‹ Contribution à l'Étude de l'OxygénothérapieChapitre 27 sur 36 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Michèle P..., âgée de 3 mois %, entre, le 18 février, dans le service de M. le D’ Milhit, pour convulsions. L’enfant n’a aucun antécédent héréditaire. Au premier examen, l’enfant est raide, dyspnéique avec polypnée légère (40); ses cris ont un timbre étouffé. Elle présente des signes de rachitisme. Dans les jours qui suivent, la raideur s’accentue; à la base du poumon gauche s'entendent des râles humides et, au sommet droit, un souffle. L’anoxémie se manifeste par la dyspnée intense avec battements des ailes du nez, tirage sus et sous-sternal; par la polypnée marquée avec 60 mouvements.

L'enfant est placée dans un état grave sous la tente à oxygène, au 8° jour de la maladie. Nous maintenons la concentration aux environs de 60 %. La médication adjuvante par la vaccinothérapie et les toni-cardiaques est continuée; un abcès de fixation est provoqué. On a peu d'action sur la polypnée qui, avec quelques rémissions, se maintient à 60. La dyspnée s’atténue à peine. La cyanose n’est jamais apparue, mais l’enfant est souvent agitée, Les signes pulmonaires semblent rétrocéder, quand le décès survient après 11 jours de traitement.

C’est un échec : aurait-on pu l’éviter en commençant l’oxygénothérapie plus tôt ? La précocité du traitement est certainement un élément favorable qui nous fait souhaiter de voir nos services dotés d'appareils en nombre suffisant pour pouvoir appliquer sans retard cette méthode à la moindre crainte d’un commencement d’anoxémie.

Mais en l’espèce, nous pensons que les convulsions, la raideur, la dyspnée intense, que la malade présentait en entrant au service, témoignaient d’une atteinte profonde de son organisme et qu’il était sans doute déjà trop tard pour entamer la lutte avec espoir.

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