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9. Congestion. Pas de dégénérescence graisseuse. Bordure conservée avec ses caractères normaux.
6. Congestion très marquée en certains points où la bordure est disloquée. Infiltration graisseuse surtout accusée autour des espaces portes. Granulations peu nombreuses.
7. Très nombreuses granulations. Dégénérescence graisseuse complète autour des espaces portes ne respectant pas la bordure.
8. Coexistence de gros nodules cancéreux et de nombreuses granulations tuberculeuses. Bordure disloquée.
9. Nombreuses granulations. Congestion très marquée ayant disloqué la bordure en certains points. Quelques points peu étendus d'infiltration graisseuse.
Nous avons réuni dans un même chapitre les congestions du foie, qu’elles soient passives ou actives, avec la tuberculose, parce que, dans cette dernière affection, les lésions dominantes, en dehors de celles crées par l’existence même des nodules tuberculeux dans le parenchyme hépatique, sont d'ordre congestif. Dans la plupart des coupes que nous possédons, et dont l’énumération et la description viennent d’être faites, les lésions tuberculeuses dérangent fort peu la structure intime de l’organe. Deux exceptions : dans les préparations 3 et 4 les granulations tuberculeuses, par leur confluence, ont détruit le tissu des organes. Partout ailleurs la bordure existe, et les lésions sont celles de la congestion. Il nous suffira donc d'étudier le mécanisme de ces dernières.
Comme nous l’avons vu dans le chapitre premier, de nombreux pertuis, espaces laissés libres entre deux cellules de la bordure, livrent passage à des ramifications veineuses portes. Que sous l'influence de la congestion ces cellules viennent à être comprimées en haut, en bas, à droite, à gauche, de dedans en dehors, ou bien elles se laisseront aplatir, détruire par cette pression, quand leur jonction est tellement solide qu’elle résiste à ces pressions combinées, ou bien elles échapperont à ces pressions en avançant du côté du tissu conjonctif en somme assez lâche de l’espace de Kiernan. Ceci se produira
quand le ciment intercellulaire qui les unit aura été détruit sous une influence adjuvante. De cette façon les cellules seront en grande partie épargnées, au moins celles de la bordure. C’est ce dernier genre de lésions que nous constatons dans presque toutes les congestions actives, quand il y a, en même temps que des lésions congestives, des lésions cellulaires, à la vérité peu apparentes. Dans les congestions passives et notamment dans le foie dit cardiaque, les cellules des travées hépatiques sont les premières atteintes, et les cellules de la bordure conservées, à moins que, toutefois, la dilatation des capillaires ne s’étende jusqu’à elles. Dans ce cas alors, elles sont irrémédiablement compromises, elles sont détruites comme les autres, encore qu’elles résistent plus longtemps, comme le prouvent certaines préparations et notamment la préparation 17. Il arrive souvent du reste que l’infiltration ou même la dégénérescence graisseuse vient ajouter ses effets à ceux de la congestion pour détruire l'intégrité du lobule. Nous verrons dans le chapitre suivant le rôle de la bordure et son état dans ces différentes lésions.