Tissu hépatique comprimé, écrasé. Pas de bordure
13. Infiltration leucocytaire très marquée des espaces portes. Congestion excessive ayant amené en certains points la disparition des cellules hépatiques.
14. Congestion très intense autour des espaces portes disloquant la bordure. Infiltration graisseuse centro -lobulaire.
45. Gros nodule secondaire refoulant le tissu hépatique. Congestion marquée ; pas de bordure.
16. Gros nodule secondaire étouffant le tissu hépatique. La bordure existe en certains points. En d’autres, les plus nombreux, elle est disloquée par les bourgeons épithéliaux qui pénètrent dans les capillaires perforants.
17. Très nombreux ilots épithéliaux situés principalement dans les espaces portes, s’insinuant entre les cellules et disloquant la bordure.
18. Deux gros ilots d’épithélioma comprimant le tissu hépatique. Très nombreux points congestifs au niveau desquels les cellules hépatiques ont disparu. Pas de bordure.
Ainsi qu'il était facile de le prévoir, au foie comme dans les autres organes, le cancer ou l’épithélioma substilue sa propre substance à celle de l’organe dans lequel il se développe. Il serait intéressant de savoir, pour les cancers primitifs du foie, pour l’adéno-cancer notamment, le rôle que peuvent jouer les celluies de la bordure. L’heureuse rareté de ces lésions ne nous a pas permis d’amasser le nombre de préparations nécessaire pour nous faire une opinion à ce sujet. Les coupes que nous avons de deux adéno-cancers cirrhotiques représentent des lésions à un stade trop avancé. Nulle part dans nos préparations nous n’avons pu voir d’une façon suffisamment nette les cellules de cette bordure se transformer en cellules adénomateuses. Il n’y aurait cependant rien d'étonnant à ce que les dernières ne fussent que la transformation des premières.
Dans les cancers secondaires du foie, de bonne heure se produit la désorganisation du lobule. Les bourgeons néoplasiques envahisseurs pénètrent le lobule en suivant les capillaires sanguins, contournent les cellules hépatiques comme
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ces capillaires eux-mêmes, les entourent et par leur développement rapide les étouffent, les séparent les unes des autres.
‘ Elles ont la besogne facilitée du fait que les cellules, dans le plus grand nombre des cas, sont déjà fortement atteintes par la congestion qui existe presque toujours. La bordure épithéliale située à la périphérie du lobule est la première atteinte et disparaît, laissant ce lobule sans protection contre l’envahissement du tissu néoplasique.