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À ces taches succèdent rapidement des élevures très rouges, quelquefois rosées seulement, ou bien des papules ortiées entourées d'une auréole rouge : test souvent le premier symptôme qui attire l'attention et il est signalé par tous les auteurs: pour Perrin, c'est le phénomène initial; pour Kaposi”, l'affection commence par des éruptions successives d'érythème versicolore, généralement ortié, mais à élevures persistantes, irritables ou exeitables, pouvant mème être provoquées arüficiellement.
Gr. Little constate aussi que la première éruphon est du type urlicarien.
Au bout de quelques temps, les éléments changent de coloration : de rosés ou rouges, 1ls passent au brun plus ou moins foncé ; en même temps ils s'affaissent ét diminuent sensiblement de hauteur. La disparition de l’élevure rouge primitive est nettement signalée par Lasanski : il la vit, dans un cas, pàlir, puis disparaitre en quelques heures, laissant une tache brunâtre, sans aucune salle.
Hallopeau et Leredde* constatent aussi que les lésions, d'abord érythémateuses, papuleuses et orliées, s'atténuent graduellement, tout en prenant une teinte bistrée, qui vient doubler la coloration rouge, et persiste après la disparition de cette coloration.
Brocq a noté que les éléments du début peuvent être bien nettement urticariens, avec centre blanehàtlre
! Perrin, in Pratique dermatologique, &. IX.
* Kaposi, traduct. Besnier et Doyon, 1891.
$ Halloppeau et Leredde, Traité de dermatologie.
surélevé et zone périphérique rouge, Au bout d'un cerlain temps, les élevures s'affaissent, se pigmentent. et prennent graduellement une teinte variant du brun Au jaune clair,
Cette transformation des saillies urlicariennes en plaques brunes se fait en un temps variable : de quelques heures à quelques jours (Raymond, Brocgq) : pour Perrin, la plaque pigmentée succéde presque immédiatement 4 l'élevure ortiée; dans une observation de Bréda la transformation se serait faite en une vingtaine de jours. |
Nous ne nous occupons ic: que du début ordinaire de la maladie et non de la pigmentation produite sur des levures ortiées, soit expérimentalement (cas de Feulard, en 1885) soit à la suite de grattages ; dans ces observations, fort rares d'ailleurs, l'évolution en taches
pigmenlées serait trés rapide.
L'affection peut commencer par dé symplômes différents de ceux que nous venons de citer, D'apres Gr. Little, on aurait signalé de nombreux cas dans lesquels les premieres lésions auraient été bulleuses, pleines de liquide clair ou jaune citron. Nous n'avons guère pu relever, dass cette forme, que l'observation de M. Morris (obs. I), où ie petit malade auraït eu. dés sa naissance, deux vésicules bulleuses qui évoluérent ensuite, comme des lésions ordinaires d’urticaire
Quelguefois, enfin, les macules auraient apparu sans aucune éruption préalable (Gr. Little), sans taches primilives ni saillies uriicariennes. Ce dernier cas est peut-être un de ceux qui n'ont pas été remarqués dés
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le début, ce qui est assez fréquent. Il arrive souvent, en effet, que la maladie ne donne lieu, en dehors de la coloration des plaques, à aucun symptôme capable d'attirer l'attention : faiblesse, prunt, fièvre, etc. (obs. XXXI, de MM. Nicolas et Moutot). L'enfant parait bien portant, ne se plaint pas, et la dermatose n'est signalée qu'à l'occasion d'un examen complet du corps ; d'un bain, par exemple (obs. de Gr. Little).
Chez l'adulte, il arrive aussi que l'affection débute très insidieusement : le sujet de Bohac (obs. XV), apprit par sa femme qu'il avait des taches rouges sur le corps, il n'en avait ressenti aucun malaise.
La plupart des malades reconnaissent pourtant avoir eu des démangeaisons, très violentes parfois, au moment de la première poussée urticarienne : les enfants, eux aussi, souffrent souvent de l’éruption, ils peuvent avoir de la fièvre et se plaignent assez vivement surlout quand 1ls sont couverts de vêtements chauds ou que la température est élevée ; 1ls souffrent moins quand ils son! déshabillés, sans pourtant être trop exposés à l'air, et ils peuvent dormir la nuit, ce qui explique le peu de gravité des symptômes généraux.
Quant à la localisation des premières taches, elle est très variable : elles apparaissent, en général, sur le dos ou sur la poitrine, quelquefois sur la partie supérieure des cuisses. On ne connaît pas de cas où elles auraient apparu, d’abord, sur la figure.
Nous ajouterons que les premières macules ne rétrocèdent que rarement; dans l'observation de MM. Nicolas et Moutot (obs. XLIT), quelques éléments avaient