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pas de fractures spontanées au niveau du foyer atteint ; pas d’aboutissement à la mortification, à la nécrose de l'os, avec expulsion de séquestres. |
L'état général est également tout différent. Le malade atteint d'ostéomyélite est abattu, il a le teint terreux, les yeux excavés, la langue sèche, le pouls rapide, la température s’élevant à 39°, 40°, 41° ; bref un véritable état typhoïdique. L'ouvrier en nacre, au contraire, est dans un état voisin de la normale, son facies n’a pas les caractères d’une infection grave, et les écarts de sa température sont irréguliers et sans durée.
On pourrait confondre plus facilement l’ostéite des nacriers avec certaines formes d'ostéomyélile chronique d'emblée (TrÉéLAT), qui débutent sans fièvre apparente, et, dans lesquelles, les malades, sans repos au lit, éliminent rapidement des séquestres et font des hyperostoses.
Il existe également des ostéomyéliles prolongées (LANNELONGUE), qui durent dix, vingt, quarante ans d'existence avec des séquestres invaginés, de la nécrose, des hyperostoses, des abcès successifs, le tout accompagné de déformations considérables et de longue durée, pour ne pas dire définitives. Ces affections pourraient parfois donner le change, si les antécédents anamnestiques n’aidaient à faire le diagnostic.
Ozzrer a décrit, sous le nom de péricstite albumineuse, des épanchements de sérosité entre le périoste ‘et los, ne s’accompagnant ni de fièvre, ni de phénomènes aigus, et qui sont peut-ètre d’origine tubercu-
leuse ?
Il nous faut rappeler en passant les différentes lésions d’ostéite dans la convalescence de la dothienentérie ; les épaissisements signalés par MARIE dans certaines ajfections pulmonaires ; les déformations du rhumatisme articulaire chronique ; dans tous ces cas, le diagnostic sera facile à faire avec l’ostéite des nacriers.
L’affection avec laquelle il pourra paraître plus difficile de résoudre laquestion, sera la {uberculose osseuse, qui frappe de préférence certains os. Tandis que l’ostéomyélite envahira primitivement, d’une façon très diffuse et très irrégulière, la diaphyse des os longs, sas sy cantonner définitivement du reste, la tuberculose prédomine sur les épiphyses, surtout à mesure que l’on s’avance en âge. |
A la hanche, à l’épaule, elle se localise plus souvent sur les cavités glénoïde et cotyloïde, en aboutissant fréquemment à la scapulalgie et à la coxalgie tuberculeuses. Nous avons vu qu’au contraire, l’ostéite des nacriers respectait toujours les articulations voisines ;. on ne l’a jamais décrite également dans certains os plats qu’affectionne tout particulièrement le bacille de Koch : ischion et crête iliaque.
Sur les os longs, la tuberculose qui débute dans le périoste et leur région superficielle, ne tarde pas à former un foyer caséeux avec séquestre.
Sur les os courts, le diagnostic sera à faire, plus particulièrement, pour les petits os de la main et du pied, avec le spina ventosa d’origine bacillaire.
L'état général du malade, son amaigrissement, son
facies, sa päleur, ses antécédents, la courbe hectique
me on de sa LE horaire: aideront à faire le diagnostic. = Nous ne nous attarderons pas à discuter la confusion possible avec la maladie de PArroT qui généralement se produit sur de tout jeunes enfants.
D’autres formes d’hérédo-syphilis osseuse se rencontrent chez ces adolescents au tibia bosselé, arrondi, et, chez lesquels, on relève des troubles dystrophiques, de l’amaigrissement, de l’hyperostose, avec, quelquefois, des ostéites gommeuses venant à se développer sur ces hyperostoses, en aboutissant à la suppuration et à la fistulisation.
Avant d'arriver à cette période résolutive, le traitement spécifique institué fera le diagnostic. Il en sera de même du reste, delésions gommeuses des os pendant la période tertiaire de la syphilis acquise.
Sous le nom d’exostoses ostéogéniques. de développement, Broca et SouLié (1864) ont décrit des tumeurs osseuses se montrant dans l’enfance et l’adolescence, et demeurant stationnaires après l'achèvement complet du squelette. Ces tumeurs, de forme variable, de volume plus ou moins considérable, se localisent au niveau des épiphyses des os-longs. Tantôt elles sont isolées, tantôt multiples et disséminées sur toute la surface du corps; quelquefois symétriquement. Leur constitution histologique est celle d’un ostéome.
Dans certains cas, lorsqu'il s’agit de région comme l’omoplate par exemple, il peut arriver tout d’abord que l'on pense à une fracture de cet os ; mais c’est là un diagnostic fait à la hâte et qui ne peut résister à
l'examen.
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Au contraire, une telle augmentation de volume de l’omoplate, avec des douleurs spontanées, pourrait facilement nous faire songer à un néoplasme. On repoussera cette idée en recherchant dans l’histoire de la maladie ; l’évolution rapide: des accidents ; la palpation ne nous permettra pas de retrouver la crépitation parcheminée qui se rencontre dans les plus fréquentes de ces tumeurs : les ostéo-sarcomes. | |
Le diagnostic avec les ostéo-sarcomes des os longs, plus fréquents du reste, sera moins facile; on recherchera la présence de ganglions, la marche des lésions, en consultant tout le tableau clinique de cette affection. L'état général, en outre, permettra dans les cas bien nets, de pe pas s’arrêter devant l'idée d’un néoplasme.
Enfin, il existe parfois des affections comme les lip6mes, certaines kypertrophies congénitales,qui pourraient en imposer pour une ostéite des nacriers, mais dont la reconnaissance est des plus faciles, soit à la palpation,
soit par l’anamnèse.
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