‹ Contribution à l'étude de l'ostéome des cavaliersChapitre 1 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours d’un remplacement médical, fait il y a quelques mois, nous eûmes l’occasion d’observer chez un adulte de trente ans environ une tumeur de la région supéro-interne de la cuisse, de consistance dure, ligneuse, qui éveilla spécialement notre attention. L’idée que cela pouvait être une exostose se présenta à notre esprit mais son siège, à quelque distance du pubis, son apparition peu de temps après un violent traumatisme ne s accoidaient pas très bien avec ce premier diagnostic. Nous perdîmes de vue le malade peu de temps après et, plus tard, ayant eu l’idée de faire quelques recherches à ce sujet, nous avons reconnu avoir très probablement eu affaire à un ostéome des muscles et dans le cas qui nous occupe des adducteurs de la cuisse.

L ostéome des adducteurs est surtout fréquent et intéîessant à étudier chez les cavaliers. Il a, jusqu’à présent^

été l’objet de plusieurs travaux en France, dus pour la plupart à des médecins militaires, les miçux placés pour l’observer. Les auteurs sont loin d être toujours d accord sur son mode d’origine e t de développement et nous avons pensé qu’il y avait quelque intérêt à résumer dans une thèse l’état actuel de la question tout en regrettant de ne pouvoir présenter une observation personnelle complète.

Mais avant d’entamer notre sujet, il nous reste un devoir que nous sommes heureux de remplir.

Nous tenons à remercier tous ceux qui, à la Faculté de Médecine de Paris, ont contribué à notre enseignement médical ; nous devons une reconnaissance particulière à nos maîtres dans les hôpitaux, M. le professeur Tillaux, MM. Ch. Monod, Landrieux, André Petit, Lepage, dont nous nous souviendrons toujours de l’enseignement clinique si clair et si précis.

Pendant les quelques mois que nous avons passé au Sanatorium de Saint-Pol-sur-Mer, nous avons eu l’a- * vantage d’assister dans ses opérations M. le professeur agrégé Phocas, de la Faculté de Médecine de Lille. Nous avons admiré son habileté opératoire, sa connaissance approfondie de la chirurgie infantile et nous sommes heureux d’avoir été à si bonne école.

M. le docteur Chaumel, de Chantilly, a droit à notre gratitude pour les renseignements qu’il a bien voulu nous communiquer en vue de notre modeste travail.

M. le professeur Tillaux voudra bien croire qu’il nous

lait un très grand honneur en acceptant la présidence de notre thèse.

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