CONCLUSIONS
Arrivé au terme de cette étude, nous croyons pouvoir <n résumer comme suit les conclusions :
1° L'uzara est une Asclépiadacée dont la détermination botanique exacte n’a pas encore pu être réalisée, car on n'importe en Europe que la racine de cette drogue, racine dont l'étude histologique ne permet pas la détermination botanique exacte.
2° À. — L'action de l’uzara sur l'intestin est différente selon qu'on opère sur l'organe in sit ou isolé. Sur l'organe in situ, l’uzara provoque une diminution du tonus et un arrêt dans la contraction de la musculature circulaire. Sur l'organe isolé, l’uzara provoque une contraction presqué tétanique de cet organe. Si l'on paralyse les ganglions du système nerveux végétatif par la spartéine, ou si, plus simplement, on pro- ‘ède à l’ablation de tous les ganglions du plexus solaire, on constate que l’uzara agit alors sur l'intestin in situ comme sur celui isolé, c’est-à-dire en le contractant.
L'interprétation qui paraît la plus exacte de cette
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action paradoxale est que l’uzara à une double action. D'une part il excite les ganglions du système nerveux. sympathique (action nerveuse frénatrice). D'autre part il excite les fibres lisses de l'intestin (action musculaire: contracturante). Mais dans l'organisme f'inhibition l'emporte toujours sur la motricité, comme en mécanique le frein l’emporte sur le moteur. Aussi sur Panimal normal, c’est l’action inhibitrice qui prédomine et l’on a un arrêt du péristaltisme intestinal. Par contre, vient-on à supprimer l’action nerveuse frénatrice, on obtient aussitôt l’action musculaire contracturante. B. — Si l’on a bien compris cette double action physiologique de l’uzara, on peut facilement établir la différence, d’une part avec l’opium paralysant la musculature lisse de l’intestin, d’autre part avec l’adrénaline provoquant l’inhibition des contractions intestinales par excitation des terminaisons du système nerveux sympathique.
3° L’uzara s'emploie en thérapeutique sous la forme d’un extrait hydro-alcoolique sec, complètement soluble dans l’eau. Il s'emploie par voie buccale, à la dose: de o gr. 20 à o gr. 30 pro die. Mais sa toxicité per os étant très faible (la dose toxique chez le chien est de 0 gr. 18 par kilog.), il semble qu’on aurait intérêt à augmenter dans d'assez grandes proportions les doses thérapeutiques actuellement employées.
PURE Ce
4° L'uzara est antidiarrhéique et fortement antidysménorrhéique. Certains auteurs lui reconnaissent des propriétés amibicides.
Son action thérapeutique demanderait un travail particulier d'observations cliniques, pour fixer vraiment d’une manière expérimentale son indication exacte dans les nombreuses affections que nous avons envisagées.
Vu, le Doyen : Vu, le Président de Thèse :
BALTHAZARD. LOEPER.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,
S. CHARLÉTY.
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