‹ Contribution à l'Etude de l'Organisation de la Lutte Antituberculeuse. Un Dispensaire Parisien de l'Office Public d'Hygiène Sociale en action. Statistiques de six années de fonctionnementChapitre 48 sur 98 · RAPPORTS DU DISPENSAIRE AVEC LE FICHIER CENTRAL · texte numérisé non relu

RAPPORTS DU DISPENSAIRE AVEC LE FICHIER CENTRAL

Instituéé depuis plusieurs années, l’association des dispensaires de l’O. P. H.S. et du Fichier central n’a cessé de s’étendre et de se perfectionner; il est légitime de reconnaître que c’est, parmi les œuvres de prophylaxie et d'hygiène sociale, celle qui s’est le plus largement développée et que, sans aucune contestation possible, elle est devenue une des plus utiles, une des plus efficaces, une des plus opérantes; en un mot elle s’est affirmée nécessaire. | |

Le Fichier central recueille ses renseignements à toutes les sources où il peut puiser; elles sont déjà très nombreuses, et il est même permis d'espérer qu’elles deviendront encore plus générales.

Il avertit chaque dispensaire que, dans son secteur, il existe un bacillifère, une famille où un bacillifère vient de succomber, un changement de domicile de ce malade, etc...

Le dispensaire informé, doit sans tarder commencer son action : certes, celle-ci n’est pas toujours facile, mais le dévouement des infirmières arrive à surmonter les difficultés. Assurer d’abord la désinfection, obtenir un examen de tous les membres de la famille, veiller à ce que les conseils donnés à cette occasion soient accueillis et suivis, est une mission délicate, surtout, ce qui peut sembler extraordinaire, à priori, mais ce qui n’est malheureusement que simplement conforme à la réalité de chaque jour, lorsqu'on s'adresse à un milieu bourgeois et surtout de classe élevée.

L’idée que la tuberculose est une maladie de déchéance, d’infériorité ou même de turpitude, est encore tellement ancrée dans leur esprit, qu’il faut tout le tact et toute la patience d’une visiteuse expérimentée, pour faire comprendre que le mal, même en entrant dans le palais du Roi, ne perd rien de son caractère malfaisant, ni de son implacable gravité.

L’infirmière-chef, une fois l’avis du fichier central reçu, agit différemment suivant les cas.

Si le malade est déjà venu et reste suivi au dispensaire, elle le signale en indiquant les dates.

Si le malade n’était pas encore inscrit, elle informe le fichier central du résultat des examens pratiqués.

Dans les cas où, au bout de trois mois, on n’a pas, malgré les visites de l’infirmière, vu le malade, on renvoie la fiche avec la mention «convoqué, mais non venu ». |

Si le malade est décédé, la fiche est retournée avec la mention : désinfection faite ou non et c’est alors la mission du dispensaire d’amener à lui toute la famille.

dissement des décès par tuberculose adressé régulièrement par

le fichier. Ce sera dans un avenir prochain, un des meilleurs

| moyens d'enquête et par suite de prophylaxie.

. En retour, le dispensaire a le devoir de mettre, jour par jour,

le fichier central au courant de la situation sanitaire tuberculeuse de son secteur. i ï I1 dispose à cet effet de 3 sortes de fiches : DE Ar a) Avis de la sortie du dipensaire d’un malade tuberculeux: b) Avis de la réadmission d’un tuberculeux sorti ete rement, quelle que soit la raison de la sortie; €) Notification d’un cas nouveau de tuberculose, de la composition de la famille et des mesures prises.

PE Un autre renseignement précieux, c'est: la fete par arron-

RAPPORTS AVEC L'OFFICE PUBLIC D'HYGIÈNE SOCIALE DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE

C’est au nom de l’O. P. H. S. du département de la Seine que le dispensaire parle, conseille, enquête, agit et organise la lutte et la prophylaxie antituberculeuse de son secteur.

Rattaché à la’ direction de l’'Hygiène, du Travail et de la Prévoyance sociale de la Préfecture de la Seine, dirigé par un directeur nommé par le Préfet et assisté d’un Conseil de surveillance, cet organisme fut constitué pa* les arrêtés préfectoraux des 16 et 24 Juillet 1918.

Décrire l’organisation de l’O. P. H. $. serait sortir des limites de ce travail. Nous nous bornons donc à donner les quelques points qui intéressent le fonctionnement du dispensaire (1).

Le conseil de surveillance de VO. P. H. S. ordonne et suit le travail des dispensaires.

Au point de vue médical, il comprend, parmi ses membres, les médecins phtisiologues les plus autorisés et son rôle déjà considérable, devant le développement de plus en plus impressionnant de l'Œuvre, ne cessera de croître.

Pour assurer régulièrement son contrôle, le Conseil de surveillance dispose d’un médecin Inspecteur Général, pour ce qui concerne le fonctionnement médico-social du dispensaire, et d’une inspectrice, pour contrôler le travail des infirmièresvisiteuses.

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