‹ Contribution A L'étude De L'urano-Staphy Lorraphie Et De Ses RésultatsChapitre 23 sur 27 · DETTE · texte numérisé non relu

DETTE

Le 23 octobre, la malade n’a pas dormi, elle est agitée, elle ne s’est pas alimentée.

Pas de fièvre cependant, mais beaucoup d’agitation.

24 octobre. — Hier soir, une assez forte hémorrhagie s’est déclarée que la sœur a arrêtée par la compression digitale.

La jeune fille a eu une syncope de peu de durée. Ce matin, uous la trouvons pâle, très agitée, très énervée. On est obligé de la forcer à prendre du bouillon. Le pouls est petit et fréquent.

Des caillots de sang sur le pilier droit du voile du palais qui a fourni le sang. On ordonne du thé au rhum additionné de vingt gouttes de perchlorure de fer.

25 octobre 1884. — La nuit a été bonne. Il y a eu trois heures d’un bon sommeil. La jeune fille est bien reposée. Aucun écoulement de sang depuis hier.

Le pouls se relève.

26 et 27 octobre. — La jeune fille reprend des forces. Elle prend des bouillons, des jus de viande et des purées plus facilement. Le pouls est à 80. L'aspect de la suture est satisfaisant. Toutes les sutures ont bien tenu et la réunion paraît assurée.

29 octobre. — La malade s’alimente bien. Pas de fièvre, bon sommeil. Aucune des sutures n’a lâché et la réunion parait assurée.

31 octobre. — On enlève le second fil. La réunion est parfaite dans toute l’elendue, excepte tout-à-fait à la pointe de la luette qui présente un peu de bifidité.

4 novembre. — Les deux derniers fils sont enlevés.

La malade sort complètement guérie le 2 novembre.

/ À ce moment, on ne constate pas grande amélioration dans l'émission des sons. La malade à peu gagné à l'opération sous le rapport de la phonation. Je l’engage à réapprendre à parler ; mais elle a hâte de rentrer chez elle, en province.

Jai revu cette jeune fille le 26 mars 1881. Elle sortait de chez le D' Chervin, où elle avait passé un mois. À ce moment, elle accentuait toutes les syllabes et prononcait lentement, mais très distinctement tous les mots.

Pendant ce mois, elle avait fait de tels progrès que je n’hésite pas à croire qu'aujourd'hui elle doit parler couramment comme

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