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É \ EM | ñ L n'a pas toujours précédé la maladie... On ne peut rien” dire de positif avant d'avoir examiné ultérieurement un
grand nombre de cas. » | Laënnec précise que ces corps articulaires soul lormés aux dépens du Lissu sous-synovial, ils repoussent devant eux la séreuse, s'encapuchonnent, se pédiculisent et finalement deviennent libres dans la cavité articulaire. CruvEILHER de son côté admet la théorie de Laennee. Panas parle de parcelles d'os qui seraient délachées par le traumatisme ou par suite d'un travail de nécrose.. En 1882, commence, avèc le rapport de Poxcer à ia Société de Chirurgie (Des arthrophytes du genou), uné nouvelle période pendant laquelle la théorie W'aumatique des corps articulaires flottants sera admise de Ja plupart des chirurgiens. Poncet s'élève contre les idées de Laënnec, d'Ollier et de Panas et cherche à démontrer
par des faits cliniques et des examens microscopiques,
la possibilité de leur origine traumatique. |
Poucet et VarLarp, en 1885, publient dans les « Archives de Physiologie » un travail d’une importance extrême. Envisageant les diverses Gate des corps articulaires, ils concluent : |
1° Les corps étrangers osseux ou GHRÉGEATUMBIRENE: des articulations, proviennent des lêtes osseuses et appartiennent à l'une des quatre variétés: suivantes : :
À. — Les corps d'origine traumalique;
DEMRE corps dérivés des ostéophytes péridiarthrodiaux ;
C. — Les corps qui se développent dans l'épaisseur el au dépens du cartilage diar throdial,
Je}
EAU omeut air
D es Corps produits } bar la séquestration d’ in,
iragent des Lètes articulaires.
Sel Ee arthrite sèche el déformante réalise les condi-.
lions les plus favorables à la production des corps
élrangers pathologiques, el ceux-ci doivent être consi-
dérés comme une manifestation partielle de cette affection. Mais, à côté de l’arthrite délormante vulgaire, 1 ésl une variélé qui peut se montrer sur des jeunes
sujets, se limiter à une seule ar liculation et à un point localisé de cette dernière. Enfin, il existe une maladie indélerminée, à marche insidieuse qui provoque l'élimi-
nalion de fr agments Pis ou moins volumineux des tètes
osseuses.
Dans ce cas, les corps étrangers qui en résultent
peuvent être symétriquement placés dans deux jointures homologues. |
Les nombreux travaux des quarante dernières années n'ont pas apporté de grandes modifications aux conclusions de Poulet et Vaillard et, lorsqu'en 1887, Vônig créait l’ostéochondrite disséquante, il ne faisait que __ préciser ce que ces deux auteurs avaient vu avant lui.
Avant Kônig, P. Broca, en France, avait, dans une étude sur la nécrose des cartilages articulaires (1854), considéré que celle affection, idiopathique, spontanée, pouvait aboutir à la formation de corps articulaires. À Copenhague, l'année suivante, KraGeruND considère qu'à la suite d'un traumatisme un processus d'ostéite peut aboutir à la libération d’un corps articulaire.
Kônig réunit toutes ces notions éparses, il crée le
nom de la nouvelle affection et en précise le mécanisme .
il admet l'existence de corps étrangers ayant pour seule cause Je traumatisme, mais il déclare que des cas de ce genre sont rares. Il conclut : PE 1° A la suite d’un traumatisme, il y a contusion : 4 nécrose d'une portion de surface articulaire, ullérieurement par suite d’un Processus d'injlammation disséquante, il se produit la mise en liberlé du séquestre; 2° Cette ostéochondrite disséquante peut se développer de jaçon spontanée dans certains cas; 3 -L hislologie derice processus nécrotique est. inconnue. EEE En face de cette théorie, les partisans de l'origine raumalique déclarent que le traumatisme est la cause nécessaire et suffisante de tous les corps étrangers. En France, la théorie de Kônig fut d'abord rejeltée. En Allemagne, BarTn, Suemex, Bôrner s'éléveront contre elle avec violence. Les traités classiques, publiés avant la guerre, ne font que mentionner la théorie de Kôünig e en ne lui reconnaissant qu'un intérêt historique. Au contraire, les travaux des cinq dernières années font à l'ostéochondrite disséquante une place chaque jour plus grande. Mais si presque tous les auteurs sont d'accord pour en faire une entité clinique bien individualisée, les oppositions les plus formelles se manilestent quand.on cherche à connaître la nature exacte des lésions et le mécanisme de leur production.
Ce sont.ces divers points que nous allons chercher AHpréciser à
L'ostéochondrite “est-elle une entité clinique
bien individualisée ?
et -
# Dans un article fort documenté, paru dans les « Archiv für Klinische Chirurgie » (23 se 1924). Leb précise les données du problème.
Il est admis de tous les auteurs qu ’il existe des Corps
étrangers dont la cause unique est Le traumalisme. À la suite d'un choc très violent, des fragments d'os ou 1e cartilage peuvent se détacher et tomber dans l'articulalion, le fragment détaché laisse une perte de substance. Il s’agit d'une fracture imtra-articulaire. L'intégrité de
l'articulation avant le traumatisme, la violence di: choe, l'apparition immédiate de troubles articulaires, les résultats concluants de l'examen radiographique sont autant
de documents qui mettent en évidence le rôle Joué par le seul traumatisme dans ce genre d'accidents.
Il existe d'autre part des corps étrangers qui ont toujours été considérés comme pathologiques. On les trouve dans des articulations profondément atteintes qui présentent des lésions grossières de leurs surfaces
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articulaires. Souvent, ces corps étrangers se produisent, selon Fexpression de Leb, par « excès d'os », le fragmen exubérant se casse au niveau du plan articulaire sans laisser de perte de substance. U est ainsi que =e
| produisent les corps él angers au cours des arthriies
délormantes, des arthropathies tabétiques, ele. Plus rarement, ce corps étranger provient d'un noyau de sclérose, développé à la suite d'une hémarthrose, il pent aussi être d'origine synoviale; c’est par exemple le cas des périsynoviles gommeuses syphilitiques dans les-
quelles une « plaque de blindage » peut se pédiculiser à l'intérieur de l'articulation, puis se lhbérér. Mais,
c'est surtout dans les arthriles sèches que ces corps
étrangers pathologiques se rencontrent avec une particulière fréquence; de volume variable, souvent petits el
multiples, sessiles ou pédiculés, ïls peuvent remplir une articulation. Ici encore leur origine est facile à déceler,
les surfaces articulaires sont irrégulières, la synoviale
épaissie, l'articulation à un aspect nettement patholo-
gique et la nature: du corps FURRBErS ne peut êlre mise
en doute. | . Ces deux groupes extrêmes de corps étrangers sont bien connus et admis de tous les auteurs.
Pour les partisans de la théorie traumatique, ils comprennent tous les cas de corps étrangers. Pour eux, tout arthrophyte qui ne relève pas d’une affection arti-
culaire bien individualisée, est considéré comme étant
d'origine lraumatique; le malade abonde toujours dans leur sens, en invoquant systématiquement quelque trau-
matisme, plus ou moins violent, qui serait la cause de Jeur mal. ; su
Cependant, un certain nombre de faits re el radiologiques ne cadrent pas avec celle conceplion : lr ès souvent, on constate la présence d'un corps étranger d'origine épiphysaire, dans une articulation qui était cliniquement indemne de toute lésion notable. On ne. trouve pas non plus, dans ces cas, de traumalisme qui puisse être considéré comme cause évidente et unique : de la présence de ce corps étranger et de la perte de substance osseuse qui l'accompagne.
Nous avons donné ici un certain nombre de cas de cRiseares, ee | |
Un des malades de M. Salmon avait présenté un enraidissement progressif du coude sans qu'il y ait eu antérieurement le moindre traumatisme, l'intervention a découvert un corps étranger dont le point de départ. était le condyle huméral. |
MM. Ch. Mathieu et Blot ont communiqué le 26 avril 1922, à la Société de Médecine de Nancy, un cas de corps étranger de l'articulation du coude. Ce corps étranger s'étant développé sepl ans après un traumatisme indirect de cette ‘articulation, il est difficile d'admettre que, dans ce cas, le traumatisme soit considéré comme la cause unique de ce corps élranger.
Le 27 avril 1923, MM. J.-P. Tourneux et Baillot communiquaient à la Société de Chirurgie de Toulouse le cas d’une femme de 35 ans qui présentait un volumineux corps étranger de l'articulation du genou. Cette” malade se souvenait d’avoir subi un traumatisme sérieux
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