‹ Contribution à l'Étude de l'OxygénothérapieChapitre 13 sur 36 · END · texte numérisé non relu

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correspondance et montré qu’elle est à peu près constante pour tous les sujets. On a été ainsi amené à définir une nouvelle grandeur physique qu’on appelle la température « effective ». Par définition, deux milieux sont à la même « température effective », si un sujet qui y est placé pendant un temps suffisamment long, éprouve une sensation égale de chaleur. La valeur de cette grandeur est la température de celui de ces milieux dans lequel l’humidité relative est égale à 100 %. Par exemple, les milieux suivants définis par leur température et leur humidité :

Température 35° Etat hygrométrique 10 % » 32° » 23 > 29° » 43 % > 26° » 68 % >» 24° » 100 %

produisent un même effet de confort : on dit qu’ils ont la même température « effective » et cette température « effective » est, par définition, égale à 24°.

Cette notion empirique a été précisée en recherchant la cause physiologique de la sensation de confort : elle est due à l'égalité, dans tous les milieux de même température effective, de la dissipation de chaleur de l’organisme vers le milieu ambiant. Ainsi, en deux atmosphères équivalentes, les pertes calorifiques d’un même sujet dans de mêmes conditions d’activité sont identiques. D’ailleurs, il en est de même de l’activité des autres fonctions physiologiques : respiration, circulation.

Il est donc important, dans l’oxygénothérapie par la tente à oxygène, méthode où nous plaçons nos malades dans une atmosphère artificiellement conditionnée, de tenir compte des facteurs dont est fonction la température « effective ».

F. A. MissENARD a fait une étude mathématique plus complète du problème et établi la formule de la température « effective », qu’il nomme la température « résultante » en fonction de la température du milieu, des parois de l’enceinte, de l’état hygrométrique de l’air et de sa vitesse relative par rapport au corps : tels sont les facteurs qui, en plus de la composition chimique du milieu, interviennent dans le déterminisme de létat physiologique du malade. Il nous faudrait avoir les yeux fixés sur l’abaque par lequel les Américains ont résolu empiriquement le problème ou sur la formule de MissENARD, et chaque

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fois que nous serions amenés à faire varier l’un des facteurs, faire varier les autres de façon à conserver la valeur de la température « effective » de la tente.

Dans nos observations, nous avons pu réaliser, avec bénéfice, des températures oscillant entre 18° et 22°, avec une humidité relative comprise entre 30 et 60 % : l’âge de nos malades ne nous permet pas de conclure sur la qualité du confort ainsi réalisé !

Cependant, il convient de noter qu’il n’y a pas identité rigoureuse au point de vue physiologique entre plusieurs milieux de même température « effective » : la quantité de chaleur dissipée est la même, mais le mode de dissipation y est différent.

Ainsi, les trois milieux suivants (1) Température 20°; humidité 100 %; vitesse de l’air 0 (2) Température 24°; humidité 20 %; vitesse de l’air 0 (3) Température 26°5; humidité 20 %; vitesse de l’air 2 m/sec ont la même température effective (20°) : la chaleur dissipée dans un même temps v est la même pour un même sujet; mais le mode de dissipation y est différent : l’évaporation est nulle dans le milieu (1); elle est plus intense dans le milieu (3) que dans le milieu (2); par contre, la chaleur transmise est plus forte dans le milieu (1) que dans le milieu (2), et dans le milieu (2) que dans le milieu (3).

Nous pensons que cette question du conditionnement physique de l’atmosphère du malade devra jouer dans l'avenir de l’oxygénothérapie un rôle important.

TENTE A OXYGENE

à circulation d’air par injecteur

(Modèle Heïidbrink).

FIG. 2; CETTE PHOTOGRAPHIE MONTRE LES TROIS PARTIES DE L'APPAREIL; CE SONT, DE GAUCHE A DROITE

A) L’Alimentation constituée du tube à oxygène avec son chariot de transport et du manodétendeur avec son manometre à haute pression et ses deux débitmètres auxquels sont reliés deux tuyaux de caoutchouc : circuit normal à gauche, circuit additionnel à droite.

B) Le Thorax au couvercle duquel aboutissent les deux tuyaux. En avant, on voit la trappe par laquelle s’introduit le panier à chaux sodée; à la partie inférieure, le bac dans lequel s'écoule l’eau de fonte de la glace.

C) Le Capuchon avec ses fenêtres de mica, suspendu à une potence solidaire du thorax. Entre le thorax et le capuchon, on voit le tube d’aspiration; derrière lui et caché par lui se trouve le tube d’admission.

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