TUBERCULOSE CONJUGALE
L'étude de la transmission de la tuberculose pulmonaire entre époux constitue évidemment une des parties les plus intéressantes de la tuberculose familiale.
Nous avons cru, en raison de son importance, nécessaire de lui consacrer un chapître à part.
Donnons d’abord les chiffres
a) Nombre de femmes devenues tuberculeuses pulmonaire bacillifère, vivant avec leur conjoint reconnu pulmonaire bacillifère avant l’apparition des premiers signes de la malàdie TN chez la femme :
a) Au-dessous de 30 ans
120 2610217924992,31199293); 4 —:1924 2 — 1995, 0. Total A La?
b) Au-dessus de 30 ans
1920, 4 — 1921, 5 — 1922, 10 — 1923, 10 — 1924, 4 — 1925, 6. Total : 39.
b) Nombre d'hommes devenus pa iuberculeux pulmonaires bacillifères, vivant avec leur conjointe reconnue pulmonaire bacillifère avant l’apparition des premiers signes de la maladie chez l’homme :
a) Au-dessous de 30 ans 1920, 0 — 1921, 0 — 1922, 2 — 1923, RESTO ER" OS PE. Total”: 8.
b) Au-dessus de 30 ans 192079 PMODLNS Ce 19220 1923.52 109240 172-0920 Total : 18.
Pour apprécier ces chiffres, il faut évidemment tenir compte de beaucoup de considérations : l’époque apparente du début de la maladie peut être postérieure à la contamination et l’évolution de l'infection peut survenir plus ou moins tardivement et sous l'influence de cause très diverse (grossesse, surmenage, privations, insalubrité du logement, ete:::)e
Nous n’avons relevé dans les dossiers du dispensaire Marcadet que 2 hommes de plus de 30 ans et 9 femmes de plus de 30 ans contaminés, avant des antécédents anciens précis de tuberculose pulmonaire dans leur propre famille, en plus du contact conjugal.
Il ne faut demander aux statistiques que ce qu’elles peuvent donner : des chiffres, une réponse brutale que l’on s’efforcera ensuite non de détruire mais d'interpréter. |
A ce point de vue, il apparaîtrait de prime abord que la contagiosité de l’homme pour la femme est de beaucoùüp plus grande que celle de la femme pour l’homme, 54 contre 26. Sou-
lignons que nous avons trouvé la même différence pour la con-
tagiosité du père et de la mère vis-à-vis des enfants.
En réalité, la question se pose moins simplement car il faut tènir compte non pas seulement des chiffres absolus de la contagion réalisée et constatée, mais encore du nombre total des sujets en contact avec leur conjoint pulmonaire bacillifère : total qui se monte à 175 hommes pour 365 femmes (1).
En résumé, en contact avec un conjoint pulmonaire bacillifère, la femme présente des lésions pulmonaires avec bacilles dans la proportion de 148 %, l’homme dans celle de 148 %.
Faisons remarquer que dans un travail très documenté (2) de G. Vitry consacré à la tuberculose conjugale portant sur 50 cas de tuberculose bacillifère du mari et 50 cas de tuberculose de la femme, l’auteur arrive au chiffre identique pour les deux
sexes de 14 % de lésions avec bacilles chez le conjoint en contact.