‹ Contribution à l'étude de la Bourse Séreuse Préthyroïdienne et de son HygromaChapitre 15 sur 34 · Arch. de méd · texte numérisé non relu

Arch. de méd

ne rai anté-thyroïidienne, pour la distinguer bien nettement. Voyons cependant ce que la dissection m'a montré; sur huit ou dix sujets que j'ai examinés jusqu’à ce jour, les résultats ont été à peu près négatifs ; la peau enlevée, j'ai trouvé un tissu cellulaire lamelleux, lâche et très mobile, au-devant de l’angle du thyroïde; mais je n’ai presque jamais pu, par l’insufflation ou la dissection, isoler une cavité distincte. Deux fois seulement chez l’homme, j'ai vu le tissu cellulaire former dans ce point des aréoles très-lâches ; de là à la formation d’une poche, il n’y avait, je dois le dire, qu’un degré.

« Dans un seul cas, j’ai pu isoler une vraie cavité irrégulière, mal circonscrite, mais assez vaste, chez un vieillard dont l’appareil laryngien était très saillant et très développé. Tout en admettant la possibilité de la bourse synoviale anté-thyroïdienne de Béclard, je la regarde comme beaucoup plus rare qu’on ne le pense, puisqu'elle a manqué absolument sur plus des deux tiers des sujets que j’ai examinés.»

Marchessaux et Fleury, dans un travail publié en commun et paru dans les Archives de médecine de 1839, décrivent longuement toutes les variétés de tumeurs kystiques du cou, sans signaler cependant l'existence de l’hygroma préthyroïdien.

Les travaux publiés depuis l'important mémoire de Verneuil n’ont pas fait beaucoup avancer la question. Dans leur Traité d'anatomie descriptive, Cruveilhier la passe sous silence, et M. Sappey n’en

parle que pour la confondre avec la bourse séreuse

décrite par Boyer. Indiquée (mais rien de plus et en passant seulement) par MM. Marc Sée (1), E. Kœberlé (2) et Tillaux (3), la bourse préthyrodienne n’a pas, dit Corson (4), attiré l’attention du professeur Richet; nous lisons, en effet, à la page 635 de la 5° édition de son Anatomie médico: chirurgicale :« On-peut même dire que le canal laryngo-trachéal est plongé au milieu d’une atmosphère celluleuse à larges mailles qui n’est pas sans une certaine analogie avec les bourses dites séreuses; cette atmosphère se continue avec le tissu cellulaire des médiastins ».

Nous devons ajouter cependant que la bourse séreuse préthyroïdienne a été soupçonnée par M. le professeur Duplay. Dans son Traité de pathologie externe (5), il dit : « Les hygromas du cou, c’est-àdire les collections formées dans les bourses séreuses affectent pour siège la ligne médiane, au niveau du cartilage thyroïde et de la membrane thyrohyoïdienne... »; et plus loin: « Il faut décrire deux variétés de kystes médians, sorte d'hygromas, qui siègeraient l’un dans la bourse séreuse préthyroïdienne, l’autre dans la bourse séreuse thyrohyoï-

dienne, laquelle, ainsi qu'on le sait, se prolonge en

1. Dict. encyclop. des sciences médicales : bourses séreuses. 2. Dict. de médecine et de chir. pratiques : bourses séreuses. 3. Traité d'anatomie topographique.

A. Loc-rcit.

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