‹ Contribution à l'étude de la centrifugation expérimentale en biologieChapitre 31 sur 51 · NORMAUX · texte numérisé non relu

NORMAUX

Petit axe | Grand axe | Petit axe

Grand axe | Petit axe | Grand axe | Petit axe | Grand axe

eee ee |

925 1,047 1,260 859 1,193 1,320 Su3 DT ) 1,090 812 1,100 € 1,040 845 1,228 Ë 1,080 825 1,210 ô 1,190 857 1,320 55 1,320 839 1,143 1,289 828 1,990 : 1,220 826 1,300 je 1,900 826 1,145 de 1,189 831 1,080 920 1,350 853 1,080 i 1,180 876 1,200 e 1,100 865 1,200 où 1,240 867 , 247 £ 1,110 867 EDG Lo) M : 1,180 855 1,225 1,270 824 1,119 c 1,904 840 1,320 1,200 880 1,940 9: 1,260 910 1,940 k 1,900 g1o | 1,290 1,240 832 1,119 € T,190 810 1120 1,250 810 1,240 É 1,300 823 1,240 5 1209 873 1,240 1,300 932 1,180 ù 1,300 926 1,096 5 1,090 844 1,096 É 1,990 843 1,118 Ë 1,080 845 1,190 1,028 837 1,244 \ 1,07D 835 1,240 1,229 826 1,202 3c 1,350 825 1 ,300 ( 1.169 910 1,200 ) 1,095

910 1,200 ax 1,940 833 1,100 ) 1,000 835 1,229 1,180 820 1,920 + 1,080 1.260 1,930 « 1,105

Total Total Moyenne grands axes petits axes

Grand ares.

206,889 147,718 Pétitaxe,

TaBzrau 45.

CENTRIFUGÉS

Grand axe | Petit axe | Grand axe | Petit axe | Grand axe | Petit axe | Grand axe | Petit axe

1,340 1,218 784 1,190 1,146 960 1,290 : 1,312 960 15220 9c 1,340 814 1,910 1,200 836 1,280 1,200 1,008 1,200 / 1,300 796 1,100 1,288 796 1,250 TS LTS 824 1,300 1,200 824 1,090 ) 1,188 756 1,100 î 1,120 756 1,140 1,100 756 1,199 1,280 . 980 1,110 1,118 480 1,220 1,098 930 1,240 2 1,216 1,030 1,270 1,224 955 1,200 1,100 955 1,296 1,090 829 1,190 936 1,180 914 I ,092 743 1,092 966

CAE

Comparaison Moyenne Total Total Grand axe normal, 54.722,25

grands axes petits axes |Grand axe, 51.208,25 — centrif, 54.208,25

204,833 445,056 Petil axe, 36.264 Petit axe normal, 36.929,5 — centrif., 36.264

TaBLeau 46.

part que la durée de la vie diminue au fur et à mesure qu'augmente la durée du traitement. Enfin, les sujets anesthésiés, c’est-à-dire déshydratés, tinrent le milieu entre les normaux et les autres.

La plupart des papillons, délivrés à temps de leurs cocons qu'ils ne peuvent percer, s’accouplent, pondent, nous le savons.

Mais, que sont leurs œufs ?

Extérieurement, ils n’offrent rien de particulier, ni comme aspect, ni comme couleur. En les mesurant, il nous fut donné d’en rencontrer de normaux, mais aussi de très petits, surtout parmi ceux issus de parents centrifugés plusieurs générations successives au stade chrysalide.

Les chiffres recueillis disant peu de chose pris isolément, nous avons exécuté de nombreuses mensurations que voici (tableaux n°% 45, 46), de manière à rendre les différences plus sensibles.

Si l'on additionne la totalité de ces chiffres représentant la longueur des grands et des petits axes, 1l en résulte une somme! de 51.722,25 pour les grands axes et de 36.929,5 pour les petits, tandis que chez les centrifugés, les totaux moins élevés correspondent à 51.208,25 et 36.264.

Les différences, difficilement exprimables pour les unités deviennent ainsi sensibles.

De prime abord, nous avions eu recours, pour effectuer ces mesures, au micromètre de Leitz, si commode et si précis mais, le nombre d'essais trop considérable à exécuter rendait pénible l’utilisation de cet instrument.

Dès lors, négligeant les chiffres déjà trouvés, nous fimes toutes les numérations avec le sfarret micrometer speed indicator.

Ce qu'il y a de vraiment merveilleux dans le starret, c'est que l'expérimentateur n’a pas à apprécier quoi que ce soit. Il

1 Il s’agit de sommes moyennes produites par l'addition des axes de plusieurs groupes de vers.

ne craint pas, d'autre part, d’écraser l’objet examiné. En effet, un déclanchement automatique empêche le serrage dès le contact produit. On mesure, par exemple, un cheveu sans l’aplatir. La lecture faite, on peut vingt fois de suite recommencer l'opération et trouver les mêmes chiffres.

Le starret, totalement inconnu des naturalistes, mais en usage dans les fabriques de lentilles, se compose essentielle-

Fic. 47.

ment de deux buttoirs!, l'un fixe {b), l’autre (b') à l'extrémité d'un vernier micromètre {v). Le rapprochement des surfaces commencé avec le pas de vis (M) se termine avec le bouton à cliquet (B) dont la manœuvre de déclanchement empêche toute exagération de serrage. Si, pour une raison ou pour une autre on veut conserver quelques instants une indication trouvée, le cran d'arrêt (ar) permet de le faire (fig. 47).

Il était intéressant, après avoir comparé les dimensions des œufs d'examiner leur poids.

Nul besoin d'étudier des lots considérables, les variations

! Bien entendu un système de ratlrapäge permet de vérifier à tout moment l'exactitude du zéro et de la rétablir au besoin.

apparaissent bien plus facilement que pour les mesures de

longueur.

OŒUFS DE VERS A SOIE VARIÉTÉS NOMBRE POIDS dans :

d'œufs centrifugés 0,1 décigramme d’un œuf I FÉMOMSMEMENT PME 149 0 ,00067 2 OEufs centrifugés après hiver. 190 0 ,00066 3 (2) + larves centrifugées . . . . 196 0 ,00064 Deuxième génération.

(S)centrifugés à ponte. 154 0 ,00064 9e fr (4) apréshiver.. 2,20 0 € 159 0,00062 6 (5) + larves centrifugées. . . . 166 0,00060 Troisième génération.

7 (6) centrifugés à ponte. . . . . 164 0,00060 8 (7) + centrifugés après hiver. 165 0,00060 9 (8) + larves centrifugées. . . . 172 0,00058 Pour les raisons indiquées déjà, pas d'expériences sur les papillons.

Le tableau! n° 48 montre que les œufs de Bombyx mori

! Quelques mots d'explications sur la manière de lire ce tableau peuvent être nécessaires.

3 (2) + larves centrilugées, signifie que les larves traitées sont issues de (2), c'està-dire d'œufs déjà centrifugés après l'hiver.

(3) centrifugés à ponte est une abréviation signifiant que ces œufs sont issus de 3, c'est-à-dire de larves centrifugèes, nées ellesmêmes d'œufs soumis à la force centrifuge, etc. Sans cette notation les dernières lignes du résumé deviendraient pour ainsi dire impossibles à écrire.

pèsent en moyenne 0,00067 chacun, et que la centrifugation change peu, souvent même pas du tout, leur poids normal : mais que, par contre, les œufs pondus par des papillons centrifugés au stade nymphe sont fortement modifiés.

L'influence de la centrifugation croit même avec les générations de larves successivement soumises à son action.

Les chrysalides donnent, une fois papillons, des cellules reproductrices moins denses et moins grosses lorsqu'on les à centrifugées.

Quant aux chrysalides, déshydratées dans les mêmes conditions par le chloroforme ou l’éther, elles fournissent des résultats de même ordre, mais moins marqués.

Les cocons issus d’ancèêtres centrifugés à la période nymphale de leur existence, pendant plusieurs générations successives, présentent une particularité curieuse : presque tous sont filés non pas en haut des bruyères', comme les témoins, mais contre le sol. Ils contiennent, en outre, peu de soie. La planche 49, numéros 5, 5’, 6, 6, les montre sous divers angles avec des dimensions moitié plus petites qu'en réalité.

Les cocons provenant de parents et de grands-parents déshydratés au stade chrysalide, sont, eux aussi, inférieurs aux témoins, comme taille, mais d’une façon moins accentuée. La figure 49 (n®%.1, 2, 3, 4) représente deux exceptions qu'il nous fut donné de rencontrer.

Ces cocons, reproduits de face et de profil, en demi-grandeur, offraient en plus de leur fort volume des formes extraordinaires.

Nous venons de voir l'influence exercée par la centrifugation des chrysalides sur les œufs et les cocons.

Voyons donc, enfin, ce qu'il advient des papillons nés

1 Nous avons l'habitude de placer nos vers dans des claies formées de paniers à fleurs en bambous refendus; puis, lors de la montée nous installons tout autour de ces corbeilles des fragments de balais, contre lesquels grimpent fort bien les

.sujets normaux.

de nymphes centrifugées. Là, encore deux cas sont à distünguer.

Ou bien il s’agit de papillons provenant de nymphes soumises pour la première fois à la force centrifuge, où bien il

Fe

FrG. 49.

s'agit d'insectes dont les ancètres furent à chaque génération traités à l'état chrysalidaire.

Voici l'exposé du premier cas :

Sur 135 cocons normaux, 59 furent gardés comme Lémoins, 40 centrifugés quarante-huit heures et 40 seize jours à 900 tours.

Ces divers lots se comportèrent ainsi :

Du 21 août au 4 septembre, il n’y eut pas d’éclosions

parmi les larves soumises à une longue centrifugation, tandis que, durant ce laps de temps, naissaient, au contraire, 40 insectes des cocons témoins et 37 des cocons centrifugés deux jours.

Ces derniers, plus précoces que les témoins, présentaient un faible pourcentage de mâles.

Le tableau n° 50 résume d’ailleurs ces données.

139 CoOCONS normaux, dont :

55 restent comme témoins, 4o sont centrifugés 48 heures,

40 sont centrifugés sans arrêt 16 jours.

Normaux 48 heures 46 jours Date éclosion

o () o 21 août 0 St Ne 0 23 — o 5e AS RS o SD — 0 Her 1020 0 24 — 0 Te ME 0 207 — 1 Q FCI D (o 26 — rt ® HIS CRT D o 27 — RCE oh — o 28 — RCE see 0 2 I ef — o 30 — Je da .Q — o BE — PR 2e 0 1e" septembre.

2 C0 Q — o 2 — LS RE Re, — (9 3 FRE 2 Q — 0 À =

TaBLeau 50.

Les chiffres inscrits dans les colonnes indiquent les éclosions par sexes.

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Quant aux œufs pondus par ces papillons, ils furent mis à éclore plus tard avec des œufs ordinaires et des œufs de papillons déshydratés à la période larvaire.

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