partie profonde de l'oreille externe sont même très rares
bien que AsLAN en ait signalé quelques cas.
Toutes les théories qui ont été émises, tant au sujet de l’étiologie, de la pathogénie, que du siège de ces collections sanguines, ont été de tout temps très discutées et fort controversées. La raison en. est sans doute que l’on a très souvent pris pour des othématomes des épanchements séreux du pavillon, formés aux dépens du cartilage, à la suite de périchondrite par exemple, de même qu’on a l'habitude de désigner, sous le nom d'othématome, cette déformation fibreuse qui reste comme le témoin de l’'hémorragie ancienne. Actuellement, nous devons préciser ce mot d'othématome et le réserver aux collections sanguines ou séro-sanguines localisées au pavillon de l'oreille, développées spontanément ou secondairement entre l'hélix et le tragus sous l'influence d'un traumatisme ou sans cause
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apparente, et dont la conséquence habituelle est une déformation fibreuse permanente. Les femmes les cachent facilement sous un rideau de cheveux, mais les hommes présentent souvent des cicatrices disgracieuses. Nous avons donc autant de raisons pour nous occuper sérieusement de cette petite affection « qui saute aux yeux » et qui est cependant si peu connue. Malgré que nous soyons à peu près fixés sur sa symptomatologie, nous verrons combien il reste de points obscurs à élucider. Notre seule ambition est de chercher, dans les avis des auteurs et de nos Maîtres, ce qu'il y a de plus vraisemblable et de classer les résultats obtenus. Pour la commodité de l'étude que nous voulons entreprendre, nous avons adopté le plan suivant :