‹ Contribution à l'étude de la cataracte dans l'OxycéphalieChapitre 21 sur 27 · TROT SE · texte numérisé non relu

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D’âutre part, il faut opérer tôt, car si derrière la cataracte se cachent des lésions du nerf optique, il ÿ aura intérêt à intervenir, en particulier dans le cas d'œdème et d’atrophie post-stase.

Actuellement les opérations pour cataracte congénitale portent essentiellement sur le cristallin. Autrefois l’intervention portant sur l'iris avait pour but de créer une pupille artificielle permettant aux rayons lumineux de passer en dehors de l’opacité cristallinienne; à l’iridectomie optique préconisée par Dor, Dolard, Gazet, a été préférée l’iritomie à ciel ouvert de Vincentis, Lagrange et Lawford, mais ces procédés ne sont plus guère employés et l’on intervient sur Je cristallin.

À l'extraction de la lentille par aspiration et succion, préconisée par Laugier, Bowmann, Teale, Coffez, Redard et de Lapersonne, on a opposé le gros danger d’issue de vitré, que les procédés modernes ont considérablement diminué (injection rétro-bulbaire, akinésie).

Il semble que la discision accompagnée de l’évacuation des masses cristalliniennes, traitement pratiqué dans’le service de Clinique ophtalmologique ‘de l’'Hôtel-Dieu de Nantes soit maintenant la règle communément admise pour l’extraction de ces cataractes; on pratique une ouverture le plus large possible de la capsule antérieure, discision circulaire au hystitome tâchant de sectionner un lambeau aussi grand que possible, puis discision du cristallin et extirpation, soit à l’aspirateur, soit à la curette de tout ce

qu’il est possible d’enlever; le seul inconvénient est qu’il est rare qu’une seule intervention suffise; il faut assez souvent faire une retouche pour membranule. Quant au traitement de l’atrophie du nerf ‘optique, il est encore très discuté; il découle évidemment des constatations ophtalmoscopiques et dans quelques cas de l’observation du champ visuel. En présence d’une stase papillaire à la période floride, l’opération à conseiller est la trépanation sous-temporale type Cushing. En présence d’atrophie optique le problème est plus délicat; s’il y a baïsse continue de la vision, la même opération pourra être pratiquée; contre l’écrasement du nerf par le canal optique osseux, Elschnig a proposé l’ouverture du canal optique qui depuis l’ère neuro-chirurgicale ne semble pas irréalisable. On sait que chez l’enfant et l’adulte jeune on peut assez facilement relever les lobes frontaux, lopération devenant beaucoup plus dangereuse chez l'adulte âgé à pédicules vasculaires sclérosés, mais à notre connaissance les neuro-chirurgiens ne l’ont pas encore pratiquée en France au cours de l’oxycéphalie. à

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y OBSERVATIONS

Obs. 1. — (Inédite. Service de la Clinique Ophtalmologique de l'Hôtel-Dieu de Nantes.)

Léone B.., âgée de 7 ans, entre à l'Hôtel-Dieu le 3 mai 1938, envoyée par le Dr G.-P. Sourdille.

Antécédents héréditaires :

Père bien portant.

Mère âgée de 27 ans, n’a pas eu de fausse-couche; présente du nystagmus et un strabisme convergent. L'examen du sang montre un Bordet-Wassermann négatif. Pas de, signes de syphilis héréditaire chez le père et la mère : lobule des oreilles normal, bonne denture.

Grand’mère paternelle très nerveuse.

Pas de mariages consanguins.

La petite malade n’a ni frère ni sœur.

Antécèdents personnels :

L'enfant est née avant terme à 6 mois et demi; dès la naissance son crâne forme en avant un bourrelet que la mère compare à une couronne. A 15 ou 16 mois les parents constatent que le-crâne de l’enfant est anormalement haut. Broncho-pneumonie à 4 ans et demi. La vue de la petite malade très mauvaise lui permet à peine de se conduire et c’est ce qui amène les parents à la faire examiner. ; —

L'examen oculaire montre différentes particularités. Les paupières et leur motilité sont normales; la situation des globles oculaires n’est pas la même à droite et à gauche; l’œil droit est plus bas situé que le gauche et la fente palpébrale paraît plus. grande par suite peult- - être d’une légère exophtalmie.

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De plus la malade présente un nystagmus très important, empêchant d'apprécier avec précision l’acuité vi-

suelle.

Les cornées sont transparentes. Réflexes lumineux normaux. Par l’atropine on obtient une mydriase normale.

Pour les deux yeux, les cristallins sont en place mais présentent une cataracte de type zonulaire.

Examen général et examen des divers systèmes.

La petite malade est maigre, faciès de 10 ans, pâle, les extrémités sont d’une longueur disproportionnée. La tête est remarquable par la hauteur du crâne, et une certaine asymétrie faciale : déviation de la face vers la droite avec abaissement de l’arcade sourcillière et de la

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