TRAVAIL DU DISPENSAIRE
a) Séances de consultation
En 1920, (1* mai au 31 décembre), 108. — En 1921, 242, En 1922, 267. —— En 19923, 284. — En 1924, 281. — En 1995, 257.
- b) Nombre de consultants
En-1920, 382 FH "028 "F", 521 Eau total 1451. ERA 889 HET148 PF, 1.116 E:;lau. total 3.159: “Ene1922, 928 H,,1:307 F.,:1:129 E.: au: total 3.364 En 1923, 886 H,; 1.380 F., 1.276 E.: au total 3.542. En 1924, 1.126 H., 1.820 F., 1.539 E.; au total 4.485. En 1925, 1 118°H.,,1. 794 F.. 1.499 E; au’total 4341.
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c) Consultations de laryngologie
En 1924, 44 consultations avec 439 consultants.
En 1995, 42 consultations avec 377 consultants.
Ces chiffres sont compris dans ceux des consultants notés ci-dessus. Ù
d) Pour la radiologie, nous ne pouvons donner de chiffres précis, le dispensaire n’ayant pas d'installation propre, qu’il nous suffie de dire que tous les consultants ont leur fiche radiologique établie par le Laboratoire Départemental de Radiologie, rue Lamarck, n° 153.
Prenant la plus grande partie du secteur du dispensaire de hs la rue du Simplon qui s'était dédoublé, conservant le même We médecin, les mêmes jinfirmières-visiteuses, le dispensaire de Ne la rue Marcadet a eu d'emblée un nombre impressionnant de malades; il n'aurait pu s’acroître aussi rapidement ni dans les mêmes proportions, s’il avait été une création en terrain neuf. L'augmentation aurait d’ailleurs été, malgré l'insuffisance de a nombre des infirmières, beaucoup plus considérable, si les mé-
decins, soucieux d'examiner consciencieusement leurs malades, n'avaient décidé, devant le nombre restreint de leurs consultations (1) de limiter le chiffre des malades à voir chaque fois et d’instituer, sauf bien entendu les cas d'urgence, le principe des consultations sur convocation.
(1) 11 faut reconnaître que les règlements de l’O. P. H. $S. ont formulé et imposé cette limitation en précisant que le nombre des malades à examiner par BE médecin ne devait pas, pour être efficace, dépasser
un certain chiffre : 12 à 20 au maximum.
Et ceci est l'explication naturelle de la stabilité relative du nombre des consultants.
Voici d’ailleurs, le nombre moyen des malades venus à chaque consultation médicale calculé par année :
En 1920, 13.25. — En 1921, 13. — En 1922, 12.65. — En 1923, 1255; — En 1924, 13.80. — En 1925, 14.50.
Les chiffres montrent également que s’il existe plus de tuber-
culeux H. que de tuberculeux F., les consultants H. sont moins nombreux que les consultants F.
” Ceci résulte de la nécessité pour l’homme de travailler quand même et il est nécessaire de le préciser, de sa mentalité spéciale, moins affinée en général, surtout à Montmartre, que celle de la femme.
Bien qu’il ait toujours été, à Marcadet, de règle constante de demander à voir, dès la constation d’un cas de tuberculose ouverte, tous les membres de la famille, le nombre des consultants enfants apparaît très réduit, inférieur à celui des femmes, à peine supérieur à celui des hommes. | -
Dans la circonscription du dispensaire Marcadet, à côté de familles nombreuses, le plus grand nombre de couples (le mariage légal est ici loin d’être la règle générale) n’a que très peu d'enfants, 1, 2 au plus. Il faut signaler aussi qu’il existe dans ce secteur un grand nombre d’asiles, d'établissements pour jeunes. filles, tous en général peu salubres, qui grossissent la statistique F.
Enfin, il faut tenir encore plus grand compte du fait que tout enfant non en contact n’est convoqué, sauf incident morbide, que 3 ou 4 fois par an. Evidemment, le dispensaire suivrait davantage d'enfants, si la liaison était plus confiante et : plus étroite avec les médecins-inspecteurs des écoles et si le nombre des infirmières-visiteuses était proportionné aux besoins de la population.
La proximité des hôpitaux et particulièrement de l’hôpital Bretonneau, enlève au dispensaire une grosse quantité d’enfants. On n’y voit en grande majorité que les enfants des familles où il y a un tuberculeux bacillifère : c’est l'explication du grand nombre de sujets diagnostiqués après examen clinique et radioscopique, rarement 5, mais surtout 6, c’est-à-dire atteints d’adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse, en évolution ou inactive.
Une autre raison de la pénurie des enfants, c’est que les 3/4 du quartier comportent des immeubles modernes à loyer élevé, dont les habitants n’ont pas encore tous, il s’en faut, compris, nous ne disons pas la nécessité, mais l'utilité de venir demander conseil au dispensaire. Sauf les maisons créées par le Con-
AGE Re
seil Municipal pour les familles nombreuses, il ne reste aux autres que de petites chambres sur cour ou placées au sixième ou au septième étage, logements où l’enfant est une charge qu'on s'efforce d'éviter.