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rer atteignent plus de 22 atmosphères dans certaines solutions". on peut aisément juger du travail mécanique effectué contre l'enceinte. Travail si intense qu’il détruirait tout sans l'intervention du frottement qui, lui aussi, est considérable dans les liquides. Cette puissance neutralisante agit d'autant mieux que le contact est plus intime entre les surfaces et que les surfaces sont plus grandes. Or, la surface augmente considérablement par la division des substances, et les substances dissoutes, divisées en molécules très petites, ont avec le solvant une surface de frottement énorme.
Toute modification dans le jeu de ces forces peut être considérée comme redoutable dans ses conséquences. Plus encore dans les solutions conductrices d'électricité, où les ions neutres, les cations et les anions, sont en état d'équilibre instable, toujours prêts à se déplacer sous les causes les plus diverses *?.
Ces changements de densité nous amènent à dire un mot de la tension superficielle et des phénomènes connexes. Pour expliquer la tension superficielle, nous pouvons supposer la surface libre d’un liquide S, deux molécules {a-b) l’une (a) siluée à une distance de la surface libre du liquide plus petite que le rayon d’activité moléculaire, l’autre (b) à une distance plus grande de cette surface libre. Il y aura donc dissymétrie d'action autour de la première tandis que tout sera symétrique autour de la seconde.
La dissymétrie atteint son maximum pour les molécules situées dans le plan horizontal formant la surface du liquide.
Tant qu'on n’est pas à une distance de la surface, supérieure
1 Ces 22 atmosphères sont obtenues dans des solutions sucrées à 342 grammes pour 1000.
? Lewis Yones a donné une image très amusante d'une solution électrolytique. Il compare cette solution à une salle de bal où des couples représentent les ions neutres; des dames et des cavaliers isolés, des ions dissociés. Si à une extrémité des salons se trouvent de superbes miroirs, à l’autre des liqueurs et des cigares, à un moment donné les femmes iront vers les glaces, les hommes au buffet, tandis que les couples eux-mêmes s'arracheront à l'étreinte pour suivre le mouvement.
= HR Se
au rayon d'activité moléculaire il y a des forces tangentes ou parallèles à la surface libre, provenant de la dissymétrie signalée !.
Cette force à laquelle est soumise chaque molécule de la couche superficielle est la tension du liquide qui entre en conflit avec la cohésion puissance attractive de chaque molécule.
Pour calculer cette propriété d’un liquide, la méthode la plus simple semble celle utilisant le compte-gouttes.
En effet, quand une goutte se forme à l'extrémité d'un de ces appareils, le liquide, à la condition de mouiller le verre adhère à la paroi externe du tube effilé. La force en action est la tension superficielle.
À mesure que la goutte grossit, elle se pédiculise formant un rétrécissement nommé gorge, jusqu’à production au niveau de cette gorge d’une rupture.
Soit f la tension superficielle spécifique et p le poids de la goutte :
Soit r’ le rayon du cercle de gorge du compte-goutte on a :
CT MS LE Mais le rayon r' est proportionnel au rayon externe de de l’orifice r,r —Kr, en sorte que l’on a :
2 KP p:.
Si l’on fait écouler par le compte-gouttes un volume V du liquide on obtient un nombre N de gouttes dont le poids est Np.
Si d est la densité du liquide, le volume V pèse V d, d'où
No ddr Nr);
F2 N d ; RE comes Kr
et l’on tire
1 Cf. Physique de Bordier, et autres ouvrages du même auteur (collection Testut).
/ Lie Avec un autre liquide dé tension superficielle f” et de densité d le même volume V donnera un nombre différent N’ de gouttes, et l’on aura de même :
. V d be N'SorkKr
En divisant f/f', on obtient facilement :
FINE NEER REIN d'
RS = ie >< —————— —— ——— ri Vd' NorkKr Nd'
Si l’on prend un volume à égal à 5 cent. cubes et un orifice de 3 mm. de diamètre extérieur, l’eau qui a une tension superficielle f” égale à 7,5 mmg et une densité d'— à 1, donne 100 gouttes. La formule devient donc :
100 d ÉD ne ce Ceci posé, pour connaître la tension superficielle, 1l suffit de prendre la densité du liquide à essayer en divisant son poids par celui de l'eau mise à sa place dans le flacon, de compter les gouttes, puis d'utiliser la formule précédente. Après centrifugation de une heure à 2.600 tours environ, nous avons prélevé du liquide profond et du liquide superficiel d’une solution de sulfate magnésien.
La partie superficielle donnait
d = 1,4, nombre de gouttes en 5 em? — 104, € SE LA00 140 90 X 1,40 817,9 d'où Pete is SCOO PEL RES SRCEPE +, 104 104 104 [= 7,8.
! Si les gouttes étaient supérieures à 140, il faudrait en retrancher le nombre n’
donné par la formule :
la tension f — alors 7,5 x € Î 79 X N=N
int
La partie profonde, au contraire, d'une densité — à 1,9 laisse tomber 120 gouttes,
100 X 1,9 1.425 ARS AE PT Pets Po 120 120