RIO EE
zéro la partie positive de l'impulsion transmise à la grille et de la prolonger par un choc négatif à retour exponentiel. Nous pouvons donner à ce retour la durée voulue en choisissant convenablement la résistance et la capacité de liaison. Dans la plaque de la seconde amplificatrice nous obtenons une impulsion positive allongée qui convient parfaitement à l'attaque de la lampe de puissance. Nous avons figuré en dessous du schéma la forme des impulsions aux différents points telles qu'on peut les observer à l’oscillographe cathodique.
Dans tous les schémas utilisés, il est nécessaire pour éviter les surtensions dans le bobinage du numérateur au moment des interruptions de courant de shunter celui-ci par un condensateur de o,1 uf.
5. L’amplificateur à anticoïncidences. — Pour la détermination du rendement des compteurs nous avons fait usage d’un amplificateur à anticoïncidences. Rappelons d’abord en quoi consistent les anti-
Vers numération
fil compteur bloqué
-Pol #25ov FR] 72
écé |
LED 1e
10%cm
Flcomphleur blogueur
o v + AT +250v - Fol +250ov #+25ov -PR1 +250
Fig.r9:
coïncidences. Soient deux compteurs A et B. On se propose d'enregistrer les impulsions du compteur À qui se produisent non simultanément avec une impulsion du compteur B. Le principe du montage consiste à utiliser chaque impulsion de B (compteur bloqueur) pour étouffer l'amplification des impulsions de À (compteur bloqué). Seules les impulsions de A qui ne se produiront pas en même temps qu'une impulsion de B seront donc amplifiées. Le montage que nous avons construit (fig. 19) ayant été prévu à l’origine pour fonctionner avec deux compteurs extrêmement dissemblables (58) nous avons dû prendre quelques précautions pour éviter des défauts de fonctionne-
ment possibles au cas où l'impulsion du compteur bloqué viendrait à se produire un peu avant celle du compteur bloqueur bien que ces deux compteurs aient été actionnés par la même particule. Le système de blocage dérive du système classique des coïncidences de Rossi (59).
Les impulsions du compteur bloqueur sont amplifiées par trois lampes à liaison capacité résistance, si bien qu’on envoie sur la grille de la quatrième lampe nne impulsion négative de durée voisine de 2.107 sec.
Les impulsions du compteur bloqué excitent un multivibrateur de période 10—* sec. A la plaque de la première lampe l’impulsion positive initiale est suivie dans un délai de 10—* sec. par une impulsion négative d'amplitude suffisante pour exciter le cireuit oscillant placé dans le cireuit-grille de la troisième lampe. Ce dernier se comporte comme il a déjà été dit à propos des amplificateurs à coïncidences, et donne une impulsion négative très brève retardée de 107“ sec.
La troisième lainpe de l'étage bloqué et la quatrième lampe de l'étage bloqueur ont leurs plaques réunies comme dans le montage de coïncidences, mais tandis que la première est polarisée à zéro et reçoit des impulsions négatives, la seconde est polarisée négativement et reçoit des impulsions positives. Avec les temps qui ont été indiqués l'impulsion bloqueuse commence 10-* sec. avant l’impalsion bloquée el se termine 107“ sec. après, ce qui élimine toute perte de blocage par fluctuation des temps morts des compteurs.
6. Les écrans absorbants. — Pour faire les mesures d'absorption nous avons fait usage d'écrans d'aluminium. Chaque épaisseur d’écran est représentée en deux exemplaires. Nous verrons en effet que, faisant des mesures de part et d'autre de la source étudiée, il est nécessaire de posséder deux séries identiques d'écrans. La première série est numérotée de 1 à 23, la seconde de 51 à 793. Nous avons été amenés en cours d’expériences à ajouter quelques écrans de faible épaisseur que nous avons numérotés de 31 à 35 et de 81 à 85. Voici le tableau de ces écrans :
1-01 : 0,22 mg./Cm° 11-61 : 2,93 mg./cm? 21-71 : 5,65 mg./cm? 2-52 : 0,36 12-62 : 2,59 — 22-72 : 6,30 — 3-53 : 0,96 — 13-63 : 2,03 — 23-792 7527 — 4-54 : 0,79 = 14-64 : 3,27 —
6-56 : 1,04 — 10-66 : 3,77 —— 31-81 : 0,10 — y) ARE) — 17-67 : 4,18 — 32-82 : 0,26 = 8-58 : 1,49 — 18-068 : 4,40 — 33-83 : 0,35 -— 9-99 : 1,08 — 19-69 : 4,66 — 34-84 : 0,51 — 10-60 : 1,99 — 20-70 : 5,07 — 35-85 : 0,63 —
7. Les sources et l’influence du support. — Les sources radioactives utilisées sont toujours obtenues à partir d’eau contenant en solution
les atomes de brome radioactif à étudier. Nous préciserons ultérieurement dans chaque cas comment sont obtenues ces solutions.
Le support de source est constitué par une feuille d'aluminium battu de masse superficielle de 0,10 mg./cm?, fixée dans un des supports décrits au paragraphe 2. On dépose au centre de cette feuille une goutte de la solution radioactive et on la porte à l’étuve. Dans ces conditions les atomes de brome sont fixés par l’aluminiura et l’on obtient une source dépourvue de matière étrangère. On constate d'ailleurs que la tache laissée par l’évaporation de la goutte est à peu près invisible.
On s’attendrait normalement à ce que l’activité mesurée vers l’avant de la source soit supérieure à celle que l’on mesure en arrière. En effet si le facteur géométrique est le même dans les deux cas, on devrait trouver en plus vers l’avant des rayons réfléchis et en moins vers l'arrière les rayons absorbés ou réfléchis par le support de source. Cet effet devrait d’ailleurs être d'autant plus marqué que l’on considère des rayons plus mous, Or en réalité l'expérience montre que l’on n observe aucun effet de cette nature, même pour les mesures faisant intervenir des électrons très mous comme celles dont il sera question au chapitre VITE. Nous interprétons ceci de la façon suivante. Etant données la minceur des feuilles d'aluminium utilisées comme supports de source et leur porosité, le brome radioactif ne se fixe pas seulement en surface mais dans la masse même de la feuille. Dans ces conditions il n’y a aucune raison d’observe&une dissymétrie du rayonnement.
Pratiquement nous avons toujours fait les mesures de part et d'autre et nous avons ajouté les résultats. Cela présente le double avantage de doubler l’angle solide utile et d'éliminer les variations d'angle solide qui peuvent s’introduire entre deux expériences si la source ne se trouve pas placée rigoureusement au même endroit.