‹ Contribution à l'étude de l'ostéosynthèse ouverteChapitre 46 sur 56 · LOT · texte numérisé non relu

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5 ostéosynthèses ouvertes pour fractures ouvertes anciennes ou pour pseudarthroses infectées.

3 ostéosynthèses ouvertes pour fractures fermées à peau infectée.

Les observations ont été ainsi classées en 3 catégories, et rapportées dans chaque catégorie par ordre chronologique.

Nous ne reprendrons pas ici l’analyse de chacune des observations. Nous parlerons simplement des résultats dans leur ensemble, de façon aussi brève et statistique que possible.

Morts. Amputations

Sur 19 cas, il n’y a eu ni mort, ni amputation.

Accidents immédiats

Les suites ont été simples, exemptes de tout incident, dans 18 cas sur 19. Sauf dans un cas, on put appliquer le principe fondamental du pansement rare. Dans tous les cas, sauf un, la prothèse put être très simplement, et sans inquiétude, laissée en place jusqu’à consolidation, ou tout au moins Jusqu'à amorce de consolidation. Dans un seul cas (obs. 11) on fut obligé d'enlever le matériel, devenu mobile, dans un foyer qui était le siège d’une suppuration importante. Mais il s'agissait d’un cas spécial, d’un blessé du crâne ayant présenté une agitation Consi-

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dérable, au cours de laquelle il fit sauter les vis de la plaque de prothèse. Ces accidents, cet échec partiel,

ne peuvent évidemment être mis sur le compte. de la synthèse. :

Ostéites

Nous les avons étudiées longuement au chapître des fractures ouvertes récentes. Rappelons simplement nos chiffres :

Sur 19 cas, nous avons :

4 cas sans ostéite, soit 21 pe

6 cas avec ostéite légère, soit 31, 6

9 cas avec ostéite sérieuse ou grave, soit 47, 3 go

6 fois on fut obligé de réintervenir pour ostéite, soit 31, 6 % des cas.

Enfin en considèrant isolément les synthèses par plaques et les synthèses par lames, nous avons conclu à la bénignité plus grande de celles-ci, quant aux accidents d’ostéite :

Sur 5 cas de synthèse par lames, 1 ostéite importante, soit 20 0.

Sur 14 cas de synthèse par plaques, 8 ostéites importantes, soit 57 %.

Appréciation des résultats

Les seuls éléments certains sont :

Le délai nécessaire à la consolidation.

Le délai nécessaire à la cicatrisation définitive de la plaie.

Le résultat final, la qualité de la guérison, quant à ses facteurs objectifs tout au moins.

La délai d'incapacité ne peut être retenu comme facteur probant permettant d'apprécier la gravité d’un cas ou la supériorité d’une thérapeutique. Pour la majeure partie des fractures ouvertes observées il s’agit soit d'accidents du travail, et le blessé a le plus souvent tendance à prolonger une incapacité pendant laquelle il est indemnisé, soit d'accidents de la ‘rue ou de la route pour lesquels le blessé est couvert, soit par une assurance personnelle, soit par l’assurance des tiers qui l’ont accidenté, et sa tactique sera la même.

Dans les 2 cas, la volonté de prolongation de l'incapacité n’est le plus souvent que trop évidente. D’autre part, le médecin qui prolonge cette incapacité à coup de certificats successifs ne peut pas toutefois ne pas tenir compte d'éléments purement subjectifs : fatigabilité, boiterie, douleurs locales, etc. tous éléments pouvant être faussement aflirmés ou facilement simulés. La durée totale de Pincapacité ne peut donc être retenue.

De même, le taux de l'incapacité définitive quand elle existe n’est pas une base absolue. Les blessés ont tous tendance à exagérer leurs troubles et peu sont parfaitement sincères. Enfin ce taux dépend de l'expert, et le même blessé peut avoir un taux lésèrement différent selon l’expert.

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On ne peut donc s'appuyer que sur des éléments objects : AD

TL. Quant aux délais de la guérison, on ne peut se baser que |

— sur les détails de la consolidation, qu’on appréclera soi-même, et non d’après les dires du blessé.

—sur les détails de cicatrisation de la plaie. Encore faut-il connaître les réveils possibles de l’ostéite, et n’apprécier qu'à longue échéance.

2. Quant à la qualité de la guérison, on appréciera — plus que la marche ou les troubles fonctionnels — les éléments objectifs suivants : axe du membre, atrophie musculaire, longueur du membre, qualité de la cicatrice, état des articulations voisines, résultat anatomique lisible sur les radiographies.

C’est ce que nous avons essayé de faire pour tous les cas que nous avons revus.

Délais de la guréison

a) Délais de consolidation. — Dans un seul cas, la consolidation n’a pas eu lieu. Le blessé ayant refusé toute réintervention. La pseudarthrose est définitive (obs. 1).

Pour les 18 autres cas, la consolidation a demandé respectivement :

3 mois ou moins dans 4 cas :

4 mois dans 6 Cas ;

9 mois dans un Cas ;

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6 mois dans 3 cas :

7 mois dans un cas ;

8 mois dans un autré cas. :

9 mois dans un cas ;

18 mois dans un dernier cas. (obs. 3. Pseu- | darthrose guérie après évidement). a.

Le délai moyen de consolidation — en faisant la moyenne de ces 18 cas — est un peu supérieur à 5 mois.

La consolidation fut donc lente en moyenne.

b) Délais de cicatrisation de la plaie. — Ils furent

fonction de l'existence d’une ostéite et de sa persis-

tance.

Les

délais de cicatrisation furent : (nous n’avons

pu la préciser que dans 18 cas sur 19)

Le délai moyen de cicatrisation fut de près de 10 mois en moyenne, donc relativement très long. Au total, les délais de la guérison sont très pro-

longés.

2 mois 1/2 dans un cas; mois dans 3 cas ;

mois dans À cas ; | mois dans 3 cas ; | “4

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