‹ Contribution À L'Étude De La Chirurgie Complémentaire Dans Les Cancers Du Col De L'Utérus Aux Stades I Et IIChapitre 6 sur 42 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il n’est point ici de notre intention de traiter des considérations thérapeutiques à propos de tous les cancers cervico-utérins, mais d'essayer, malgré l’énorme littérature accumulée au cours d’un demi-siècle de discussions, d’exposer les principales conduites chirurgicales en présence à l'heure actuelle, en face d’un cancer du col de l’utérus non encore avancé, c’est-à-dire répondant aux titres I et IT de la classification de Genève.

Disons tout de suite, d’une part, que nous comprenons ? ?

bien entendu les cancers endocervicaux dans notre étude et ° LA 1; que, d’autre part, nous ne reprendrons pas l’éternelle discussion des mérites comparés de la physiothérapie et de la chirurgie. Chacune d’elle a encore ses partisans convaincus. Cependant, de plus en plus, l’opinion moyenne des thérapeutes est en faveur d’une association radiochirurgicale. C’est uniquement devant cette position de principe que nous nous placerons. Notre travail a done pour objet (cette association radiochirurgicale étant admise une fois

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pour toutes), d'étudier la place que peut occuper à l’heure actuelle la chirurgie comme complément de la physiothérapie dans le cancer du col.

Cette physiothérapie comprendra d’ailleurs généralement l’association de rayons X et de radium.

La curiethérapie première, chaque fois qu’elle sera possible, ralliera de préférence nos suffrages. Malgré cela, beaucoup de physiothérapeutes préfèrent commencer par une roentgenthérapie avant de poser un radium, et ceci dans des cas bien précis :

1° Devant l’impossibilité de cathétériser aisément le col, n’aimant pas traumatiser ce dernier par des manœuvres trop brutales ;

2° En face d’une dissymétrie du bourgeonnement néoplasique par rapport à la cavité cervicale (les doses de radium n'étant pas égales sur toute la surface du néoplasme).

Presque tous nos malades ont été traités d’emblée par euriethérapie vaginale et intra - cervicale, dont la bonne place fut vérifiée chaque fois radiologiquement au début et en cours de traitement. Les doses de radium ont varié suivant les sujets, mais ont toujours oscillé autour de 70 millicuries détruits au cours d’une application umique. Celle-ci est, en effet, pour les stades I et IL, toujours réalisable à condition qu’elle ait lieu dans certains cas délicats sous anesthésie de base, voire même anesthésie générale.

Nous utilisons volontiers le nesdonal à faible dose qui nous permet alors une application facile, tout en leurrant plus aisément la malade.

Nous allons ici envisager tout d’abord le rôle de la physiothérapie moderne avec ses possibilités, ses résultats, ses limites et ses échecs ; après avoir rapidement jeté les bases anatomo-physiologiques de la chirurgie complémentaire, nous retracerons les principales techniques chirurgicales

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en présence à l’heure actuelle, dont nous discuterons le principe, les avantages et les inconvénients. Enfin, à la lumière de nos observations, nous soumettrons les raisons du choix d’une technique chirurgicale, à notre sens actuellement la plus logique, en face d’un cancer du col de l'utérus non encore cliniquement compliqué.

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