DÉRIVÉS
C’est ainsi que l’on a obtenu :
L'urosélectan B. — C’est un sel disodique de l'acide 3,» d’iodo* pyridoxyl N méthyl dicarbonique. Il contient 51,5 % d’iode organiquement fixé.
Il est vendu en ampoules de 20 centimètres cubes, dont le contenu est directement injectable. Sa moindre toxicité tiendrait à la diminution de la dose du produit (15 grammes) et à l’addition de sucre inverti à 10 %.
Il nous faut signaler aussi :
Le dragnorénol, également sel de l'acide 3,5 d’iodo‘ pyridoxyl N méthyl dicarbonique.
Le tlénébryl, di-iodo méthane sulfonate de sodium. Le ténébryl est la plus opaque des substances employées. En outre, il nécessite le moins de temps entre l'injection intraveineuse et la prise du cliché radiographique. Sa toxicité est nulle aux doses utiles.
L'abrodyl, mono-iodo-méthane sulfonate de sodium.
En comparant l’urosélectan B avec l’abrodyl, on peut dire qu’alors que ce dernier s'élimine plus rapidement et
Er
avec plus d'intensité, l’urosélectan B sert mieux pour l'étude des ombres rénales. |
Il est intéressant de signaler que l’abrodyl est considéré par beaucoup d’auteurs comme préférable à lurosélectan. La préparation à injecter est plus facilement et plus rapidement réalisable. On dissout 20 grammes d'abrodyl, poudre blanche cristallisée et inodore, contenant 52 % d’iode, dans 100 centimètres cubes d’eau distillée. On filtre et on stérilise par ébulition. Cette solution se conserverait mieux et plus longtemps que celle d’urosélectan. À j’abri de la lumière, les solutions stériles d’abrodyl restent stables pendant un temps prolongé.
BAECKEL et SICHEL, de Strasbourg, déclarent n’avoir ainsi observé aucun des inconvénients qui ont été parfois signalés à la suite d’injections d’urosélectan, ou, tout au moins, ces inconvénients n’existeraient-ils qu’à un degré minime : congestion céphalique, sensation de sécheresse désagréable de la bouche et de soif vive, fléchissement du pouls, pâleur, etc. Nous reparlerons de ces accidents par la suite. |
Étude pharmacodynamique
On sait que, expérimentalement, l’inocuité, absolue de l’urosélectan est démontrée par la récupération presque totale du produit injecté dans les urines et par l'impossibilité d'y mettre en évidence de l’iode libre, ce qui confirme la stabilité du produit traversant l’organisme sans subir de modification ni de décomposition. Dans le mémoire qu’il a publié en mai 1932, dans le Journal d’Urologie, JEHIEL, envisageant le problème sous un autre angle, se demande si en dépit de la stabilité de l’urosélectan son introduction dans la circulation sanguine n’est pas susceptible de déclancher des troubles humoraux, peut-être à l’origine de certaines manifestations d’intolérance. JEHIEL a constaté qu’une heure après injection d’urosélectan se produit une augmentation légère de l’urée et de la cholestérine, une diminution, au contraire, des chlorures.
Étude physiologique L'élimination L'urosélectan et les fonctions rénales
ELIMINATION. — L’élimination de l’urosélectan a été précisée, ainsi que nous allons le montrer, radiologiquement et par l'étude physique et chimique des urines recueillies en cours d'examen. Ici aussi les expériences n’ont pas conduit les auteurs à des conclusions absolument identiques. Nous ferons mention des travaux les plus importants.
“ D’après Swick, l’urosélectan s’élimine exclusivement par le rein et sans décomposition; un quart d'heure après l'injection, il n’existerait plus. dans le sang.
TOURNÉ a montré que le premier organe d’élimination est le rein, le foie venant après; la peau sert comme dépôt de réserve. Dans les matières fécales, on décèle de 0,25 % à 1,50 % d’iode.
Les études expérimentales de LICHTENBERGER et de ses élèves semblent prouver que le glomérule joue le rôle principal comme organe d’élimination et que les défauts d'image correspondraiïent à des lésions glomérulaires.
Pour compléter notre étude sur l’élimination de
an
l'urosélectan, nous ne pouvons mieux faire que de rapporter les travaux de HECKENBACH et de ses élèves.
Ils se sont attachés surtout :
a) Au dosage de lurosélectan dans les urines; b) “Aux variations densité urinaire;
c) A l'étude du Ph. urinaire;
d) A l'étude de lurosélectan dans le sang.
Dosage de l’urosélectan dans les urines.
Nous n’exposerons pas les méthodes employées, nous contentant de signaler les résultats.
RESULTATS (D’après JEHIEL, 1932.)