DÉCÈS PAR TUBERCULOSE PULMONAIRE
Pour Paris :
Pour le 18° arrondissement (le premier chiffre est celui de la tuberculose pulmonaire, le second celui de la tuberculose sous toutes ses formes) : |
Il ressort de ces chiffres (18° arrondissement) que la mortalité par tuberculose a sensiblement diminué, et cela depuis longtemps, car si nous remontons aux premières années du siècle, la mortalité de 1900 à 1906 était de 1.100 environ en moyenne pour la tuberculose pulmonaire et de 1.300 environ pour la tuberculose sous toutes ses formes; et il y avait à cette époque 40.000 habitants de moins environ. Les mêmes chiffres approximatifs se retrouvent jusqu’en 1910, et c’est à partir de ce moment que la mortalité s’abaisse. «
Voici à ce sujet les conclusions que M. Moine, l’éminent statisticien du Comité National de défense contre la Tuberculose, a bien voulu établir à notre intention.
1° La mortalité générale moyenne, au cours de la période quinquennale comprise entre 1901 et 1905, était de 4.708, soit 19,1 décès pour 1.000 habitants. De 1920 à 1924, elle n’est plus que de 3.813 ou 13,4 soit une réduction de 29,9 %.
2° La mortalité moyénne par tuberculose pulmonaire a été ramenée
de 1.120 en 1901-1905, à 697 en 1920-1924, soit respectivement 4,53 et. 2,45 décès pour 1.000 habitants soit une régression de, 46.0 %. .. 8° La mortalité moyenne par tuberculose (toutes formes) qui s’élevait de 1901: à 1905 à 1.317, soit 5.33 pour 1.000 habitants, n’est plus | que de 812 ou 2,85 en 1920-1924, d’où diminution de 46,5 %.
4° Enfin, la fréquence des décès par tuberculose pulmonaire était,, pour 1.000 décès de toutes causes, de 238 au cours de la première période, contre 183 pour la deuxième, la tuberculose sous toutes ses formes en causait, de 1901 à 1905, 280 contre 213 durant les années 1920-1924.
LHYGIÈNE ET LA PROPHYLAXIE SOCIALES DANS LEURS RAPPORTS AVEC LA MORTALITÉ PAR TUBERCULOSE
Ces chiffres appellent quelques réflexions : l’abaissement de la mortalité par tuberculose a subi un temps d’arrêt net depuis 1919. I1 faut noter que la population s’est accrue, et cela surtout d’un nombre considérable d’étrangers se logeant, en nombre démesuré, dans des locaux étroits et insalubres, et n’observant pas même les plus élémentaires règles de l’hygiène.
Mais, il n’en est pas moins certain que cette diminution de la mortalité tuberculeuse est un fait avéré pour Paris, pour la, France et pour tous les pays.
De là, à dénier toute valeur à l’action prophylactique des ! Offices d'hygiène, il n’y avait qu’un pas : il a été franchi. ; Mais, sur une pandémie comme la tuberculose, s’il est difficile d'apporter en peu d'années des conclusions précises et définitives sur l'efficacité des moyens de lutte, il n’en est pas moins permis de faire observer que les progrès indéniables de l’hygiène des cités (élargissement des voies, création d’espaces libres, destructions des vieilles masures sans air et sans lumière, diminution de l'alcoolisme, meilleure alimentation, moindre durée de la journée de travail, augmentation des salaires, etc...) font partie intégrante de l’œuvre de prophylaxie
antituberculeuse.
De plus, les statistiques mondiales montrent, jusqu’à lévidence, que ce sont les pays où il existe le plus d’établissements de lutte contre la tuberculose (dispensaires, visites à domicile, préventoriums, sanatoriums, ete...), où le budget de la prophylaxie antituberculeuse est le plus élevé, qui ont obtenu les meilleurs résultats, et qu’il nous suffise à ce point de vue “de citer le petit royaume de Danemark, où la mortalité est passée de 30,3 à 9,5 par 10.000 habitants, de 1890 à 1922. :
En France, les magnifiques résultats de l’œuvre Grancher et de l’œuvre des Tout-Petits ne permettent plus de discuter l'importance capitale de la prophylaxie antituberculeuse.
l’« Eosinophilie sanguine et sputaire ». ;
- bert, les sujets examinés étaient inscrits au dipensaire Mar-
720197 — | PEN RR RE NON Ne LÉRAIEE SN as Au point de vue de l’action sur le bacillifère pulmonaire lui-même, suivant simplement les conseils d'hygiène, sans médication, nous sommes heureux de pouvoir apporter ici une pe- ‘tite statistique singulièrement significative
Etudiant la tuberculose pulmonaire au point de vue de Ia leucocytose sanguine et de la formule cytologique des crachats, à la clinique médicale de l’'Hôtel-Dieu, où elle est actuellement chef de laboratoire, ma Sœur, a soutenu en 1922, sa thèse sur
A part quelques malades du service de M. le Professeur Gil-
cadet.
Aussi, avons-nous cru, en rappelant les grandes lignes des conclusions, devoir montrer ce que sont devenus les malades dont les observations sont rapportées dans cette thèse.
Les malades, qui, pour la plupart, suivaient docilement les conseils du dispensaire, y sont classés en trois catégories