‹ Contribution à l'étude de l'urographie intraveineuse par l'urosélectanChapitre 7 sur 46 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Notre travail n’a pas d’autre but que d’étudier et de publier quelques-unes des nombreuses observations d’urographie intraveineuse pratiquée sur des malades traités à la Clinique d’Urologie de l'Hôtei-Dieu de Toulouse par notre regretté Maître M. le Professeur MARTIN et par notre Maître, M. le Professeur MIGiINIAC, son successeur.

Nous n’avons pas l’intention d’établir un parallèle entre l’urétéro-pyélographie instrumentale et l’urographie veineuse, la première méthode donnant des résultats généralement très supérieurs lorsqu'elle peut être

appliquée. Nous voulons seulement montrer que l’urographie veineuse peut être d’un grand secours en clinique,

Elle permet, dans bien des cas, au praticien un peu expérimenté, de se passer de l’aide du spécialiste.

Elle a une valeur de confirmation lorsque la clinique et les examens de laboratoire orientent vers un certain diagnostic.

Elle s’impose lorsque le cathéterisme et la cystoscopie sont impraticables « pour des raisons anatomiques, pathologiques ou techniques », en un mot lorsqu'il y a impossibilité de l'examen et de l’exploration de chaque rein séparément.

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L’urographie veineuse permet d'apprécier le volume et l’état du bassinet et de l’uretère sans imposer de distension mécanique : ainsi les organes urinaires sont saisis à leur véritable place et l’on évite par cette méthode des examens particulièrement pénibles.

Rappelons que l’urographie veineuse consiste à obtenir une image du bassinet et de l’uretère par suite de l’opacité offerte aux rayons par une substance spéciale qui s’élimine par le rein après avoir été introduite dans la circulation veineuse. ES |

Nous ferons objectivement état, au cours de notre étude générale de lurosélectan, des principaux travaux qui ont été effectués, des théories et hypothèses qui ont été émises. Nous présenterons quelques clichés qui nous ont paru particulièrement suggestifs.

Étude Historique

Préconisé par VON LicHTENBERG et Swicx, en 1919, lurosélectan a succédé à bien des produits chimiques introduits par voie digestive et par voie intraveineuse pour rendre les reins opaques aux rayons X.

En 1923, OSBORNE, SUTHERLAND, SCHOLL, ROWNTREE, avaient utilisé l’iodure de sodium. Volkmann, en 1924, essaya, dans le même but, le bromure de sodium et l'iodure de lithium. RosENo associa l’iodure de sodium à l’urée qui, dans cette combinaison, par son action diurétique, servait de support à l’iode. Cette méthode fut très critiquée et, malgré les résultats assez satisfaisants obtenus, ne résista pas aux objections formulées par SUMACHER et RAvasiNI En 1924, RavicH préconisa le néosilvol et NEUSWANGER, en 1928, l'huile iodée. Dans l’ensemble, toutes ces substances ne donnaient que des images médiocres et provoquaient trop souvent des accidents sérieux chez les patients. LICHTENBERG et SWICK, les premiers, obtinrent d’intéressants résultats par lurosélectan. Les premiers essais, alors que la méthode n’était encore qu'imparfaite et que le produit employé

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. n’avait pas la constitution chimique connue aujourd’hui,

furent marqués de quelques accidents graves, voire de cas de mort. Certains auteurs, trop pressés de critiquer, qualifièrent les résultats de désastreux, et il est regrettable que cette opinion hâtive trouve encore quelques échos dans le monde médical. Actuellement, à part des réactions passagères et sans importance, l’urographie veineuse est devenue une méthode sûre et sans danger,

à la condition évidemment d’être employée à bon escient dans les conditions voulues. Nous reviendrons d’ailleurs sur ce point dans la suite de notre étude.

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Études physiques et chimiques de l'urosélectan

Nous étudierons d’abord le produit initial et ensuite les dérivés qui lui ont été substitués.

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