‹ Contribution à l'Étude de la Circulation Intra-HépatiqueChapitre 23 sur 27 · STEINHEIL · texte numérisé non relu

STEINHEIL

LALAUBIE

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De l'étude de nos épreuves radiographiques, il ressort très nettement que l’on ne peut parler d’une indépendance lobaire absolue au point de vue porte et sus-hépatique, et qu'on peut admettre au contraire celte indépendance absolue au point de vue ar tériel et biliaire. En effet, dans toutes les épreuves qui concer nent un des systèmes verneux du foie on voit de façon évidente que la masse injectée a reflué, en plus ou moins grande quantité, dans les lobes opposés à la branche veineuse injectée : au contraire dans les épreuves qui concernent les veisseaux artériels et les voies biliaires, il est facile de se rendre compte que le minium ne s’est répandu que dans les lobes irrigués par la branche choisie pour l'i Lier tion.

Une autre preuve de cette indépendance relative au point de vue veineux, et de cette indépendance absolue au point de vue biliaire tout au moins, — l'indépendance artérielle comportant, comme nous le dirons ultérieurement, AHEUES réserves, — une autre preuve, disions-nous, nous

a été fournie au cours de nos injections.

Chaque fois que nous avons injecté le système porte ou le système sus-hépatique, nous avons toujours vu refluer au cours de l'expérience, le minium par la branche veineuse du côté opposé à la branche injectée. Ce reflux indique bien soit la présence d’anastomoses entre les branches de bifurcation porte et d’origine sus-hépatique, soit la présence de capillaires unissant les terminaisons des gros tronc veineux, capillaires inter-portanx et eapillaires inter-sus-hépatiques.

La première hypothèse, celle d’anastomoses calibrées, entre les branches de bifurcation et d’origine, ne saurait être admise, puisque tous les auteurs ayant étudié la vascularisation intra-hépatique sont unanimes à nier l’exis-

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tence de ces anastomoses. Il faut donc admettre que ce reflux du liquide injecté est produit par le passage à travers des CapHiares d'union entre deux systèmes veineux contigus! 1? éxisténce, {out au moins dans le même lobé, dé capillaires’ entre 165 différentes branches portes étsus: hépatiques c ést bien admise ; toüte la question est donc de savoir, $1 Ces éapillaires existent d'un lobe à l’autre et

peuvent mettre en connexion, de façon relative s “entend,

le foie droit avec le foie gauche. Ce phénomène de reflux ne peut s'expliquer que dé cette façon et c’est ce qui nous

ait conclure à une indépendance très relative des lobes du foie entre eux. Si, sur certaines de no$ épreuves, on : voit le côté non injecté ne’présenter que de rarés et

grèles rameaux, il faut bien se rendre compte que l’on ne peut espérer injecter en totalité et é également le foie par l'intermédiaire de ces capillaires et que le minium que la radiographie révèle dans le côté non injecté est déjà en proportion relativement considérable. S'ilen était autrement, on ne s'expliquerait pas les cas d’atrophie ou de nécrose consécutifs à la ligature d’un vaisseau artériel ou veineux du foie. Au contraire, tout en admettant une dépendance des lobes entre eux, nous nous expliquons très facilement celte atrophie ou cette nécrose du lobe privé de son irrigation sanguine ; la voie capillaire est trop grêle pour établir une suppléance et le lobe qui n’est plus nourri par ses gros vaisseaux s’atrophie ou dégénère.

Au point de vue biliaire nous avons toujours obtenu une indépendance absolue, et jamais l'injection poussée dans une branche du canal hépatique n’a reflué par l’autre. On s'explique d’ailleurs aisément cette indépendance, l’arbre biliaire, voie d’excrétion, n'ayant pas besoin de se

ramifier à à l'infini, comme le système porte, par ‘exemple, chargé de tiger ét du paréñchyme hépatique. Au lieu

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de fournir des réseaux aux mailles multiples etimbriquées : pour baigner toute la pulpe hépatique, les canalicules biliaires n’ont pas besoin de se dicotomiser en masse et . d'anastomoser leurs rameaux pour puiser les matériaux qu'ils doivent éliminer. D'ailleurs, comme l'ont montré MM. Gilbert et Carnot, le foie est avant tout une glande vasculaire sanguine.

. Comme l'indiquent nos radiographies, les rameaux biliaires sont grêles, peu louffus et assez écartés les uns des autres, ils donnent l’aspect d'un arbre mort ou tout au moins dépouillé de ses feuilles, alors que les rameaux portes donnent au contraire l'impression d'un arbre en pleine frondaison dont tous les bourgeons se touchent et s’entrelacent.

Pour l'artère hépatique, nous avons observé que, si on obtenait des radiographies indiquant une indépendance absolue, 1l y avait néanmoins ce phénomène curieux qu'en injectant une des branches de bifurcation, on voyait parfois le minium refluer par la branche du côté opposé. Ainsi, même dans la radiographie que nous reproduisons d’une artère coronaire stomachique se rendant à la por-

tion postérieure du lobe gauche, nous avons vu le minium refluer par l'artère hépatique, ce qui nécessite bien l'existence d’'anastomoses, soit calibrées, soit capillaires. entre les deux vaisseaux. Nous pensons que la seule explication à donner de ce phénomène, c'est que les rameaux anastomotiques entre les deux branches de bifur-

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