HISTORIQUE
Ce fut Butlerow qui le premier, en 1860, réussit à préparer l'Urotropine, mais ce fait passa à peu près inaperçu et il faut arriver à Nicolaïer en 1894 pour trouver une étude à peu près complète de ce corps. C'est Nicolaïer qui Pappela Urotropine (rc oeov urine reeretw modifier) parce que, dit-il, ce produit employé chez l’homme, modifie profondément les urines sans se décomposer.
Entre Butlerow et Nicolaïer il est un nom que nous devons citer dans l'historique de l'Urotropine; c’est celui de Bardet. Celui-ci en effet signale le premier, en 1894, l'existence de la base hexamethylène-tétramine, qu'il à baptisée Formine et à l’aide de laquelle Trillat son élève, a obtenu une série de dérivés. Il continue ses essais avec la collaboration de M. Albert Robin et en 1900 il se prépare à publier un travail sur la question, lorsqu’en rassemblant les renseignements bibliosraphiques nécessaires, il constate que le médicament qu'il avait le premier signalé en 1894, se trouvait
connu et très employé en Allemagne comme un médicament découvert par Nicolaïer, médecin principal de la clinique de Gœttingue, qui lui avait donné le nom d'Urotropine.,
Après Nicolaier, les travaux abondent sur ce médicament. On l'expérimente de diverses facons et on multiplie ses applications dans les affections des voies urinaires. Les uns, tels que Casper, Elliot, Cohn, Lœbisch, Orlowsky, Kelly, Wileox, Heubner, montrent son action antiseptique en général et sa propriété d'arrêter les fermentations ammoniacales de l'urine. D’autres, comme Rosenfeld, Cohn, Neumayer à l’étranger, et tout dernièrement en France M. Ch. Vinay l’'appliquent avec un certain succès dans le traitement de la diathèse urique.
Enfin, et c’est là un point à peu près nouveau, Drake, Richardson, Horton-Smith et Neufeld préconisent l'emploi de l'Urotropine dans la bactériurie typhique dans un but prophylactique contre la propagation de cette maladie.