‹ Contribution à l'étude de la Bilharzia HematobiaChapitre 9 sur 24 · RASE · texte numérisé non relu

RASE

de gouttière nommée canal gynécophore, où se loge la femelle.

La gouttière, lisse au fond, est munie sur les bords de petites épines destinées à fixer plus solidement la femelle en place. |

Les deux ventouses ont un diamètre de 0""08 : elles sont en saillie, et sont distantes l’une de l'autre d’environ 0"m295.

La ventouse buccale est triangulaire ; la ventouse ventrale est arrondie, et sert à fixer l'animal.

Le tube digestif s’ouvre au fond de la ventouse orale: il se divise en deux branches en avant dela ventouse ventrale, contourne l'appareil génital, et se réunit en arrière en un seul tube terminé par un cul-de-sac.

L'appareil excréteur présente trois troncs principaux : un médian et deux latéraux.

Les testicules sont représentés par 5 ou 6 vésicules, se déversant dans un canal déférent unique qui s'ouvre dans le canal gynécophore, non sans avoir traversé d’abord une vésicule séminale contractile située au voisinage de sa terminaison.

20 Femelle.

La femelle diffère totalement du mâle au point qu'on a été tenté de les prendre pour deux animaux différents. Presque cylindrique, à peine rubanée, grêle, lisse, transparente, elle a une longueur bien supérieure à celle du mâle et qui atteint de 16 à 19 millimètres. Aussi débordet-elle en haut et en bas les deux extrémités du canal gynécophore. Chez elle, l’appareil excréteur est plus déve-

loppé : le canal médian est plus distinct et plus long. Le cœæcum médian qui termine l'appareil digestif est enroulé en Spirale. Le pore génital est situé sur la marge postérieure de la ventouse ventrale. L'ovaire est lobé et la

glande coquillière très développée. Le canal de Stieda, ou de Laurer ne paraît pas exister.

3° Œuf.

L'œuf est ovale, allongé, il accuse environ de 150 à 160 de long sur 60 y de large ; il est formé d’une coque chitineuse épaisse et résistante enfermant un embryon ; on ne trouve pas trace de cet opercule ou clapet, si caractéristique, que présentent d'ordinaire les œufs de Trématodes ; l’un des pôles plus étroit que l’opposé, se termine par un prolongement épineux très effilé que l’on retrouve sur le côté d’une manière constante semble-t-il sur les œufs trouvés dans le rectum. ;

Dans ce dernier cas l’éperon est plus voisin de l’extrémité renflée de l’œuf.

Le prolongement épineux est long de 25 en moyenne.

Cahier donne de l’œuf, dans la revue de la société de biologie, une description que je résumerai en quelques mots:

«Forme de fuseau ou de toupie d'enfant ; membrane à double contour ; éperon très pointu; contenu transparent granuleux ; souvent renferme l'embryon avec son rostre ou proboscide dirigé vers l'éperon, ayant l'aspect d’un corps ovoïde également à double contour et séparé de la coque ovulaire par une couche de liquide granuleux. L'embryon est d’abord immobile et sans revêtement ciliaire. Puis Les

TT cils paraissent et déplacent le liquide « amniotique » el les globules qu'il contient.

L'œuf est déchiré par le rostre de l'embryon ou éclate de lui-même sous l'influence de l’eau, pour laisser échapper

l'embryon, et les globules. »

4° Embryon.

L'embryon est contenu dans l'œuf. Lorsque la coque se brise, il en sort muni d’un très grand nombre de cils vibratils, et présentant une ébauche d'appareil digestif réduit à trois ou quatre cœcums gastriques. Il ne tarde pas à se rompre pour laisser échapper des masses sarcodiques dont on ne saurait préciser complètement l'évolution ultérieure.

Souvent formé dans l’œuf avant sa rupture, il ne se développe que dans l’eau : ce milieu d’ailleurs n’est pour lui que transitoire et lui permet de passer dans le corps d’un intermédiaire qui est un animal aquatique, probablement un mollusque (Raphaël Blanchard, Sonzino) où, après plusieurs transformations successives mal connues, il s’introduit dans le tube digestif et devient la Bilharzia adulte inoffensive par elle-même mais redoutable par l’émission continue de ses œufs, qui sont toute la maladie.

Je ferai ici comme pour l'œuf, reproduisant brièvement les caractères de l'embryon d’après Cahier.

«190 y de long sur 80 y de large, quand il est ovalaire car sa forme varie et peut être sphérique, allongée (mille pattes) ressembler à une larme, à un cône, a un sablier à 2 ou 3 renflements, à un cerf-volant avec sa queue.

Enveloppe a double paroi munie d’une proboscide susceptible de s’allonger ou de se rétracter.

Si) ee

Cils vibratils sur toute la surface externe sauf au niveau du rostre ; ces cils sont égaux de longueur, triangulaires implantés par la base, dirigés d'avant en arrière, plus larges et plus fournis vers le rostre.

Le rostre présente quatre arêtes ou canaux, partant de sa pointe, divergeant en arrière et se terminant dans 3 ou 4 cœcums flottant dans un liquide qui remplit l'embryon (un des cœcums paraît nettement biloculaire ce qui justifie ce nombre de # indiqué par l’auteur).

Les cœcums sont ponctués. En arrière on devine quand l'embryon est très allongé, ‘une série de canaux sinueux ou flexueux, ou d'espaces lacunaires, terminaison de tubes rectilignes qui naîtraient autour du rostre près de l’'abouchement des cœcums.

Les ponctuations pourraient être les orifices des canaux.

Le liquide amorphe contient de nombreux globules petits et gros : ceux-ci réfringents et à noyaux très mobiles qui à un moment, leur enveloppe se brisant, s’échappent, lorsque le globule interne auxquels ils appartiennent est lui-même sorti de l'embryon par un point de sa surface. Quelquefois certains globules s’accolent à l'embryon et le déforment.

D’autres fois de gros globules tapissent la face interne de l'embryon qui semble revêtu de cabochons.

L’embryon se meut rapidement (20 cm. à la minute) en ligne droite ou en cercle, en tourbillonnant sur lui méme en hélice, en chien se mordant la queue, écartant ainsi les globules blancs ou rouges qui l’approchent,.

Lorsqu'il se trouve dans les conditions voulues pour sortir de l'œuf, il balance son rostre alternativement à

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