‹ Contribution à l'Étude de la Calcification des incisives et canines permanentesChapitre 7 sur 22 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Rappelons en premier lieu et succintement les principaux travaux qui ont trait à la chronologie de la formation des dents.

MAGITOT établit le premier, en 1873, une table de calcification qui mérite une attention particulière.

Dans cette table, Magitot place le début de la calcification des dents permanentes antérieures au premier mois de la vie. 4

Dans une publication parue huit mois plus tard, il modifie cette date et adopte pour les canines le troisième et quatrième mois.

Il est intéressant de noter qu’il reconnaît clairement l’importance des hypoplasies de l'émail pour s'assurer du développement chronologique des dents.

BLACK, en 1883, dans une table personnelle, fixe la calcification :

De l’incisive centrale à un an ;

De l’incisive latérale à deux ans ;

De la canine à trois ans.

PEIRCE, en 1884, publie un diagramme original qui a été reproduit dans la littérature du monde entier. D’après ce diagramme la calcification débuterait :

pour l’incisive centrale, à un an;

Sata —

pour l’incisive latérale entre un et deux ans; pour la canine entre deux et trois an.

Ni Black, ni Peirce ne donnent de renseignements sur le matériel scientifique employé. Il est peu probable qu’ils aient examiné beaucoup de mâchoires humaines.

ROSE et ZUCKERKANDL, en 1891 font paraître un important travail sur ce sujet. Ils donnent, en outre, des détails précis sur le matériel et la technique employés.

ROSE travaille surtout d’après des coupes histologiques.

ZUCKERKANDL, étudie une grande collection de de crânes dont il enlève les germes dentaires.

ROSE ne trouve pas de calcification dans les dents antérieures à quatre mois. Mais si l’on juge d’après les dents temporaires, il s’agissait d’un enfant très retardé dans sa croissance.

L’examen de la mandibule d’un enfant de six mois lui permet de faire les constatations suivantes :

Incisives centrales, calcification de 3 mm. de haut ;

Incisives latérales, calcification de 3 mm. de haut ;

Canines, calcification de un mm. de haut.

Rôse poursuit ses investigations jusqu’à l’âge de 3 ans et demi.

ZUCKERKANDL, après de nombreuses recherches constate :

A 3 mois : l’absence de calcification.

A 6 mois : Incisive centrale : chapeau calcifié ;

Incisive latérale : rien :

Canine : chapeau calcifié.

Entre 7 et 9 mois :

Incisive centrale supérieure : 1/3 de la couronne calcifié ; Incisive latérale supérieure : rien ; Canine supérieure : Pointe calcifiée ;

— , À 1/3 de la Incisives centrales inférieures :

A ; Mn couronne Incisives latérales inférieures : hu calcifié

Zuckerkandl a noté, le premier, la différence de calcification entre les incisives supérieures et inférieures dans la première année de la vie. Il a remarqué, en effet, l’absence de calcification entre 6 et 9 mois, mais il se demande s’il s’agit d’une anomalie ou non.

ZSIGMONDY, d’après des observations d’hypoplasies de l’émail a fixé au Congrès de Colombie, en 1893, l’ordre de calcification de la manière suivante :

Maxillaire supérieur :

1° Incisive centrale ;

2° Canine ;

3° Incisive latérale.

Maxillaire inférieur :

1° Incisive centrale ;

2° Incisive latérale ;

3° Canine.

BERTEN, en 1895, étudie des hypoplasies de l’émail.

A l’examen de mâchoires de 5-6-9 mois, il trouve une calcification de l’incisive centrale supérieure, des incisives latérale supérieure et inférieure, des canines supérieure et inférieure.

A 12 mois :

Calcification de 2 mm. sur l’incisive latérale supérieure ;

Calcification de 5 mm. sur l’incisive latérale inférieure.

Il résume ses conclusions sur la calcification dans un diagramme, où est indiqué que la calcification de l’incisive latérale supérieure commence 3 mois plus tard que celle de la centrale et de la canine.

BROOMELL, durant les dernières années du siècle dernier dissèque un grand nombre de mâchoires de foetus et d'enfants. Il ne modifie pas les dates de calcification données par Peirce et Black :

Incisives centrales supérieures et inférieures : début de la première année ; Canines supérieures et inférieures : troisième année.

Dans la littérature allemande, on trouve l’une ou l’autre des tables de Peirce introduites par Preisverk, ou des dates basées sur les travaux de Rôse avec quelques modifications.

En Angleterre, Colyer établit une table personnelle, basée sur des observations de crânes et sur les études radiologiques de Symington et Rankin. Toutefois, les dates ne sont pas précisées en détails. Coyler confirme la simultanéité de la calcification des incisives centrales supérieures, des incisives latérales et des canines inférieures et le développement relativement tardif des incisives latérales supérieures.

Telles sont les opinions les plus intéressantes que nous avons tenues à citer.

On voit, par ce rapide aperçu historique, que les avis des principaux auteurs sont hésitants et souvent même contradictoires.

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