PI. xm, fig
Ce procédé était d'usage courant, comme on le verra, sur les pièces à reflet métallique de bonne époque, sans qu'il ait été constamment employé.
Dans la série des faïences signées, en dehors d'el-Masry, je l'ai trouvé chez el-Ghazal, el-Chaer,1 Abolo,2 mais toujours sur des pièces peu soignées.
Quand on examine les meilleures pièces dans tous leurs détails, on est frappé du contraste qui existe généralement entre la décoration de la face interne, très soignée, et celle du revers, inhabile et grossière. L'intervention de deux mains, douées de talent bien différent, me paraît en ce cas indiscutable, et je retrouve encore ici une imitation des procédés des Chinois rapportés par le P. d'Entrecolles.3
Depuis leur apparition, sous l'ancien empire, jusqu'à leur décadence complète, après la conquête turque, à une époque qu'il conviendra de préciser par de nouvelles recherches, les formes et le mode de décoration se sont bien des fois modifiés. La composition des pâtes et même celle des émaux paraissent au contraire n'avoir subi que des modifications de détail. Les analyses que je donne ci-après, telles quelles m'ont été remises, ont porté sur des échantillons dont le plus ancien était de la xie dynastie et le plus moderne du xvne siècle après J.-C. Je les avais choisis parmi les pâtes qui avaient, à l'oeil, le même aspect. Dans tous les cas la composition a été trouvée sensiblement la même.