement $, les différentes raies de conversion et d'en déterminer l'intensité rapportée à l'intensité des rayons Ê. La formule (6) nous permet ensuile de calculer les coefficients de conversion.

4. Causes d’erreurs et précautions à prendre. Expériences complémentaires. — Une telle mesure, très simple dans son principe, ne va pas sans rencontrer de sérieuses difficultés dans sa mise en œuvre. Nous pouvons, dès maintenant, en dresser la liste, ainsi que celle des causes d'erreurs dont nous aurons à tenir compte, et indiquer de quelle manière on pourra les éliminer.

1° Erreurs de numération.

a) Nous avons dit plus haut que nous ne devions enregistrer que les rayonnements corpusculaires, à l'exclusion de tout photon. Nous obtiendrons ce résultat en utilisant des compteurs montés en coïncidence.

b) Ce même dispositif a l'avantage de réduire notablement le mouvement propre qui se trouve toujours négligeable.

c) Grâce au pouvoir séparateur élevé de l'appareil utilisé, les coïncidences fortuites sont demeurées négligeables, sauf dans un cas (chapitre IX) où il en a été tenu compte.

d) L'appareil mécanique enregistrant le nombre des coïncidences ne doit présenter aucune perte appréciable. Nous avons été amené à construire un numérateur à faible inertie permettant un comp rapide.

e) Les formules utilisées supposent égal à 1 le rendement des compteurs. Il est bien connu que ceci n’est pas rigoureusement exact. Mais ceci n'aurait pas d'importance si le rendement était le même pour les rayons Ê et les électrons de conversion. Il n’en est certainement pas ainsi et il faut en tenir compte. De là résulte la nécessité de mesurer le rendement des compteurs utilisés pour les deux sortes de rayonnement.

20 Difficultés dues à la faible énergie des électrons de conversion.

a) Les électrons de conversion étant très mous, l'influence du support de source devra être examinée. Il faudra se méfier d’une diffusion vers l'avant. On la réduira par l’emploi de supports de source très minces (feuilles d'aluminium battu de o,10 mg./em°). De plus les expériences sont conduites de manière à Te s'il y a lieu, l'importance de cet effet.

b) L’absorption par la substance de la source est rendue négligeable en utilisant des sources dépourvues de matière inactive obtenues par le procédé Szilard-Chalmers

c) Pour éviter toute absorption par une fenêtre d’ entiée la source est introduite à l’intérieur même du compteur.

d) Les électrons qui déclenchent les coïncidences doivent traverser un premier compteur avant de pénétrer dans le second. Il faut que l'absorption et la diffusion au cours de cette traversée soient aussi faibles que possible. La masse superficielle correspondante est 0,20 mg./cm° et la vapeur utilisée ne comporte pas d’atomes lourds. De plus il faudra vérifier dans quelle mesure il n’y a pas entraînement réciproque des compteurs lorsque l'écran qui les sépare devient très mince.

3° Absorption des rayons £ de “Br.

Pour pouvoir retrancher de la courbe d'absorption du produit en équilibre de régime la part revenant aux rayons 8 de “Br, il faudra faire la courbe d'absorption de ce dernier séparé de son isomère.

4° Existence d’une période parasite.

Lors de l'irradiation par neutrons lents, on obtient toujours en plus de 5Br° et Br, la formation de ‘?Br, émetteur Ê de période 34 heures et d'énergie maximum de l’ordre de 450 kev. L'existence de ces rayons $ dont la proportion va en grandissant au cours du temps entraîne une certaine complication dans les mesures. Elle oblige à suivre assez longuement l’activité du produit.

Lorsque nous aurons donné la description détaillée de l’appareillage utilisé pour la mise en œuvre de la méthode que nous venons d'indiquer, nous reviendrons avec tous les détails utiles sur le mode opératoire et la façon d'éliminer les difficultés qui viennent d’être indiquées.

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